LES DEMONS DE LA HAINE ACTIVENT LA VIOLENCE CONTRE LA VOLONTE DU PEUPLE POUR LE VOTE REFERENDAIRE

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Bangui, le 01 aout 23

La langue de Molière n’a pas encore trouvé un adjectif approprié pour qualifier les événements qui se produisent en République centrafricaine après la victoire à la Pyrrhus remportée par des groupes armés qui s’est soldée par la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation à Bangui entre le gouvernement et ces criminels. Malgré tout, les ennemis de la paix continuent de dévoiler leur agenda caché en endeuillant les pauvres populations dans nos provinces.

Depuis le déclenchement de cette crise par la création de la milice Séléka dans la partie septentrionale du pays en décembre 2012 ayant entraîné la chute du régime Bozizé en mars 2013, le tableau panoramique du pays de Boganda est très sombre : massacres des populations, pillage des ressources naturelles du pays par ces mercenaires et bandits de grand chemin avec la bénédiction des puissances occidentales, les incendies des maisons et villages entiers, le déplacement des populations à l’intérieur et l’extérieur du pays. Cette situation  a occasionné des pertes en vie humaine et de nombreux dégâts matériels ceci sous l’indifférence du Conseil de Sécurité des Nations-Unies qui continue d’imposer l’embargo sur les armes, minutions et autres matériels de guerre à destination de la RCA.

Le pays est devenu de nos jours, la risée de la communauté internationale qui pourtant, injecte des sommes importantes pour le redressement économique. Malheureusement, ces partenaires ne parviennent pas à aider le pays à mettre un terme aux massacres et autres violations des droits de l’Homme. Les groupes armés continuent de se moquer des populations. Les recommandations et les résolutions de Khartoum ne servent pas de base pour la sortie de cette longue crise.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que les rebelles issus de l’ex-coalition Séléka sont toujours en quête du pouvoir perdu lors des pourparlers de N’Djamena où le manipulateur des Centrafricains, le défunt Idriss Deby Itno avait obligé Djotodia à démissionner du pouvoir.

Aujourd’hui, tout le monde sait que les Centrafricains dans leur résilience absolue, ont accepté de partager le pouvoir avec les bandits de grands chemins afin que la paix revienne dans le pays. Malheureusement, les résultats sur le terrain, ne sont pas favorables à la quiétude des populations civiles.

En toute conscience, on sait que la manipulation des groupes armés dans ce pays est liée à la porosité des frontières où les armes et minutions de guerre franchissent chaque jour faisant du DDRR, une simple fiction.  Malheureusement, chaque fois que la question sur la levée de l’’embargo est évoquée, une fausse histoire est montée de toutes pièces pour distraire les consciences des Centrafricains, la vidéo en circulation dans les réseaux sociaux n’est qu’une illustration qui vise à discréditer les FACA et par extension le régime de Bangui.

Que font ces criminels dans ce pays ? Telle est la question que l’on se pose de nos jours. Depuis quelques décennies, les rebelles qui s’opposaient au régime du Soudan et du Tchad, ont transité en RCA tout en bénéficiant des statuts d’apatrides et des réfugiés tandis que des enfants nouvellement nés, bénéficient de la nationalité. Une bonne partie face à leur besoin s’est lancée dans des pratiques illicites telles les phénomènes «Zaraguinas » et coupeurs de route puis après des rébellions qui érigent des barrières illégales, occupent les zones minières et exploitent des minerais en bénéficiant de l’appui des mercenaires de l’étranger pour réussir à déstabiliser les régimes en Centrafrique.

Le gouvernement dans sa mission régalienne n’a pas eu tort d’acheter la paix chez nos ennemis  d’hier. Les mauvais comptes de violer la constitution pour satisfaire les appétits des bandits de grand chemin, font de nos jours des bons comptes pour ceux qui alimentent cette guerre. Rien ne peut justifier la multiplication des groupes armés sur le sol centrafricain à l’heure où, la mobilisation de la communauté internationale se fait ressentir.

Dans un passé récent, un dialogue a été organisé sur l’initiative du président de la République dans le but de faire taire les querelles stériles et envisager un avenir meilleur. Cependant, les démons de la haine étant ressuscité dans les cœurs des ennemis, les violences se font encore enregistrées dans certaines parties du territoire national.

@Louis Béchégo

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