Centrafrique : Le gouvernement plus que jamais déterminé à ne plus dialoguer avec les mercenaires et sanguinaires de la CPC

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Bangui, le 03 mars 21

Le retour définitif de la paix en RCA reste et demeure au cœur des grands débats tant au niveau national qu’international. A en croire certains observateurs avérés de la vie politique centrafricaine, la résolution de la crise centrafricaine ne peut se faire sans passer par un dialogue inter centrafricain. Mais cette fois-ci,  ce dialogue sera purement Républicain.

On sait que le président Touadéra depuis sa prise de fonction a toujours prôné le dialogue, car l’homme par essence est un être social et sociable. Social parce que cet animal supérieur naît dans un milieu bien déterminé qui va le façonner tant soit peu. Sociable, parce que cet homme qui nous vient par pure grâce est appelé à vivre en harmonie avec ses semblables car, l’homme est toujours, un autre moi-même. Et pour y parvenir à cet équilibre humanitaire, il faut toujours s’asseoir autour d’une table pour résoudre pacifiquement les maux qui peuvent miner la société.

Nul doute que le président Touadéra est le seul et l’unique pacifique de tous les présidents qui se sont succédé à la tête de la nation centrafricaine après Barthélémy Boganda, père fondateur de ce pays. Avec sa politique de la «main tendue » qui s’ouvre sur le développement, il a toujours prôné le dialogue  avec ses concitoyens dans toutes ses actions. C’est ce qui a valu la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) paraphé à Khartoum le 5 février et finalement signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés qui écumaient ce pays. Ledit accord avait  permis au gouvernement de réduire la puissance de frappe des groupes armés sur le terrain puisque certains de leurs éléments étaient incorporés au sein des FACA et des FSI.

Il n’est un secret pour personne qu’après la signature de cet accord, beaucoup de groupes armés ont cessé les hostilités et ont même favorisé l’opération du DDRR dans certaines zones pilotes du pays. A ce jour, bon nombre des groupes armés signataires de l’APPR sont désarmés : «La main tendue du président Touadéra était considérée comme un signe de faiblesse par certains groupes armés signataires de l’APPR et la coalition des patriotes pour le changement. C’est ce qui les a poussés à appeler au boycott du scrutin du 27 décembre 2020. Ce plan machiavélique a perturbé la tranquillité du peuple centrafricain jusqu’à ce jour. Heureusement, le gouvernement n’a pas cédé. Il doit rester dans cette logique. La neutralisation des groupes armés s’impose avant tout éventuel dialogue. Même s’il est question de dialoguer, ce ne sera plus question de partage du pouvoir avec les ennemis de la paix car, cela va à contre-courant avec la constitution du 30 mars 2016. Les Centrafricains en n’ont bu assez et sont déterminés à respecter les institutions du pays plus jamais ça. Des fora et multiples dialogues ont eu lieu dans ce pays, mais c’est toujours un éternel recommencement. Le peuple en a marre. Il est temps de tourner la page sombre de cette histoire. Et le président Touadéra en tant que garant des institutions est le mieux placé pour résoudre cette crise à partir de sa racine, car tous les Présidents qui se sont succédé n’ont jamais touché du doigt le nœud du problème des crises de ce pays», a affirmé un leader de la société civile et membre de l’observatoire de la ligue centrafricaine des droits de l’homme en Centrafrique.

Contre toute éventualité, le pouvoir de Bangui dans le souci de garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national n’est plus prêt à dialoguer avec les ennemis de la paix. Il est important de noter que le président Touadéra a déjà retiré sa main tendue qui a été à plusieurs fois tordue par les ennemis de la paix. C’est dans cette optique qu’il avait déclaré que «le pays est en guerre et les ennemis de la paix sont bien connus. Nous devrons les traduire devant la justice pour qu’ils répondent de leurs actes. Comment imaginer que ceux qui réclament le dialogue continuent de semer la terreur sur la paisible population civile ? C’est inadmissible, voire illogique. Nous allons les pourchasser dans leur terrière, et le dialogue viendra après avec les vrais fils du pays qui ont le souci de leur pays. Pour le moment, la solution militaire prime, les Centrafricains doivent compter sur les Forces de Défenses et de Sécurités et leurs alliés qui sont en train de faire un travail remarquable sur le terrain. Tous ceux qui, de loin ou de prêt sont de connivence avec la CPC et ses alliés vont répondre de leurs actes devant la justice», a-t-il précisé dans un récent discours à la nation centrafricaine. Personne ne peut dire le contraire, depuis que le président Touadéra c’était inscrit en chef de guerre, le pays est sous contrôle.

Le dialogue n’est pas proscrit dans la logique du régime en place, mais cette fois-ci le peuple a besoin d’un dialogue sincère et non ceux des hypocrites qui ont toujours eu lieu dans le passé et que tout le monde connait la suite. Pendant son deuxième quinquennat, le président Touadéra sera appelé à faire de son mieux pour libérer le pays. Et pour se faire, les mercenaires étrangers doivent être rapatriés et tous les fils du pays qui ont pris les armes doivent les déposer sans condition afin de favoriser la stabilisation du pays. Il est temps de planter les jalons du développement de ce pays.

@JLG, 

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