CENTRAFRIQUE : THIERRY KAMACH, « LA CENTRAFRIQUE ATTEND BEAUCOUP DU FONDS BLEU POUR LE CLIMAT »

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    Bangui, le 29 avr. 18

    Thierry Kamach, Ministre de l’Environnent et Développement durable de la République centrafricaine.

    Comme plusieurs autres ministres des pays membres de la Commission Climat du Bassin du Congo, le Ministre centrafricain de l’Environnement et Développement durable, Thierry Kamach a effectué le déplacement de Brazzaville. Dans une interview exclusive accordée à Environews lors du segment ministériel, ce vendredi 27 avril, le représentant de la République Centrafricaine a souligné que tous les pays de la sous-région ont un même problématique et qu’ils ont besoin des financements pour favoriser le développement économiques et améliorer les conditions de vie de leurs populations.

    Thierry Kamach, Ministre de l’Environnent et Développement durable de la République centrafricaine.

    Confrontée à des multiples difficultés, la Centrafrique a des besoins incommensurables au regard de défis à relever dans le secteur de l’environnement. « Nous avons l’urgence d’arrêter la déforestation, la dégradation du sol, bref les besoins sont incommensurables », a-t-il souligné.

    Pour le Ministre centrafricain,  il est urgent de rendre opérationnel le Fonds bleu, l’outil de financement par excellence de différents projets en vue d’arriver à atteindre un certain développement durable dans la sous-région. Toutefois, il reste convaincu quant à l’avenir de de ce Fonds ambitieux. « Le Fonds bleu pour le Climat est un mécanisme pyramidal. C’est un Fonds qui va permettre un suivi plus concerté. Je suis persuadé que les choses iront dans le sens de venir en aide à chaque Etat par des projets déterminés et financés », a-t-il rassuré.

    La RCA est un pays membre de la Commission Climat du Bassin du Congo. A ce titre, ce pays déchiré par les conflits ethniques attend beaucoup de cette commission créé lors de la COP 22 à Marrakech. La Centrafrique attend tirer pleinement profit de toutes les initiatives mises en place dans le cadre de cette Commission. « Contrairement à la Comifac qui est financée  totalement  par les cotisations des Etats, la Commission Climat du Bassin du Congo va avoir une aide extérieure des partenaires. Nous avons pris des dispositions pour que la commission soit ouverte aux financements de partenaires comme WWF et autres, qui sont prêts à y participer », a-t-il précisé.

    Thierry Kamach reste optimiste quant à l’avenir de cette Commission dont les pays membres regorgent des ressources naturelles notamment les tourbières récemment découvertes dans la Cuvette centrale, et  dont le rôle dans la régulation du climat mondial n’est plus à démontré.

    Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

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