Centrafrique : Les leaders de l’opposition doivent penser à la population que de s’exciter pour leurs intérêts inouïs

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Bangui, le 06 octobre 21

La politique en République Centrafricaine se pratique juste pour une taille place pour la vie, celle d’en bénéficier d’une vie luxueuse avec toute sa famille et sa génération future. Il suffit de faire le tour de tous les leaders politiques centrafricains pour comprendre que celui qui n’avance pas, disons, qui n’arrive pas à bénéficier d’une vie aisée à travers ses diverses occupations professionnelles, il se tourne rapidement dans la politique afin de trouver son gagne-pain. C’est la cause du malheur de ce pays que le feu Barthelemy Boganda nous a légué il y’a de cela plusieurs années.

Suite aux diverses crises militaro-politiques que le pays a eu à traverser, tout le monde dit clairement que le dialogue n’a jamais donné la paix dans ce pays. C’est pour dire qu’un dialogue terminé et les gâteaux ministériels partagés aux participants, notamment les leaders politiques, ceux de la société civile et les rebelles on reprend les mêmes choses. Dans ce cas, il fallait juste se plier dès le départ et dialoguer ! Non !

Donc, tous les Centrafricains qui ont trouvé la mort n’auront pour la patrie ont vainement servi. L’on ne peut vouloir une chose et son contraire, conformément au principe philosophique et républicain. Quel est donc le sens de la RUPTURE ou de PLUS JAMAIS ! Avec plusieurs dialogues qui ont eu lieu dans ce pays, il semble que nous perdons le temps fou dans des futilités avec des personnes et compatriotes qui ont délibérément choisi la voix de la violence, du chaos et de la défiance de l’Etat au lieu de s’occuper de cette population silencieuse qui croupit dans la misère, qui ne demande que de vivre en paix et avoir le minimum pour une vie digne.

Les statistiques sont claires: plus de 13 accords de paix et dialogue avec les différentes rebellions ou partis politiques (avec toujours les mêmes acteurs) et 13 autres missions internationales sur le sol de Boganda pour maintenir la Paix. Curieusement aujourd’hui cette paix continue d’être recherchée à travers le monde précisément en Italie pour une énième fois, alors que le peuple Centrafricain n’accepte pas cette démarche.

Finalement l’on est en droit de se demander d’où viendra la Paix ? Après de longues réflexions il m’est apparu judicieux de croire et de penser que la paix ne saura revenir définitivement dans notre pays. Ce n’est nullement du pessimisme mais du réalisme. Et ceci, pour deux raisons fondamentales. La première est que nous recherchons la paix toujours à travers le dialogue ou des Foras. Tout en oubliant que dialogue impose des préliminaires simples que sont la volonté d’arriver à une solution commune ou à un accord arrangé; et la bonne intention d’aboutir à la paix.

Or il est clair que le président Touadéra a initié ce dialogue pour répondre aux vœux de son peuple et non de se soumettre aux exigences d’une communauté internationale assoiffée de justifier sa présence et ses dépenses en RCA. Pourtant, le peuple Centrafricain n’avait plus besoin d’aller à un quelconque dialogue face à des challengers visiblement de mauvaise foi qui ne visaient que le pouvoir. Il est inconcevable de voir des partis politiques complices de rébellion où les rebelles de la CPC et leurs complices, où il est question d’entamer des actions et poursuites judiciaires à leur encontre. Bonjour la logique !

D’un autre côté, les leaders de partis politiques trouvent comme issue de secours et outils de faire plier le régime de Bangui à travers ce dialogue. Enfin il m’apparaît de toute évidence que le peuple n’est aucunement la priorité de nos leaders ni dans ce dialogue ni dans leurs actions. La question simple: qu’est-ce que ce dialogue apportera au peuple lambda de Centrafrique ? Vous vous accorderez avec nous que rien du tout.

En Centrafrique nous sommes incroyablement incrédules et têtus. On s’emploie depuis de dizaines d’années à reprendre les mêmes méthodes les mêmes techniques et les mêmes stratégies pour obtenir les mêmes résultats: le néant. Entre le DDRR, la Réconciliation, le Gouvernement d’union nationale, le dialogue rien n’a jamais changé. Mêmes les acteurs n’ont pas changé.

@JLG

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