Centrafrique : Les couacs de la mise en œuvre de l’Accord de paix voulus par les opposants au régime de Touadéra

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Bangui, le 06 mars 19 

L’évolution de la situation politique en Centrafrique passe au fur et à mesure, à une vitesse supérieure. Tout cela change de rythme ces derniers temps avec la mise en place du nouveau gouvernement d’après-Khartoum.

En effet, le Président de la République Faustin-Archange Touadéra sur proposition de son Premier Ministre Firmin Ngrébada, après consultation des différentes parties prenantes aux pourparlers de Khartoum, a rendu public un gouvernement d’union nationale.

Ce gouvernement contre toute attente, fait l’objet de contestation de la part de certains groupes armés (FDPC, MPC et RPRC) qui se proposent de se retirer de l’Accord de paix signé.

Ces protestations qui se sont soldées par des incidents enregistrés dans les provinces, ont été accompagnées d’une part de la démission du gouvernement, de certains ministres qui sont issus des partis politiques. Nous voulons mettre en exergue le cas de Bertin BEA du KNK et l’URCA d’Anicet Georges Dologuélé qui, dans des communiqués rendus publics, ont informé l’opinion nationale et internationale de la non-participation de leurs représentants dans ce gouvernement.

Néanmoins, l’esprit de perturbation du régime de Touadéra n’est pas à épargner de la part de ceux-là qui sont toujours hostiles à son pouvoir. Pourquoi donc s’opposer à un régime démocratique dont les auteurs n’ont que la seule contrariété de conduire Touadéra dans le flou dans sa gouvernance pour ainsi le rendre impopulaire d’ici la fin de son premier mandat ?

Ce qui cache ces séries de démission en cascade de certains ministres, c’est l’intérêt politique et égoïste qui n’a aucune attirance aux exigences du peuple centrafricain qui est d’ailleurs l’éternel martyr de ses combats politiques politiciennes.

Prenant par exemple le cas de l’URCA de Dologuélé qui fait partie des fiancés politiques de l’opposition qui ne cachent toujours pas ses intentions de voir tomber le régime de Bangui. A moindre chose, certains leaders politiques tels que : Tiangaye, Mboligoumba, Bendounga, Dologuélé, associés avec certains groupes armés (FPRC, MPC, FDPC…) voire des membres de la Société civile, braillent pour la démission du président Touadéra et son gouvernement. Ce dont ils réclament parfois sont des frivolités politiques qui visent à « batailler » le simple plaisir et la pure méchanceté.

En politique, il faut savoir mener la lutte non pas pour détruire atrocement le régime de celui lequel on ne veut pas de sa tête, mais lutter tout en défendant l’intérêt suprême du peuple, rien que son intérêt.

L’urgence de l’heure, c’est la paix, la sécurité et la cohésion sociale. En quoi, les revendications politiques de ceux qui retirent leurs représentants de l’actuel gouvernement sont profitables aux centrafricains ?

Ce que tout le monde attendait, c’est ce gouvernement inclusif après l’accord de paix signé. Chaque entité s’y retrouve même si certains opposants politiques s’y opposent. Dans toutes ces tractations vides de sens, le peuple centrafricain n’a que le seul souhait d’assister à l’œuvre du gouvernement que dirige le PM Ngrébada.

Les balises d’une véritable reconstruction nationale sont déjà lancées et qu’il est temps pour les « politicards » de prendre leur mal en patience. Les efforts engagés pour le relèvement du pays sont à soutenir par toutes les couches sociales. Si les opposants politiques s’emploient dans une démarche qui vise à mettre le pays sous la coupe réglée, il est clair qu’ils s’inscrivent déjà dans une logique de destitution des Institutions Républicaines laquelle, la justice est appelée à prendre sa pleine responsabilité.

Herman THEMONA,

 

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