Centrafrique : Célébration de la Journée Mondiale de la Santé édition 2018, sous le thème « Couverture santé universelle pour tous et partout »

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Bangui, le 11 avril 1

 Le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fait une déclaration à la presse le samedi dernier 06 Avril 2018, dans le siège de son institution à Bangui. Il était assisté au cours de cette déclaration par  le Docteur Pierre SOMSE Ministre de la Santé Publique et de la Population.

Ci-dessus in-extenso un extrait de ce message qui a été prononcé par le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) Sévérin Xylander « Aujourd’hui nous célébrons la Journée Mondiale de la Santé sous le thème « Couverture santé universelle : pour tous et partout. Ceci est un engagement  pour nous tous. Ce 7 Avril 2018 marque aussi le 70e anniversaire de la Fondation de l’Organisation Mondiale de la Santé ainsi que le 40e anniversaire de la Déclaration d’Alma Ata, de 1978, qui appelait à la santé pour tous en l’an 2000. La santé pour tous et partout est un renouvellement des engagements que les Etats Membres avaient pris et en 1948 et 1978. Comme l’a rappelé le Directeur général de l’OMS, le Docteur Tedros Adhanom Gbebrejesus, dans son message à tout le personnel : Les mères et pères fondateurs de l’OMS étaient convaincus que la santé était un droit humain, c’est-à-dire un droit de tous et pas de quelques privilégiés seulement. Le droit à la santé est inscrit dans notre constitution.

Poursuivant  le Dr Xylander  affirme «  Même si la santé pour tous et partout n’est pas encore une réalité, des avancées majeures ont été enregistrées en matière de santé et de technologies sanitaires au cours des 70 dernières années. Permettez-moi de citer ici le message du Dr Matshido Moeti , Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, a l’occasion de la journée Mondiale de la santé 2018 « On ne peut citer « On peut citer par exemple la mise au point de médicaments d’importance vitale pour traiter des maladies comme le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme, l’Hypertension artérielle et le diabète. Ces avancées, qui ont permis d’améliorer l’état de santé des populations dans la région africaine, étaient adossées sur des stratégies telles que la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide afin de prévenir le paludisme et la vaccination y compris celle contre l’infection invasive à pneumocoque qui cause des pneumonies, cette infection des poumons qui tue tant d’enfants de moins de cinq ans. Je cite encore : l’accès aux traitements et aux services essentiels s’est amélioré. Pour la première fois, plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH en Afrique (14 millions) ont accès à un traitement anti-VIH qui leur sauve la vie. Le nombre de nouveaux cas de paludisme a baissé de 20% et la mortalité lié au paludisme a régressé de 37% entre 2010 et 2016. De plus, en 2016, la vaccination a protégé prés de deux tiers des enfants du continent contre le risque de contracter une pneumonie et une méningite, alors que seulement 3% des enfants étaient immunisés contre ces maladies en 2010. En 2012 l’Afrique comptait plus de 50% des cas de poliomyélites notifiés dans le monde. La bonne nouvelle est que depuis aout 2016, la Région n’a plus enregistré le moindre cas d’infection par le poliovirus sauvage ». Toutefois le Représentant de l’OMS  n’a pas manqué de tabler sur les urgences de l’heure « Beaucoup reste à faire pour enrayer la forte expansion des maladies non transmissibles et surmonter de nouvelles menaces telles que les épidémies émergentes et réémergences telles que la maladie à virus Ebola, le choléra ou la variole du singe. Il convient aussi de relever le défi posé par la résistance aux antimicrobiens et les médicaments contrefaits » a-t-il-souligné. Notons de passage, que chaque année le 07 Avril, la communauté internationale  commémore la Journée Mondiale de la santé et cette année le thème de ladite Journée est intitulé « Couverture santé universelle : pour tous et partout » Mais ce qui est  dommage, la RCA va encore une fois de plus commémorer cette journée en différée.

Alfred MBOLI,

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