Centrafrique : Affaire de coup d’Etat manqué en Guinée équatoriale Sany Yalo dément les accusations

0

Bangui, le 20 janv.-18

Le président du Conseil d’Administration du Bureau d’Affaitement  Routier Centrafricain (BARC), M. Sany Yalo, était face à la presse le mercredi 17 janvier dernier à l’hôtel Ledger Plazza. Le but de cette rencontre est de présenter aux professionnels des médias la situation du BARC et son innocence dans le coup d’état déjoué en Guinée Equatoriale.

Selon le président du Conseil d’administration du BARC, les rumeurs qui circulent ces derniers temps laissent croire qu’il serait impliqué dans le coup-d’état déjoué en Guinée Equatoriale. Il est même accusé  d’être le parrain de cette tentative échouée du putch. Il souligne que certes Dada Yalo est son cadet. Il est l’aîné de la famille et Dada Yalo est le dernier. Le putschiste a quitté la RCA depuis neuf ans pour une formation militaire au Tchad. Durant toute cette période il n’est pas revenu en Centrafrique. Même si nous n’avons aucun problème, lui et moi ne nous parlons pas toutes les fois. Il a terminé sa formation depuis et devait revenir au pays mais malheureusement, il a décidé de gérer son destin. Et récemment, j’ai été informé que mon frère à quitté la France pour le Cameroun.

Il voulait savoir ce qui l’intéressait au Cameroun. C’est ainsi qu’il a été surpris des préparatifs du complot visant à déstabiliser le pouvoir du président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. L’orateur a précisé qu’il n’a pas hésité de dénoncer cette mauvaise pratique. Car lui-même a vécu les conséquences néfastes des coups d’états dans son pays et qu’il ne supporte pas voir d’autres en subir. Ainsi il a personnellement alerté les services de renseignements équato-guinéens, camerounais et les autorités centrafricaines en leur fournissant les informations nécessaires en sa possession. Pour M Sani Yalo sa famille et celle de Teodoro Obiang Nguema Mbassogo sont très liées et cela depuis 1990.

Il souligne : « Je ne suis pas Equato–guinéen, je suis Centrafricain. Qu’est-ce que j’ai à me mêler des affaires de la Guinée Equatoriale en finançant des mercenaires avec les fonds du BARC ? Le BARC a-t-il les moyens de financer un coup d’État en Guinée Equatoriale? Je ne suis ni de près ni de loin impliqué dans le coup d’État en Guinée Équatoriale. Les enquêtes sont ouvertes, elles seules vont apporter la lumière sur les faits. Je suis très disposé à me rendre utile en cas d’interpellation judiciaire. J’ai la conscience tranquille. Dans l’affaire Zongo Oil, la justice m’a fait appelle et j’étais venu de moi-même. Je ne pourrai jamais me soustraire de la justice. Tout, porte à croire que c’est moi qui fais la pluie et le beau temps en Centrafrique. Que ceux-là me laissent vivre et jouir de la vie » a-t-il ajouté.

En s’exprimant sur les risques que court son frère Dada Yalo, le PCA du BARC rappelle le dicton : « les conséquences corrigent mieux que les conseils. Je ne peux rien faire pour mon frère Dada Yalo car il  a choisi son chemin, il doit l’assumer ».

Sur les accusations de la « gestion scabreuse » du BARC, Sani Yalo signifie que les auteurs de ces mauvaises propagandes sont ceux qui ont voulu conduire cette institution à la faillite. Dès sa prise de fonction, il a stoppé tous détournements de fonds et cela lui vaut les attaques médiatiques tous azimuts. Le secteur du transport est névralgique. Car dans le passé chacun faisait ce qu’il voulait. Selon lui, il ne voulait pas se servir de sa responsabilité pour marcher sur les autres mais pour apporter un réaménagement dont la transparence. Il a procédé à la vérification des diplômes des employés et s’est rendu compte qu’il y avait trop de faux diplômes. Il a lancé un avis pour le recrutement d’un Directeur Général. Pour éviter la dictature dans cette institution, une Assemblée Générale a été organisée avec tous les actionnaires du BARC.

Selon le PCA, les gens veulent toujours marcher sur le droit alors que le droit est instauré pour tout le monde. Dans le passé, l’Eco-Bank a financé dix camions à valeur de 1,5 milliards. Mais les bénéficiaires n’ont pas voulu rembourser. Sur dix, cinq sont conscients et versent quelque chose au BARC pour voir dans la mesure du possible comment rembourser. Les cinq autres étant très durs d’oreille, ont été convoqués et sur décision de la justice les camions ont été saisis et parqués au BARC. Ce qui a été à l’origine de discrédit sur la personne que je suis, a souligné le président. Il ajoute qu’il est devenu mauvais pour certains, juste par ce qu’il est très vigilant. L’argent du BARC doit être utilisé dans la transparence. Et pour prouver qu’un travail sérieux est en train de se faire au niveau du BARC, j’ai décidé de lancer le projet de réhabilitation et ce sera décidé lors de la prochaine Assemblée Générale prévue au mois de mars prochain. La gestion des fonds ne relève pas de la compétence du président car le BARC est une institution. De ce fait, les allégations portées contre la personne que je suis ne sont pas fondées, a souligné  Sany-Yalo.

Le Potentiel centrafricain,

 

LAISSER UN COMMENTAIRE