Centrafrique : Bambari ville sans arme, Quand les habitants tablent encore sur le désarmement des groupes armés

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Bangui, le 05 janv.-18

A Bambari préfecture de la Ouaka, il ne se passe pas une seule nuit sans que les détonations des armes de guerre crépitent et mettent la population dans une situation de désarroi et de peur au ventre.
Il faut dire que, certains éléments des groupes armés en l’occurrence les Anti-balaka et Ex Seleka du FPRC contrôlent la quasi-totalité de la ville de Bambari et ses environs et pillent la paisible population de cette partie du pays et ce, sous la barbe des forces internationales onusienne  de la MINUSCA.
En effet, selon les témoignages de quelques résidents de la circonscription administrative de Bambari que nous avons contactés qui préfèrent l’anonymat, ces derniers  nous ont  réaffirmés avec perspicacité la présence des groupes armés dans les différentes zones et les villages de cette agglomération  située au centre du pays. Il faut noter que ces groupes armés  érigent des barrières illicites surtout à la longueur de la journée a l’entrée et à la sortie de chaque localité de cette circonscription et perçoivent les taxes fiscales impôts, douanes en lieu et place des services de l’État qui n’existent pas. Partant de ce fait, la spirale en effet se resserre toujours autour de la problématique du désarmement et démobilisation des éléments des groupes armés FPRC de Nouredine Adam et d’autres qui ont Confisqué les ressources du pays qui devaient en principe servir pour juguler les dépenses et charges  régalienne de l’État. Ce qu’il faut retenir, les habitants de Bambari et des contrées tablent encore sur le désarmement et démobilisation des groupes armés. Certains n’hésitent pas  a dénoncé le mutisme du gouvernement et l’urgence de déploiement des Forces armées centrafricaines sur l’ensemble du territoire et en particulier dans la localité de Bambari afin de booster hors de cette ville ces hors la loi.
Rappelons  qu’au moment où nous mettons sous presse cet article, 14 préfectures sur les 16 que comptent la République Centrafricaine vivent sous influence des groupes armés.
Alfred M’boli

 

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