L’ACCAPAREMENT DES ELITES FAVORISE LA « POLITIQUE DE CONCESSION » QUI A FRAGILISE DANS UN PASSE RECENT LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Bangui, le 07 févr.-24

Pendant plusieurs années, avant l’arrivée du Président Faustin Archange Touadéra au pouvoir, l’autorité politique de la République centrafricaine a été caractérisée par une « politique de concession », dans laquelle, l’accès aux ressources naturelles était contrôlé par une poignée d’élites nommées par l’autorité centralisée.

Les permis d’exploitation pour l’utilisation des ressources naturelles étaient souvent accordés sans contrepartie économique. Au contraire, ils étaient, en quelque sorte, échangés contre des rentes qui  servaient à alimenter les réseaux de patronage et à se maintenir au pouvoir. Sous la diligence éclairée du Président Touadéra, les licences d’exploration et les permis d’exploitation minière sont désormais proposés par le Ministère des Mines et de la géologie et doivent être approuvés par l’Assemblée nationale.

Toutefois, des réseaux mafieux se créent avec la complicité soit de certaines personnalités mal famées, soit sous l’influence des groupes armés qui se sont implantés d’autorité sur les sites miniers comme les éléments de l’UPC et de la CPC. Le contrôle sur les ressources et le maintien des privilèges favorisent l’accaparement et le pillage des produits miniers, la fragilité économique ainsi qu’un climat de méfiance et de suspicion entre le public et les dirigeants politiques.

Le Président Faustin Archange Touadéra a fait un sacrifice louable et audacieux en décidant de négocier avec les groupes armés et de signer avec eux l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR) car, la paix n’a pas de prix. Cette situation frisait le sentiment d’impunité en faveur des milices et groupes rebelles qui ont mis en place un système pour affaiblir les institutions, violer les droits de propriété et imposer des mécanismes de racket et de prédation. Profitant de l’accord de paix qui était principalement conçu pour assurer la stabilité à court terme et prévenir la rébellion, ces groupes armés ont procédé, avec la complicité de certains hommes politiques de l’opposition, à un recyclage des élites qui continuent d’écumer une partie du territoire.

Cette nouvelle ère politique, qui se veut des institutions fortes avec un leadership averti sous le Président Touadéra, ne devra jamais être affectée par l’accaparement des élites qui ne cherchent que leurs profits au détriment de la nation centrafricaine. La lutte contre l’impunité et la corruption ne doit plus rester qu’au niveau des intentions, mais bien plus dans les actes que pose le gouvernement.

@JLG

 

 

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