Centrafrique : Le DG de Palme d’Or Raed Hariri parle de l’optimisation de l’économie nationale et compte sur les prêts financiers des partenaires

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Bangui, le 20 septembre 21

« Le combat pour la fin de la faim en RCA » dans lequel s’est lancé le Directeur général de la société Palme d’Or, Raed Hariri, il y a environ deux ans commence à porter ses fruits. C’est dans le but d’attirer l’attention des partenaires sur les grandes réalisations menées sur le site de production et de transformation de Palme d’Or dans la Commune de Lèssè dans la Lobaye, que le DG Raed Hariri a conduit une équipe sur ledit site dans la journée du 18 septembre 2021. L’équipe est composée du staff de Palme d’Or, du ministère en charge du Développement rural, des représentants de la BPMC et BSIC, sans  oublier la rédaction de lepotentielcentrafricain.com.

Sur les lieux, on est émerveillé par un gigantesque espace de 1000 hectares aménagés dont seulement 5000 milles qui sont exploités avec la production sur 3256 hectares. Avec une plantation de palmier de 1 à 84 blocs, la société Palme d’Or dispose de deux usines dont seulement une usine fonctionne avec une production de 4000 tonnes par an, alors que la société projette de faire au-delà si sa nouvelle usine venait à s’installer pour la transformation des produits.

Avec un investissement de 30 millions mensuels de main d’œuvre locale, Palme d’Or mise sur le développement de l’exploitation villageoise, l’auto-prise en charge et la construction des infrastructures sociales de base au profit de la population : « Notre objectif premier est de satisfaire nos populations locales. C’est le social que notre politique commerciale trouve son sens. On ne peut croire à l’émergence d’une nation si on n’est en marge de sa population », a témoigné le Directeur Général.

En effet, dans son ambition d’améliorer le climat d’échange des secteurs publics/privés, Palme d’Or à travers son Directeur Général Raed HARIRI a procédé à plusieurs plaidoyers auprès des membres du gouvernement et des partenaires au développement quant à dupliquer les exemples entrepris sur les méthodes d’amélioration des productions agricoles, plus précisément le maïs et le palmier à huile. Cette méthode va permettre effectivement à la RCA de compter beaucoup plus sur son économie propre avec l’exportation que d’importer les produits.

A en croire le DG Raed Hariri, la mécanisation de  l’agriculture est possible grâce à l’utilisation des engins modernes dont des tracteurs agricoles en vue d’augmenter les espaces culturales; Organiser les acteurs ruraux des sociétés coopératives; Doter les agriculteurs de bonnes semences dans l’optique d’augmenter la productivité, car selon lui ” Toute bonne culture commence forcement par la bonne semence…Comme vous avez eu à constater, c’est pour témoigner de l’ampleur des investissements  au niveau du pal d’or. Au moment où nous avons effectué ce déplacement, la société est bloquée à cause justement de la lenteur bureaucratie qui ne dit pas son nom », Dira le DG Hariri qui a soutenu qu’avec l’absence des DG des banques de la place qui devraient effectuer le déplacement de terrain sur le site de Palme d’Or, leurs représentants ont constaté les réalisations, les négociations sont en cours concernant les prêts sollicités depuis presque un an pour finaliser la partie transformation. C’est-à-dire que les champs sont là avec plus de 3256 hectares de palmier et aujourd’hui les productions qui seront récoltées il faut qu’ils soient transformés.

Et justement pour que la transformation y soit une réalité, il faut  que les banques de la place, les bailleurs de fonds puissent accompagner palme d’or qui sollicite juste un prêt : « on ne demande pas une aide mais un prêt juste pour finaliser l’installation d’une nouvelle usine qui sera bénéfique à la RCA. Le pays dispose des potentialités qu’il faudrait mettre en valeur. On ne peut pas continuer à tendre la main à l’extérieur ou même aller à concurrence loyale si nos sociétés locales ne disposent pas d’une bonne santé financière et matérielle capable de couvrir toute l’étendue du territoire national. Mais pour y parvenir nos institutions bancaires devraient avoir un œil de partenariat par l’octroi des prêts », A déclaré le DG Hariri tout en soulignant qu’aujourd’hui, si l’usine venait à se mettre sur pied, elle est capable d’absorber la production de palme d’or mais aussi de consommer une production venant d’une production de plus de 5000 hectares. C’est-à-dire, la société palme d’or est en train d’offrir une  plateforme sur laquelle certains investisseurs vont se baser pour évoluer dans le secteur de palmier à huile. Autrement dit, quelqu’un peut produire, transformer et passer à l’étape de commercialisation à moindre coût.

C’est un concept qui est très essentiel et qui doit être encouragé par tous les Centrafricains et surtout par les autorités du pays. On sait que le PM Henri-Marie Dondra a effectué une visite sur le site de Palme d’or il y’a peu de temps. Pour le  DG Hariri, cela été un honneur pour lui du moment où le PM Dondra a été émerveillé des investissements de Palme d’or engagés sur le site. « Nous savons que c’est un économiste dont nous lui avons émis nos difficultés et nous sommes convaincus qu’il saura répondre à nos préoccupations », s’est rassuré le compatriote Raed Hariri qui s’inquiète par contre  que la seule chose qui freine, est l’accès au financement.

« On a cette conviction car nous sommes tous des enfants de ce  pays. On a la volonté de réaliser des merveilles dans notre pays. Nous disposons de plusieurs projets concernant la transformation de produits agricoles. Malheureusement, les finances font obstacle à notre vision », A-t-il mentionné.

En vérité, lorsqu’on parle de l’huile, c’est un produit stratégique et notre pays consomme 5000 tonnes de l’huile par an selon les statistiques données par le DG Hariri. Malheureusement a-t-il regretté, 98% de l’huile consommé en RCA est importé. Cela veut dire qu’aujourd’hui, les Centrafricains sont en train d’enrichir des pays extérieurs comme la Malaisie, l’Indonésie, le Cameroun…au mépris d’eux-mêmes.

En tout cas, nous avons la possibilité de subvenir à nos propres besoins et nous pouvons aussi exporter nos produits transformés dans la sous-région. La RCA est le grenier de la sous-région et elle doit jouer ce rôle avec le concours des autorités du pays.

Avec 15 millions de terres arables. On doit faire une économie productive pas une économie qui dépend des aides budgétaires et alimentaires. Donc, l’intérêt de l’installation de la nouvelle usine de palme d’or qui aura la capacité de transformer 40.000 tonnes par an, va dans le but d’aider la population et le pays.

« On ne veut pas seulement mettre en place un projet industriel, mais on veut impliquer la population d’où nous développons la plantation villageoise depuis 3 ans. Elle a l’expérience du travail acquise au sein de palme d’or depuis 10 ans voilà pourquoi nous l’aidons à devenir des agri-entrepreneurs », souligne le DG Raed Hariri.

Ce qui fait défaut dans notre pays, on demande aux cultivateurs de développer une variété de culture, mais le problème c’est la commercialisation. La Société Palme d’Or propose alors une nouvelle dynamique aux cultivateurs de produire et elle achète pour transformer. C’est effectivement pour le maïs ou l’HUSACA sollicite 40000 tonnes par an, mais au niveau national, il est difficile de produire 10000 tonnes. C’est le message que nous lançons aux Centrafricains sans oublier  ceux de la diaspora, de penser au développement de l’agriculture et surtout sa transformation locale. Voilà comment on peut emmener nos compatriotes à aller vers le développement.

Les actions sociales au profit de la population locale…

En plus de tous ces investissements, on ne doit pas perdre de vue que la société Palme d’Or avant de se lancer sur le terrain, a eu à signer une Convention avec l’Etat et dans ses cahiers de charge, des actions sociales ont été prévues et c’est que se fait depuis toujours où Palme d’Or prend la charge scolaire de plus de 2000 élèves, la prise en compte des élèves, des forages construits pour la population qui a besoin de l’eau potable, la réhabilitation des routes, la construction de 3 postes de santé dotés des produits pharmaceutiques… C’est un devoir civique pour le DG Hariri hormis ce qui s’inscrit dans le cahier de charge palme d’Or : « Mon peuple c’est ma priorité. On ne peut pas se soustraire de la base et espérer prospérer. D’ailleurs, le cahier des charges que je respecte scrupuleusement donne lieu à donner un tonus à cette population qui attend beaucoup de nous et de notre engagement. Malgré nos moyens limités, on rend service à cette population sans relâche », a-t-il confirmé.

Pour ce bâtisseur qui se donne réalise au grand jour la vision du chef de l’Etat qui veut diversifier les secteurs économiques du pays : « Aujourd’hui, l’Etat seul ne peut pas tout faire même avec sa fonction régalienne auprès de sa population. il nous faut aider notre pays par des actions de développement pour lutter contre la faim. Je vous rassure qu’en un moment de l’histoire du Cameroun après les villes mortes, l’économie de ce pays frère et frontalier était en berne. Les Camerounais tiraient le diable par la queue et dans la vision du président Paul Biya, il a exigé les produits locaux ce qui a permis aux entreprises locales d’émerger rapidement. Aujourd’hui ce pays est sur les rails et occupe une place impoirtante parmi les pays de la sous-région. Ce n’est pas de la magie, les Centrafricains doivent apprendre à faire confiance aux entreprises locales et consommer ce qui est fabriqué localement comme on le fait avec la boule de manioc héritage de nos ancêtres. Je lance un message à tous les entrepreneurs de faire une politique qui cadre avec des actions sociales, vers la création de la richesse locale et l’emploi. Tant que nous n’arriverons pas à équilibrer la balance commerciale, nous ne pourrions pas parler de développement efficace dans ce pays. Ce n’est pas de la magie si d’autres pays se développement devant nous. Il y a une volonté politique et le soutien des institutions bancaires qui sont des piliers pour cet essor exponentiel des entreprises privées. Donc, nous devons beaucoup plus exporter que d’importer », A-t-il lancé comme message à ses compatriotes.

A l’encontre de tous les Centrafricains, personne ne viendra développer le pays à leur place : « Le Centrafrique aux Centrafricains. Le père fondateur de ce pays, Barthélémy Boganda a donné tout son génie pour que ce pays soit la vitrine de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) et le Cameroun. Aujourd’hui, tout est au ralenti comme si ses fils n’avaient une expérience. En tout cas de mon côté, je donnerai le meilleur de moi-même pour que cette société immortalise son âme et sa politique pour la plus grande gloire de tout le peuple. Il est de notre responsabilité de sensibiliser nos compatriotes à braver nos difficultés pour mieux avancer. Voilà une crise militaro-politique qui perdure car, on attend tout de l’extérieur alors que notre armée est en pleine restructuration », s’inquiète le DG.

La politique de recrutement de la société Palme d’Or est basée sur la formation et l’expérience. Au niveau de la formation, SN HUSACA propose tout au long de l’année en collaboration avec l’Agence Centrafricaine de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE) ainsi que l’Université de Bangui, des stages d’immersion en milieu professionnel et des stages académiques dans le but de permettre aux étudiants de toucher du doigt les réalités de l’environnement de l’entreprise.

Une vision de développement

Conscient du potentiel agricole de la République Centrafricaine qui représente en moyenne 15 millions d’hectares de terres arables, SN HUSACA s’est donnée pour challenge de relever le défi de la valorisation des produits du terroir centrafricain avec la mise en place d’unités industrielles de transformation pour soutenir la politique gouvernementale qui incite à « consommer local ».

Le moins qu’on puisse dire, la société Palme d’Or se positionne comme le premier, voire le seul et l’unique débouché des cultivateurs du maïs en RCA, en ce sens où non seulement il contribuera à multiplier les partenariats avec les organismes à caractère humanitaire tel que le PAM, FAO…mais aussi à la production du pain local fait à base de farine de maïs dénommé Kanga-bé. Une réalisation purement locale et expérimentée depuis plusieurs années qui, malheureusement n’a jamais vu le jour ceci dû au manque de la matière première : « Les projets sont énormes. Il nous faut seulement, développer les ressources financières pour que le soleil puisse se lever vite dans ce pays », a affirmé ce patron d’huile centrafricain.

Ce projet fortement encouragé dispose d’un fort potentiel de croissance sur le plan socio-économique dans la mesure où, il sera effectué dans la zone connu comme étant le bassin de la production de maïs de la RCA et participera à la réduction du taux de chômage en milieu jeune.

“Le combat de la fin de la faim en RCA” prôné par le DG Hariri reste d’actualité et se veut être une affaire de tous, d’où son appel à l’endroit des membres du gouvernement et des institutions internationales de placer l’agriculture et la recherche agronomique au cœur des débats pour mener à bien un développement agricole durable : « Le pays disposant d’énormes potentialités soit 15 millions d’hectare de terres arables, d’un sol exceptionnellement fertile et d’une pluviométrie satisfaisante. Graine après graine, hectare après hectare, nous vaincrons… », A conclu le DG Hariri.

 Nous Marchons sur la terre, nous Bâtissons nos maisons avec la terre, mais mieux encore nous tirons de la terre les éléments nécessaires à notre subsistance. L’agriculteur, est par définition cet artiste qui façonne la terre afin d’en tirer le rendement le plus élevé, tout en maintenant sa fertilité et d’œuvrer dans le sens qui permet la mise en marche du développement agricole durable.

@NGBA DOUROU Kédja

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