Centrafrique : Deux sujets tchadiens attrapés avec une quantité de minutions de guerre

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Bangui, le 11 avril 21

Que dira encore le ministre tchadien des Affaires étrangères au sujet de l’implication des ressortissants de son pays dans le plan de déstabilisation du Centrafrique ?

Depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en République centrafricaine avec la création en décembre 2012 de la coalition de la Séléka en majorité formée des sujets musulmans, les ressortissants tchadiens et singulièrement des mercenaires opposants au régime de Deby ne font que détruire ce pays. Cette implication a impacté négativement sur les relations diplomatiques entre les deux pays frères : « Le Tchad est un pays frère qui partage les mêmes destins avec la Réplique centrafricaine. Malheureusement, ce pays est toujours accusé d’être à l’origine de tous les coups d’Etat dans ce pays. On se souvient lors de la crise de 2013 avec la chute de Bozizé, les soldats tchadiens de la Misca n’avaient pas joué franc jeu avec le peuple centrafricain car, ils étaient toujours de mèche avec les rebelles ce qui a été à l’origine de la colère de la population centrafricaine qui a demandé en urgence le retrait des soldats tchadiens de cette force onusienne qui exerçait en Centrafrique », a témoigné une source politique.

Selon une source digne de foi, la ville de Béloko est dans une haute surveillance depuis l’infiltration des éléments de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) de François Bozizé. C’est dans ce contexte que les FSI multiplient des patrouilles jour et nuit dans le but de sécuriser la zone et mettre hors d’état de nuire, tous les ennemis de la paix.

C’est ainsi qu’au cours de la patrouille du 7 au 8 avril 2021, la Police centrafricaine a mis la main sur deux sujets tchadiens à Beloko avec une importante quantité de minutions de guerre : « Lors de la patrouille à la frontière Cameroun/Centrafrique visée par les mercenaires de la CPC de François Bozizé, les policiers centrafricains ont mis la main sur ces deux malfrats qui ne parlent ni Français, ni Sango, la langue nationale, c’est au moment de l’interrogatoire qu’on s’est rendu compte que ce sont des Tchadiens. Poussant des enquêtes, on a pu découvrir une quantité énorme des minutions de guerre. Ils sont donc mis aux arrêts pour deux motifs : Détention illégale du matériel de guerre, entrée frauduleuse en terre centrafricaine. Ils doivent répondre de leurs actes devant la justice selon les promesses du chef de l’Etat qui voudrait de la justice, une colonne vertébrale de son mandat », a témoigné une source policière de Béloko.

En réalité, le malheur du peuple centrafricain provient de cette fausse note des pays frontaliers à la RCA. Or, dans les correspondances des chefs d’Etat, on peut facilement lire « Très cher vrai frère », mais qu’est-ce qu’est un frère ?

Les chefs d’Etat de la CEMAC ne sont pas sérieux entre eux. Comment les mercenaires peuvent entre dans les pays voisins sans que les soldats qui contrôlent ces frontières ne soient que des truands ? Le Tchad qui a une pépinière des mercenaires ne rend pas service à la sous-région.

@JACKO, 

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