Centrafrique : Le premier mandat de Touadéra n’est pas encore à son terme, le redressement national poursuit son cours

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Bangui, le 07 août 19

Qui sont ceux qui ont la diarrhée électorale et qui ne se soucient aucunement de la reconstruction nationale ? Que cache l’ambition de certains hommes politiques qui se lancent déjà dans de débats électoraux, alors que la République Centrafricaine a encore un peu de chemin à faire pour arriver aux échéances électorales ? Pourquoi ne pas soutenir le gouvernement, apporter toutes nos énergies aux autorités pour faire relever la RCA ?

En effet, on a l’impression que la plupart des hommes politiques qui se disent opposants, se préoccupent que des élections en retroussant leurs pantalons à travers des sorties politiques par-ci et là. Ils s’emploient actuellement aux congrès, rentrée politique, assemblée générale et autres réunions tenues dans les quartiers et villages. Ces opposants politiques sont prêts même à demander à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) d’ouvrir la campagne électorale, cependant que cet organe qui s’en charge de ces élections vient de lancer un basket-fund aux partenaires pour le financement du budget desdites élections à venir.

Mais, qu’est-ce qui précipite ces opposants politiques vers ces élections du moment où c’est la reconstruction du pays qui reste et demeure l’unique préoccupation de l’heure ? C’est vrai, nous sommes en politique, on s’organise selon l’évolution de la situation. Néanmoins, il faut savoir la part des choses, disant de laisser le temps au temps et il faut mélanger les pédales.

Référons-nous simplement aux propos du président Touadéra qui, dans une interview accordée à RFI, a repris à maintes fois que la question des élections n’est pas à l’ordre du jour. Autrement dit, l’organe qui se charge de la situation se penche là-dessus et que lui le président Touadéra s’occupe d’abord de la mission qui lui est confiée par le peuple centrafricain. Cette mission, c’est bel et bien, la mise en marche de la machine de reconstruction nationale où plusieurs chantiers sont en réalisation.

Tout le monde sait que le mandat présidentiel est de cinq ans, comme l’a rappelé le président Touadéra en réponse à notre confrère Christophe Boisbouvier de RFI. Actuellement, le régime de Bangui n’est qu’à trois ans et demi de son premier mandat et il lui reste encore un an et demi pour l’achever afin que celui-ci présente les résultats aux centrafricains en vue d’un éventuel renouvellement de confiance pour un second mandat.

Pour le président Touadéra, il faut que tout le monde se concentre pour la cause du pays, notamment la mise en œuvre des priorités de l’heure (sécurité, paix, cohésion sociale, stabilité, l’Etat de droit…). Puisque, la vision politique du président Touadéra est basée sur un programme bien précis. Ce programme est établi sur un agenda qui couvre les cinq ans du premier mandat présidentiel. Donc, attendons que la mise en œuvre de ce programme soit effective d’ici quelques temps pour que nous puissions voir ce qu’il y’a lieu de faire.

Le Chef de l’Exécutif centrafricain ne s’inscrit pas dans la va-vite que certains hommes politiques malintentionnés lui prêtent des intentions. Ces hommes politiques à vrai dire, devraient se demander qu’est-ce qu’ils ont fait exactement pour le relèvement de la RCA après la crise qui l’a secoué ? C’est la honte pour ces politicards qui pensent qu’à la fin du premier mandat du président Touadéra, il lui sera impossible de briguer un second alors que le peuple centrafricain s’apprête à lui placer encore la confiance.

Parler des élections actuellement, c’est si tôt ! Le président Touadéra et son gouvernement se concentre le grand chantier qui se met en œuvre en ce moment. Les opposants politiques qui se bousculent en ce moment pour les élections, doivent prendre leur mal en patience et le peuple centrafricain les sanctionnera sévèrement le moment venu.

@Herman THEMONA

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