Centrafrique : Que va-t-il passer avec l’évaluation de l’Accord de paix après six mois de sa signature ?

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Bangui, le 23 août 19

C’est le vœu tant souhaité par certains groupes armés signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA). Des engagements sont pris, mais ne sont pas respectés. Cette réunion d’évaluation de la mise en œuvre de l’APPR-RCA convoquée ce 23 Août 2019 à Bangui est capitale en vue de déterminer la suite à donner au processus.

Sur le terrain, la trêve est observée par certains groupes armés tels que le FPRC, le  MPC, les RJ et les antibalaka d’où l’on note une baisse de violences dans les zones sous contrôles de ces  groupes–c’est plutôt le banditisme qui est en recrudescence.

Dans son discours à la Nation à l’occasion de la célébration du 59è anniversaire d’accession à l’indépendance de la République Centrafricaine, le 13 Août, le président Faustin Archange TOUADERA a déclaré que le moment est venu pour déposer les armes et de s’engager sur le chemin de la paix : « Il n’y a pas de paix possible si la dignité n’est pas rendue aux victimes, il  n’y a pas de paix possible, si la justice n’est pas au rendez-vous ».

Le chef de l’Etat centrafricain a aussi réaffirmé  l’engagement du gouvernement au respect de ses 21 engagements consignés dans l’APPR-RCA (Article 4), tout en demandant aux groupes armés de respecte leurs 10 engagements (Article 5).

Le souci des groupes armés porte sur l’application effective et dans le délai raisonnable des dispositions de l’article 23 de l’Accord. La lettre d’invitation adressée aux chefs des 14 groupes armés signée le 9 Août 2019 par le Comité Exécutif de Suivi (CES), souligne qu’il est nécessaire qu’un bilan à mi-parcours soit établi, en ce qui concerne les engagements de chacune des parties signataires d’une part et dans l’intérêt de l’avancement du processus de paix et de réconciliation voulu par le peuple centrafricain d’autre part.

Le CES rassure les chefs des 14 groupes armés que des dispositions sont prises pour la tenue de ces assises dans un climat apaisé. Les débats portent sur des sujets clés entre autres : la mise en place des Unités Mixtes Spéciales de Sécurité (USMS)- le recadrage du DDRR, et surtout l’application de l’article 23 relatif à l’accompagnement des parties dans la mise en œuvre de cet Accord à travers un soutien politique, sécuritaire , technique et financier.

Le moment est venu pour dire haut ce qui est a été dit bas, lors de la 4è session du CES tenue du 31 juillet au 1er Août 2019 à Bangui où des recommandations, sur mesure, ont été formulées par les participants.

@Jacques KOSSINGOU, 

 

 

 

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