Centrafrique/Affaire Bozoum : Le Président Touadéra sacrifié comme un agneau sur l’autel, des sanctions sévères sont inévitables au nom de la RUPTURE

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Bangui, le 21 juillet 19

L’affaire concernant l’exploitation minière par les chinois dans la sous-préfecture de Bozoum fait le buzz actuellement et cela suscite des réactions choquantes de la part des observateurs de la vie politique qui estiment clairement que, le président Faustin-Archange Touadéra ne doit, cette fois-ci, fermer ses yeux sur les actes gravissimes commis par certains de ses ministres et autres personnalités qui ont vraiment « péché ».

C’est inadmissible et inconcevable que l’opinion nationale et internationale assiste à un tel comportement de légèreté voire de haute trahison de la Nation dont font preuve ces trois ministres à savoir : celui de l’environnement Thierry Kamach ; son collègue des Eaux et Forêts Idriss Amit ; et Léopold Mboli Fatrane des mines et de la géologie.

A vrai dire, cette affaire ne pourrait arriver à ce stade du moment où nous savons tous que la Constitution du pays est claire sur la question d’attribution d’un permis d’exploitation des ressources naturelles de la RCA à une quelconque Société. Autrement dit, l’attribution d’un permis d’exploitation doit passer nécessairement par un vote au niveau de l’Assemblée Nationale.

Or, avec les quatre Sociétés chinoises qui s’installaient à Bozoum pour l’exploitation de ce site minier, les procédures ont piétiné la Loi du pays, car ces Sociétés ne disposaient d’aucuns documents les autorisant à exploiter le site. Comment les techniciens du Département des mines peuvent expliquer cela ? That is the question.

Donc, y’a anguille sous roche et c’est là que certaines langues vont sans doute dire que des pots de vin était au centre de cette affaire. On parle de 40 millions de FCFA qui ont été sacrifiés par les chinois pour que site leur soit « légué ».

Même si cette portion de la terre centrafricaine est immolée, mais la façon dont l’exploitation a été faite ne respecte pas les normes environnementales où les populations de la localité se sont confrontées à de diverses problèmes sanitaires qui mettent à péril leur vie.

Face à ce danger décrié, une mission des techniciens du Département des mines qui était parti de Bangui, avec la présence notamment du Directeur régional N°2 des mines (résidant à Bouar), s’était rendue à Bozoum pour enquêter sur l’impact environnemental de cette exploitation minière. En fin compte, le rapport de cette mission a laissé entendre que rien de grave n’est à signaler. Humm ! Quelle duplicité !

Dans ce premier acte, le ministre Mboli Fatrane a été déjà induit en erreur par ses techniciens qui, certainement, ont « mangé » leur part du gâteau. Souvenez-vous qu’après la réaction du curé de la paroisse de Bozoum Père Aurelio qui contestait le rapport de la mission, une grande réunion regroupant les Ministères concernés dans cette affaire et autre mission conjointe (Mines ; Eaux et Forêts ; Environnement) avait eu lieu en présence du premier ministre Ngrébada et une mission a été diligentée à nouveau sur le site minier à Bozoum, mais rien de concret n’est assorti. Suivez nos regards ! Les pots de vin font leur bonhomme de chemin tranquillement.

Voilà qu’une énième mission parlementaire s’était rendue sur les lieux et c’est là que la vérité a triomphé et le rapport est accablant concernant la situation environnementale de Bozoum. Au finish, les quatre sociétés chinoises viennent de plier bagages et leurs responsables se disent déterminés et prêts à citer les noms de ceux à qui, ils leur ont donné de l’argent pour que ce site minier leur soit livré. Bref !

En tout, c’est le Chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra que certaines personnes pensent qu’il est temps de le sacrifier à l’approche de la fin de son premier quinquennat. Car, comment comprendre que des techniciens des Départements ministériels roulent leurs ministres et le premier ministre Firmin Ngrébada dans cette affaire qui mérite véritablement des sanctions méritées, disant le limogeage automatique de ces ministres ?

Sous d’autres cieux, ces ministres cités ci-haut qui seraient impliqués dans cette histoire de corruption, doivent tout simplement jeter l’éponge en toute responsabilité pour leur honneur, dignité, responsabilité…au lieu de faire le profil bas pour conserver leur poste et donner l’occasion aux adversaires politiques du président Touadéra à s’exhiber sur les ondes pour le plaisir.

Franchement parlant, cette affaire mérite une sanction pour que ce feuilleton soit clos. Le régime du président ne mérite de telle attitude affichée par ces ministres qui doivent valoir leur droit au repos, allez-y comprendre ! La situation est gravissime et les faits sont flagrants. Nous sommes conscients des faits dont ces personnalités sont coupables et le président Touadéra n’hésitera à faire preuve de responsabilité lui qui, est prêt à défendre l’intérêt de son peuple. Les oreilles sont tendues et le dernier mot revient à l’homme fort de Bangui qui s’alignera du côté de son peuple face à ceux qui veulent le sacrifier politiquement. La balle est dans son camp !

@Herman THEMONA

 

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