Chine-Centrafrique: Coopération d’accord, mais Justice d’abord

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Les relations de coopération entre la République populaire de Chine (RPC)  et la République centrafricaine (RCA) sont un peu fébriles depuis octobre 2018 suite au lâche et sauvage assassinat  de trois (3) sujets chinois à Sosso-Nakombo, une des sous-préfectures de la préfecture de la Mambéré-Kadéi, située à quelques 760 km à l’Ouest de la RCA frontalier au Cameroun. Décryptage.

L’auteur de l’article

Cyrus-Emmanuel Sandy, Coordonnateur National du Réseau des Journalistes et Médias Centrafricains pour l’Initiative ‘’La Ceinture et la Route’’, Directeur de publication du quotidien privé et indépendant MEDIAS+;

 

Contexte

Le drame s’était produit le 04 octobre 2018 lorsque trois (3) sujets chinois œuvrant pour le compte d’une société minière basée au Cameroun ont été accusés à tort d’être à l’origine de la mort par noyade d’un de leurs guides et accompagnateurs, un leader de la jeunesse locale.

Par loyauté, les Chinois qui ont vécu la noyade et qui ont pu s’en sortir grâce à la nage se sont rendus à la gendarmerie locale pour signaler le cas d’accident qui les a tous choqués, parce que c’est leur ami qui est décidé. Ce qui est normal. De là à les considérer comme les auteurs de la noyade, il n’y a qu’un pas que seuls les cinglés et les fous peuvent franchir.

Ce qui donne à réfléchir, c’est la rapidité avec laquelle un groupe de jeunes de Sosso-Nakombo s’est dressé contre tous les sujets chinois de Sosso-Nakombo qu’ils onr pris à partie. Sans aucune preuve mais piqués par une colère noire, des parents et amis du défunt se sont jetés sur des innocents sujets chinois qu’ils ont criblés  de coups de pierre, de bâtons et d’armes blanches de toute sorte, comme on le fait généralement contre les chiens enragés et les serpents. Suite à cette pluie de cailloux et d’armes blanches, trois Chinois sont morts surplace.

Mais la particularité de cet acte criminel est qu’un Chinois a été décapité: ses assassins ont séparé sa tête du reste de son corps, tandis qu’un autre a eu la tête presque écrasée. L’horreur était indescriptible et on ne pouvait voir deux fois ces corps sans vie qui gisaient devant la petite brigade de la Gendarmerie territoriale de la localité qui est en sous effectif et dépourvue de moyens de dissuasion. La population locale a plus d’armes que les gendarmes de l’Etat depuis l’avènement des miliciens anti-balaka en résistance et en guerre ouverte contre les ex-rebelles séléka au pouvoir à l’époque, de 2013 à janvier 2014.

Grâce aux forces de la Minusca qui interviennent en Centrafrique toujours comme des médecins après la mort, le reste des Chinois qui étaient encerclés par un groupe de gens remontés en bloc contre eux, a pu échapper à la mort. Ils ont été transportes par hélicoptère et amenés au Cameroun voisin où beaucoup ont reçu des soins après des blessures, des enflures et autres chocs qu’ils ont reçus à Sosso-Nakombo.

La diplomatie chinoise préoccupée

Informé de ce qui s’est placé à Sosso-Nakombo, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Chine en Centrafrique, M. Chen Dong, s’est personnellement déplacé sur la zone du drame pour s’enquérir de la situation, accompagné de ses proches collaborateurs de la chancellerie chinoise à Bangui.

De l’aéroport de Bangui où ils ont pris l’avion pour Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéi où ils sont descendus, la tristesse mêlée à la colère se lisait sur le visage des diplomates chinois. Car rien, absolument rien ne pouvait justifier un tel acte de sauvagerie sur des Chinois qui ont toujours été et sont les meilleurs amis des Centrafricains dans les moments difficiles que le pays traverse depuis des années.

En effet et sans tomber dans une sinophilie puérile, les assassins des trois (3) Chinois à Sosso-Nakombo ignoraient qu’au moment où ils perpétraient leur crime:

-beaucoup de Centrafricains se trouvent en Chine où ils font de longues études ou pour des stages et séminaires de 2 à 4 semaines, voire de 10 mois, aux frais du contribuable chinois;

-le peuple et le gouvernement chinois ont décidé de maintenir la coopération avec la RCA malgré l’insécurité et l’instabilité du pays, et d’augmenter le volume d’aide à la République centrafricaine;

-le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a signé avec son homologue chinois Xi Jinping plusieurs accords de coopération dans divers domaines qui présentent un intérêt particulier et des avantages réels pour les Centrafricains en quête de paix et de développement;

-23 journalistes et professionnels des médias, y compris plusieurs cadres d’autres secteurs d’activités, étaient sur le point de voyager en Chine pour des séminaires d’information, d’échanges et de renforcement des capacités de  trois semaines. Les frais de transport par avion aller/retour, de séjour  (transport local, hébergement, alimentation et argent de poche) sont entièrement pris en charge par le gouvernement chinois (comme d’habitude);

-la Chine poursuit les travaux d’exploration du potentiel pétrolier centrafricain dans la zone de Birao, à ses propres frais (avec des matériels et équipements, de la logistique, les salaires, indemnités et primes des experts, consultants et employés chinois et centrafricains, du carburant, du lubrifiant, des consommables, de la prestation des services privés de sécurité, et autres), sans que la patrie centrafricaine ne contribue à hauteur d’un centime;

-le même pays des gens que des Centrafricains manipulés se plaisent à donner la mort gratuitement est en pleins travaux d’études et de recherche pour le passage de l’exploitation artisanale à l’exploitation industrielle des diamants et or de la RCA, comme dans la zone de Sosso-Nakombo et bien d’autres, avec la garantie que la main d’œuvre générée par les travaux en cours et ceux à venir soit accordée prioritairement aux jeunes locaux;

-la Chine n’attend que le feu vert du Conseil de sécurité des Nations-Unies pour livrer des matériels militaires (armes, munitions, équipements,  véhicule de transport des troupes) et sanitaires ((ambulances et produits médicaux) aux Forces armées centrafricaines qui en ont grandement besoin pour leur redéploiement et leur santé sur le territoire;

-la Chine a réalisé le village solaire expérimental de Danzi, à 20 km sur la route de Boali, et entend implanter des villages solaires à Sosso-Nakombo et d’autres villages de la préfecture de la Mambéré-Kadéï où seront installées des sociétés d’exploitation minière chinoises et centrafricaines. Et la RCA est en phase de finalisation d’accord de mise en valeur de l’énergie en RCA, afin de favoriser l’éclairage domestique urbain et rural, et l’installation des entreprisses et industries en Centrafrique. Tout cela et avec beaucoup d’autres projets en cours d’études et/ou de réalisation, aucun pays au monde ne l’a fait pour la RCA en dehors de la Chine.

Dans ces conditions, comment ne pas être reconnaissant à l’égard des Chinois?

En 2015, alors que les élections législatives et présidentielles étaient bloquées parce que l’organe électoral ne disposait pas d’argent pour acheter des lampes, des torches et de petits moyens logistiques, et qu’aucun pays ou organisation internationale ne voulait doter le pays de ces matériels, c’est la Chine qui avait donné gratuitement à la RCA les lampes et des torches solaires et à piles, des motos et vélos, ce qui avait débloqué le processus et permis les scrutins groupés de 2015 et ceux de 2016. Comment ne pas reconnaître le bon cœur des Chinois envers nous?

Point n’est besoin de rappeler encore d’autres réalisations faites par les Chinois et entièrement financées par le gouvernement chinois en faveur des Centrafricains A titre d’exemple:

-l’hôpital de l’Amitié au quartier Fouh à Bangui;

-l’hôpital Elisabeth Domitien à Bimbo;

-le centre émetteur de Bimbo (détruit par des Centrafricains insensés);

-le Complexe sportif de 20.000 places construit et équipé;

-le pont Sapéké qui sépare les 2è et 6è arrondissements, dans la partie Sud de la capitale, pour ne citer que ces infrastructures d’importance.

Au risque de nous répéter, tous ces ouvrages ont été réalisés par des ouvriers, techniciens et ingénieurs chinois, sur financement du gouvernement de la République populaire de Chine.

Les travaux de réhabilitation et de clôture du Building Administratif et du Monument Boganda au rond point Lakouanga, y compris ceux de l’Ecole de l’Amitié Chine-RCA au centre ville à côté du palais présidentiel, ont été financés et  exécutés par les Chinois.

Avec tous ces bienfaits en faveur de notre pays, comment des Centrafricains peuvent être ingrats à l’égard des Chinois au point d’en tuer trois si sauvagement?

A un moment où le peuple chinois et son gouvernement ne ménagent aucun effort pou aider la RCA à sortir sa tête de l’eau, à un moment où les Chinois oublient leurs propres problèmes et ignorent une partie de leur population qui vit dans la pauvreté, pour déverser des milliards en Centrafrique pour le relèvement et le bonheur de ce peuple, il est inadmissible que des Centrafricains tombent subitement dans un sadisme et un masochisme abject pour tuer des Chinois qui sont pourtant les meilleurs amis du moment et de toujours.

Pourquoi les tueurs de Sosso-Nakombo ne tournent-ils pas leur colère et leurs armes contre les complices et fils de ces pays qui sont à l’origine des rébellions, coups d’Etat en conflits armés qui ont  ensanglanté  le pays et ses régions et appauvri les Centrafricains?

Pourquoi ces tueurs de Chinois n’utilisent-ils pas leur intelligence et leur force de tuer pour mettre fin aux exactions des mercenaires du groupe Siriri qui sévissent entre les communes de Gamboula et Ouakanga, proches de leur localité?

Pourquoi n’utilisent-ils pas leur force ne serait ce que pour aller chasser les mercenaires et rebelles étrangers qui occupent plus de 80% du territoire centrafricain et sévissent sans pitié?

Les Chinois ont-ils réalisé tout cela en Centrafrique pour se voir tuer sauvagement et sans motif par des Centrafricains? Que non !

Coopération au ralenti, justice d’abord

Les Centrafricains devraient savoir deux choses:

-d’abord, si eux, les Centrafricains, sont habitués à voir leurs gouvernements, leurs chefs d’Etat, leurs ambassadeurs à l’étranger être indifférents aux crimes et violences de tout genre dont leurs concitoyens sont victimes, qu’ils sachent que ce n’est pas le cas en Chine. Un seul Chinois mort dans son pays ou à l’étranger, le gouvernement central à Beijing, le gouvernement local ou provincial, l’ambassadeur chinois au pays où le sujet chinois est décédé, vont exprimer forcément leur préoccupation. Ils vont tout faire pour savoir les circonstances de la mort de ce Chinois, même s’il est singleton. Et si la mort du Chinois était d’aventure provoquée par une personne ou des individus, ou par UN accident technologique, les responsables de ce décès doivent répondre de leur acte ou manquement devant la justice du pays où le Chinois a été fauché. La Chine a donc un gouvernement responsable, c’est-à-dire qui se préoccupe de la vie de ses citoyens et ressortissants vivant à l’étranger, ce qui n’est malheureusement pas le cas du gouvernement centrafricain qui refuse même de payer la simple bourse à ses étudiants à l’extérieur depuis quatorze (14) mois (1 an et 2 mois);

-aussi, suite au lâche et sauvage assassinat des trois (3) sujets chinois à Sosso-Nakombo le 04 octobre 2018, les relations de coopération entre la RCA et la Chine tournent au ralenti, s’ils ne sont pas au point mort. Le gouvernement chinois exige que justice soit rendue à ces morts innocents parce qu’on ne leur a jamais dit le mal qu’ils ont fait à Sosso-Nakombo ou ailleurs. Le gouvernement et le peuple chinois sont attachés à la justice, contrairement aux idées véhiculées par les Occidentaux sinophobes. Ils sont dans leur bon droit d’exiger une suite judiciaire équitable par rapport au crime subi par trois des leurs. Et cela, l’ambassadeur de Chine en Centrafrique S.E Chen Dong l’a déjà clairement signifié aux autorités centrafricaines. Le diplomate chinois a même constitué un groupe d’avocats pour défendre la cause de ses compatriotes assassinés, et les parents des victimes se sont constitués partie civile.

La Cour d’appel de Bangui étant en session criminelle du 19 novembre au 20 décembre de cette année, la partie chinoise ne comprendrait pas que cette affaire ne soit pas inscrite parmi les 34 devant faire l’objet d’un procès public. Tout report du procès des criminels de Sosso-Nakombo n’est pas envisageable parce que non seulement les présumés coupables sont déjà arrêtés, mais surtout des coupables se sont volontairement rendus à la police judiciaire qui les a mis à la disposition des autorités judiciaires compétentes, lesquelles les ont immédiatement placés sous mandat de dépôt.

On apprend que «le dossier est en instruction» au niveau de Bangui mais la multitude des dossiers et la lenteur qui caractérise le traitement de certains dossiers criminels risquent de retarder inutilement la tenue du procès des criminels de Sosso-Nakombo. Mais l’ambassade de Chine en Centrafrique s’en préoccupe tellement qu’elle met déjà mal à l’aise le gouvernement centrafricain sur les conséquences d’un manque de sérieux et de diligence dans le traitement de ce dossier. A raison, car des considérations d’ordre politique et électoraliste risquent de torpiller la procédure et le traitement du dossier, et renvoyer le procès aux calendes centrafricaines, ce que ne veut pas la partie chinoise qui menacerait de fermer le robinet à la RCA.

En effet, des sources proches du ministère de la Justice révèlent que le dossier Sosso-Nakombo est encore en instruction au cabinet d’un juge désigné; c’est dès que l’instruction va finir que le ministère public va programmer l’audience. Mais pour quand? Est-ce que le gouvernement va excéder le délai d’un mois imparti? Gros point d’interrogation.

Toujours est-il que la dernière rencontre du Garde des sceaux centrafricain avec l’ambassadeur de Chine était houleuse, révèlent de gentilles indiscrétions. Pour le diplomate chinois, il faudrait qu’on condamne les présumés auteurs de la mort des trois Chinois à la peine de mort et qu’on les fusille, car «le président chinois n’a cure de la lettre de condoléances que le président Touadéra lui avait adressée», rapportent les sources.

Le diplomate chinois aurait aussi dit au ministre Flavien Mbata que le gouvernement centrafricain doit indemniser les parents des trois victimes qui ont déjà pris des avocats. «Un présumé auteur s’est déjà rendu volontairement à la justice; un autre aurait pris la tangente, plusieurs témoins se sont présentés à la justice qui a pris leurs dépositions, donc le dossier évolue très rapidement déjà», apprend-ton de bonnes sources.

Si ces informations s’avèrent, c’est que la partie chinoise craint trois choses:

-d’abord, la lenteur dans la tenue du procès alors que les coupables présumés sont arrêtés et certains auteurs du crime sont même passés aux aveux. Or, il n’y a pas meilleure preuve d’une culpabilité que l’aveu;

-ensuite, le risque que les traces des preuves disparaissent ou s’effacent (les matériels utilisés pour tuer les 3 Chinois à Sosso-Nakombo; ou bien décès, évasion, déplacement, retournement ou subordination de certains     accusés et/ou témoins;

-en outre, la non prononciation de la peine de mort et/ou la non exécution de ladite peine contre les criminels de Sosso-Nakombo et leurs complices.

Peine de mort: la pomme de discorde?

Sur ce dernier point, il y a lieu de souligner que dès l’instant où même un seul individu passe aux aveux pour le crime qu’il a commis, cela est suffisant pour que le procès se tienne, à charge pour le juge de lui accorder une ou des circonstances atténuantes. Il n’y a donc pas de raison que le procès des killers de Sosso-Nakombo ne se tienne pas pendant la session criminelle de novembre-décembre 2018.

Mais là où le bat blesse, c’est le problème de la peine de mort. Les Chinois semblent insister sur deux choses:

Primo: La fixation de la peine proportionnellement à l’acte commis à Sosso-Nakombo, autrement dit la peine de mort. Qui donne la mort sans raison doit lui aussi mourir;

Secundo: L’exécution de la peine infligée aux criminels de Sosso-Nakombo. Dans le cas d’espèce, il serait question de leur mort par fusillade, comme en 1981, année où la dernière peine de mort a été exécutée en République centrafricaine sur les nommés « acolytes de Bokassa » que furent le général Joséphat Mayomokola, le capitaine Martin Mokoa, Dr Dèdèavodé, médecin, et le Tchadien Baïssa, régisseur tortionnaire de la tristement célèbre Maison d’arrêt de Ngaragba à l’époque.

On ne peut pas conclure que la Chine conditionne la reprise dynamique de sa coopération avec la RCA à ses deux points de justice relativement à l’assassinat des trois Chinois à Sosso-Nakombo, mais c’est tout comme.

Touadéra coincé

Face à ce dilemme et surtout la prise en main de l’affaire par l’ambassadeur chinois en Centrafrique lui-même, le régime de Bangui semble être coincé. Pour être direct, le président Faustin-Archange Touadéra ne souhaiterait pas inscrire son nom dans l’histoire comme celui qui a revalorisé ou exhumé la peine de mort en Centrafrique, peine non exécutée depuis 37 ans (la dernière étant celle effectivement appliquée en février 1981).

Sur le plan politique, ses adversaires utiliseraient cet argument contre lui aux prochaines élections, l’accusant d’être le chef d’Etat qui laisse les bandits criminels sékéka tuer des innocents, et laisse ses partisans être tués par la voie judiciaire. Il risquerait de perdre son électorat de la Mambéré-Kadéï et au-delà, parce qu’il aurait tué des fils du pays pour faire plaisir à des étrangers.

Mais si rien n’est fait dans le sens voulu par les Chinois, le président Touadéra court le risque de perdre un ami et partenaire éminemment stratégique, la Chine, 2è puissance économique et 3è puissance militaire du monde, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies avec droit de véto, et donc capable de faire face aux velléités nocives de la France et ses alliés contre les intérêts de la RCA.

Et si par malheur la Chine tournait le dos à la RCA, la livraison des matériels et logistiques militaires et sanitaires promis par la Chine à la RCA n’aura pas lieu. La Chine pourrait se désintéresser de la RCA à un moment, ce qui laissera le champ libre à la France et ses alliés de précipiter la chute du régime Touadéra qui ne tient qu’à un bout malgré la présence militaire russe, présence très applaudie mais qui n’a pas encore fourni les preuves que les Centrafricains attendent de la Fédération de Russie.

Cela dit et au risque de nous répéter, entre son impopularité aux yeux du microcosme sociopolitique centrafricain et son probable lâchage par le précieux allié chinois, Touadéra a un choix à faire. Et bien malin ou naïf sera celui qui pense que ce choix est aisé. L’enjeu est de taille car nous sommes dans un diallèle.               

Par: Cyrus-Emmanuel Sandy, Coordonnateur National du Réseau des Journalistes et Médias Centrafricains pour l’Initiative ‘’La Ceinture et la Route’’, Directeur de publication du quotidien privé et indépendant MEDIAS+;

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NB: Article publié dans le quotidien MEDIAS+

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