Centrafrique : L’Université de Bangui, La non délivrance des diplômes et attestations de succès aux différents lauréats, véritable calamité à combattre sauvagement.

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Bangui, le 15 mars 18

D’une pétition qui circule en ce moment à l’université de Bangui et déjà signée par plus de 5 mille étudiants sur les quelques 8 à 9 mille que compte cet établissement d’enseignement supérieur, l’unique du pays depuis plus de 40 ans, la très grande et déconvenante traine dans la procédure de délivrance des diplômes et attestations de succès aux lauréats est dénoncée avec la dernière énergie, selon ledit document qui réclame en urgence des mesures de pression sur l’ensembles des administrateurs concernés par cette situation afin  d’alléger la souffrance des étudiants ayant fini où désirant de poursuivre leur cursus ailleurs.

« Est-ce que c’est vraiment des parents d’enfant et des responsables dans leurs foyers, ces administrateurs scolaires qui grouillent à ne rien faire à l’Université et prêts à sucer le sang des étudiants en leur exigeant de l’argent pour tout service ? » se glousse Diana MOTEPATE, licenciée en sociologie et qui attends depuis plus d’un an son attestation de succès pour s’inscrire en master 1. « J’ai dû passer 7 mois avant d’obtenir ma relevée de note, élément du dossier de demande d’obtention de mon A .S. (Attestation de Succès), renchérie-t-elle pour marquer combien de fois se faire délivrer une relevée de notes, une attestation de succès pour ne pas parler de diplômes est un calvaire à l’Université de Bangui. Cette jeune dame n’est pas unique dans ces acerbes critiques vis-à-vis du fonctionnement du service de la scolarité et les autres services impliqués de l’Université de Bangui.

Jean Pierre  REPATA, détenteur d’une maitrise en géographie et qui devait aller au Canada pour des études de spécialisation en climatologie dit avoir raté son voyage malgré sa préinscription réussi sous réserve de l’envoi de son attestation de succès et de sa relevée des notes, document qui ne lui ont pas été fournis dans le délai, objet du rejet pure et simple de sa candidature pourtant bien acceptée dans les conditions de réserve qu’il avait présentée. « Je n’ai pas compris, dit-il avec une profonde mélancolie, est-ce que les responsables de l’Université de Bangui veulent-ils des cadres supérieurs bien formés et compétents pour la reconstruction du pays où ils ont peur de contribuer à la formation de leurs futurs remplaçants ? Alors là, c’est vraiment grave leur attitude d’insouciants     qui est une sauvage arme contre le développement du pays, conclut-il tristement. Ces deux déclarations témoignent à suffisance la tristement célèbre lenteur des responsables de l’Université de Bangui qui brillent dans l’étourderie  et l’inattention sur ce qui devait  être leurs objectifs primordiaux : « former dans le temps et à terme échu, des cadres compétents, potentiellement capables de relever les défis du développement du pays ».

La notion du temps ne dit absolument rien à ces responsables. La preuve est qu’une licence qui s’obtient au bout de trois années de succès quand on entre à l’université, s’obtient à l’Université de Bangui au bout de 4 à 5 années d’études sans échec, période au bout de laquelle des étudiants de la même génération obtiennent déjà leur master 1 et 2 dans d’autres Université. La mauvaise compréhension, interprétation et application du système L M D (Licence, Master et Doctorat) que l’Université de Bangui a admis dans son cursus est le point de gêne de cette situation qui est déjà dramatique et qui nécessite une solution idoine et immédiate.

« Le ministère en charge de l’enseignement supérieur doit veiller sur cette situation de façon à s’appliquer à la corriger efficacement et durablement car trop c’est trop. Et quand c’est trop, il n’y a que des actions énergiques, sauvages et incontrôlées qui peuvent conduire à une ou des solutions. Les étudiants dans leur ensemble en ont marre et se prépare en conséquence » nous a confié un responsable des étudiants qui a requis l’anonymat.

A bon entendeur…

salut !!!

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