Centrafrique : Les partenaires militaires de la RCA déterminés pour la libération totale du pays s’opposent à un éventuel dialogue

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Bangui, le 23 février 21

La résolution de la crise centrafricaine reste au cœur des grandes préoccupations au niveau national et international. Certains partenaires de bonne foi ne cessent d’apporter leur pierre de contribution pour la stabilité du pays.

Précisons d’emblée qu’aujourd’hui, nombreux sont les pays amis qui ont volontiers décidé d’envoyer leur force pour aider les FACA dans leur marche vers la pacification du pays. Parmi ces pays amis, nous pouvons citer entre autres, la Russie, le Rwanda, le Portugais…

Avec l’avènement de la CPC, certaines voix se levaient pour réclamer la tenue d’un dialogue afin de trouver la solution à cette crise. Face à cette proposition, surtout venant de la CEEAC, le peuple Centrafricain et certains partenaires ne sont opposés à cette démarche car, dans la vie, chaque chose a son temps. Pour ces derniers, il faut d’abord libérer le pays avant de penser au dialogue. Et surtout un dialogue inter-centrafricain. « Pour la Russie, le dialogue avec les terroristes, les séléka, les anti-balaka et la CPC n’est pas possible. Ali Daras, Sidiki Alkatim sont des mercenaires étrangers qui s’imposent dans ce pays qui est indépendant. Donc il n’est plus question de dialoguer avec eux, car ils      ne sont pas des citoyens centrafricains. Même s’il était question de dialoguer ce ne serait pas avec des gens qui ont violé l’Accord de Khartoum du 6 février 2019, au vu et au su de tout le monde. Pour le retour définitif de la paix en RCA, les auteurs, coauteurs, complices de toutes ces atrocités doivent répondre de leurs actes devant la justice. C’est en agissant ainsi que les victimes pourront se sentir soulager. Le régime de Bangui doit tout mettre en œuvre pour garantir la paix», a affirmé l’ambassadeur de la Russie en RCA au sortir d’une tête à tête avec le président Touadéra.   

Précisons d’emblée que le chef de l’Etat centrafricain a lui-même fait de la justice l’une de ses priorités majeures. Cette prise de position est d’ailleurs constatée ces derniers temps dans ses actions. La position du président Touadéra est la réponse à la préoccupation de sa population. Car, la voix du peuple est la voix de Dieu.

«Aucun individu, faut-il général d’Armée ou ancien Président de la République, ne peut s’approprier la souveraineté nationale pour l’exercer par les armes.
Ne nous trompons pas d’ennemis. Il faut éviter les amalgames. Nous savons tous que c’est l’ancien Président François BOZIZE qui a conçu la rébellion, réuni les moyens et mis le feu au pays ; bien sûr, avec les mercenaires étrangers qu’il a recrutés et ses alliés politiques que vous connaissez tous, pour satisfaire son ambition personnelle ou familiale.
Une enquête judiciaire est ouverte pour permettre d’aboutir à la manifestation de la vérité. Les auteurs, coauteurs et complices présumés de ces crimes imprescriptibles commis contre le peuple centrafricain seront recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes».

En tout cas, pour les Centrafricains, la libération du pays ne doit plus se passer par le dialogue qui n’est qu’une simple compilation des idées stériles. Les responsables de tous les crimes doivent répondre de leurs actes. Ce n’est que normal si  le gouvernement et ses partenaires ont opté pour la neutralisation sans condition des groupes armés. Tout le monde est témoin de l’hypocrisie et de la duplicité  des groupes armés dans la mise en œuvre de l’Accord de Khartoum du 6 février 2019.

@JACKO, 

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