Centrafrique : Gangsters, cannibales et autres braqueurs politiques insistent sur la tenue du dialogue pour y participer

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Bangui, le 05 avril 21

Ils sont nombreux qu’un bataillon de l’armée, en allant en guerre, aiguisent leurs armes pour ce dialogue, annoncé par le président Touadéra « Dans les tous prochains jours…après une consultation nationale). Toutes les entités de divers horizons se bousculent, au risque probablement que les choses soient confuses, à l’allure où les prétendants participants qui s’excitent actuellement pour y prendre part, affichent déjà leurs intentions de tailler la part du gâteau le moment venu, l’histoire de quémander des postes de responsabilité. Le faux calcul !

Des politicards, leaders religieux et ceux de la société civile, de professeurs d’Université, les membres de la diaspora…, il y’en a sur la liste déjà fuitée, des partants pour cette rencontre dont les sujets à débattre ne sont pas encore connus, ni la date. Soit, ils (les prétendants participants) échouent et prennent dès lors le risque d’être perçus comme des « chevronnés » en participant aux foras, soit ils gagnent par la rédaction des recommandations qui sont en défaveur des populations, et s’embarquer pour une nouvelle vie, de bénéficier d’un quelconque poste politique. Un dialogue qui sera comme une rencontre de partage, quand on mesure la taille des attentes déjà affichées par les uns et les autres.

Des personnalités jamais connues du grand public centrafricain feront partie de ceux qui font travailler leurs muscles actuellement dans l’espoir d’être participant, en vue d’aller s’asseoir le moment venu afin de se bousculer pour les pattes de poulets et autres rafraichissement. En bon homme averti, ils ont fort à faire pour imposer leur profil, le format de ce dialogue, quand ils ont comme Père de la Nation, un Touadéra qui a rompu avec cette vieille pratique, une personnalité engagée à défendre et appliquer rien que les vœux de son peuple.

Sur la liste des prétendants participants à ce dialogue, de nombreux anciens ministres et hommes politiques véreux dont la plupart trainent des casseroles dans leur sillage  et dont la seule évocation de leurs noms, rappellent des scandales cauchemardesques aux Centrafricains. Des gens qui en principe, auraient dû se cacher pour des motifs de conscience et laisser Touadéra dans la bonne course de gouvernance de son pays.

Par rapport à ce dialogue, ceux qui se bousculent pour y participer, insultent les Centrafricains dont ils espèrent détourner l’esprit des affres dans lesquelles, ils les ont plongé par le passé. Tout ce qu’ils calculent actuellement, c’est participer à ce dialogue afin qu’ils reviennent aux affaires et que les pauvres s’appauvrissent. Machiavel ne ferait pas mieux !

S’il faut regarder dans le passé de certains, parmi ceux se bousculent pour ce dialogue, ou risque de se retrouver avec des dossiers sales. Il y’a des crabes, des batraciens, des vrais indésirables, des personnages aux odeurs pestilentes, responsables des souffrances indescriptibles des Centrafricains, des grands malins qui veulent profiter de la gouvernance inclusive du président Touadéra pour ressurgir encore raison laquelle, ils vont pouvoir dissimuler les horreurs de leur passé personnel : « la peur c’est que les membres de ce dialogue ne soit pas des traitres et ennemis de ce pays pour maintenir le Centrafrique dans une situation de ni paix et de ni guerre », s’inquiète une source politique

C’est à ce moment que les critères d’inéligibilité interviennent et remettent  en question des entités, des gens qui ne doivent pas faire partie de ceux qui sont susceptibles de participer à ce dialogue.  Un coup d’œil dans le passé et l’on sera surpris de constater que par le passé, plusieurs foras finissent par un résultat sombre. Avec ces dialogues, les Centrafricains ont été amenés à faire le ménage avec des indésirables et des pratiques qui heurtent le bon sens et la morale. Eternel recommencement oblige !

Ce dialogue serait-il un grand boulevard ouvert à tout le monde ? Alors on y va : les bons, les mauvais, les racailles aussi, des gens sérieux, les patriotes honnêtes, des braqueurs, des cannibales politiques, les bandits, tout absolument tout. Et dans cette confusion, les participants crédibles qui défendent le bas peuple, auront très peu d’espace pour se faire entendre.

Noyés dans la marre des brigands politiciens, ils seront tentés de se décourager et de céder la place aux propositions égoïstes qui pourraient enterrer à nouveau la RCA dans les mois à venir. Aujourd’hui, il est question que les points inscrits à l’ordre du jour de ce dialogue, soient connus en avance ? C’est de cette manière que les choses réussiraient. Mais, lorsqu’une drap de plomb nous couvre, les bandits politiciens auront la possibilité de se mélanger aux honnêtes gens, alors auront-ils vraiment la peine d’aller s’embrouiller avec ce dialogue, en sachant d’avance que ce sera une simple rencontre de boire, manger et d’empocher les perdiems le jour-j.

Il est inconcevable que des gens qui ont du sang ou complices des souffrances du peuple qui leur dégoulinent les doigts et de la gueule, viendront s’exhiber devant le peuple pour afficher leurs désirs cachés. C’est aussi le cas des autres aventuriers politiques digne de l’apocalypse que les centrafricains connaissent et qui espèrent prendre part à ce dialogue pour se dédouaner : « Quel sens donner à un dialogue dans un pays si les victimes ne font que se compter par millier ? »

Affaire à suivre…

@Herman THEMONA,

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