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ZHAO WǍNPING SUGGERE AUX DIRIGEANTS AFRICAINS DE DONNER L’ENVIE DE CULTIVER LA TERRE AUX PAYSANS

Bangui, le 10 mars 2024

En réponse aux questions de la presse, Zhào Wǎnpíng, député à l’Assemblée nationale populaire et vice-président de l’Académie des sciences agricoles de la province d’Anhui, estime que de nombreux pays africains sont aussi des pays agricoles et qu’ils font face aux mêmes problèmes que la Chine a rencontré il y a des décennies.

Le problème majeur auquel les chinois étaient confrontés au début de la réforme portait sur « comment se nourrir ? ». C’est la même question que se pose aujourd’hui les africains. Zhào Wǎnpíng propose aux dirigeants africains d’accorder la même importance à l’agriculture, aux paysans et aux zones rurales comme l’avait fait la Chine avec sa politique des « trois ruraux ». Le premier aspect porte sur le plan institutionnel : Il faut vraiment se concentrer sur les « trois ruraux », y compris en termes d’investissements politiques et financiers.

Le deuxième aspect très important, c’est de donner aux paysans l’envie de cultiver la terre. Dans les vastes zones rurales d’Afrique, chacun doit reconnaitre qu’il faut toujours compter sur ses propres efforts, a indiqué le député Zhào Wǎnpíng. L’Afrique dispose des terres qui sont très fertiles. Mais les gens ne veulent pas travailler. Ils travaillent juste pour gagner un peu d’argent pour manger.

Le troisièmement aspect, la Chine a mis en œuvre la politique dénommée « Une Ceinture, Une Route » depuis 10 ans. Ce qui a permis d’obtenir des semences de riz hybrides d’Anhui, qui sont les plus exportées en Chine, principalement vers l’Afrique, l’Asie de l’Ouest et l’Asie du Sud. Dès l’instant où l’Afrique est l’un des principaux marchés de la Chine, le parlementaire chinois suggère que la Chine et l’Afrique développent davantage la coopération Sud-Sud afin de faire bénéficier aux pays africains des nombreuses semences en provenance de la Chine, le personnel technique chinois, comme ceux de l’Académie des sciences agricoles d’Anhui qui se sont au Zimbabwe pour aider les paysans à cultiver le maïs, le soja et les pommes de terre.

Selon Zhào Wǎnpíng, la culture de la pomme de terre, qui a un rendement élevé, peut aider à résoudre les problèmes alimentaires de base. Pour le cas de Zimbabwe par exemple, dans le cadre de la Coopération entre les deux pays, la Chine a mis à disposition un expert en pommes de terre qui s’y rend 3 à 5 fois par an en mai pour apporter ses meilleures variétés à haut rendement et résistantes aux ravageurs. Il forme également les exploitants agricoles et les agriculteurs africains à les utiliser. En plus du Zimbabwe, la Chine appuie également le Soudan du Sud, le Soudan et l’Éthiopie avec du personnel technique agricole dans différentes provinces pour les aider à augmenter leurs rendements et diversifier leurs cultures.

En réalité, les grands défis de l’Afrique pour son développement économique et agricole concernent les équipements agricoles, les engrais et les semences. Pour soutenir le développement agricole et encourager les paysans à cultiver la terre, les dirigeants africains doivent s’inspirer de l’expérience chinoise en subventionnant l’agriculture en général. Cette politique a été très efficace en Chine, affirme Zhào Wǎnpíng. L’aide internationale peut être sollicitée en cas de problème financier.

En se référant par exemple au Programme alimentaire mondial des Nations Unies ou la Banque mondiale qui ont aidé la Chine à améliorer les sols et à augmenter la production alimentaire au début de la réforme et de l’ouverture en Chine.

L’agriculture doit être pratiquée à grande échelle pour correspondre aux nouvelles forces productives.

@Interview réalisée par

Patrick Brian MOGANI Pékin, Chine

 

 

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