Centrafrique : Shut ! Silence ! On massacre au nom de l’impunité.

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Bangui, le 13 novembre 17

Un simulacre de calme précaire règne sur l’ensemble du territoire en ce moment et plus particulièrement dans les zones occupées par les groupes armés. C’est peut-être le temps que les familles des villes de Batangafo, Kabo, Kembé,Gambo pleurent, enterrent leurs morts et finissent les funérailles. Cependant les criminels impunis s’approvisionnent et révisent leurs stratégies pour des nouveaux massacres.

Les Centrafricains, à force d’endurer les crapuleux et meurtriers actes des groupes armés, quel que soit leur appartenance, commencent à se faire réellement une idée précise de leur mode opératoire. A force également de se sentir abandonnés à eux-mêmes, chacun essaie de se prémunir des moyes d’autodéfense car devenu nécessaire.

Le peuple ne tient plus et ne veut plus servir de chair à canon pour ces barbares sans scrupule vu l’intransigeance et l’acharnement du Conseil de Sécurité à maintenir la Centrafrique dans l’embargo sur les armes qui lui est imposé alors que les groupes armés ont les mains libres pour se ravitailler allègrement.

Même si la volonté de la Communauté internationale et les Nations Unies est d’enfoncer davantage la Centrafrique dans sa crise pour trouver les raisons de la présence des casques bleus dans le pays alors qu’ils ne font absolument rien pour exécuter leur mandat, le peuple s’est décidé à assurer lui-même sa protection.

C’est en cela qu’un brave fils du pays qui a participé aux opérations de délogement des séléka du village Saragba, localité située sur le territoire Centrafricain, juste à la frontière avec le Tchad lance cet appel :

« Ne soyons plus comme des bêtes à égorger! Préparons nos longs couteaux. Celui qui se permet d’aller faire le braquage, ou tout autre acte nuisible à ta vie et celle de ta famille, Centrafricain ne craint plus rien. Eteind ta lampe à pétrole et tranche lui le coup et son vilain pénis de braqueur même ses vieux testicules. Il faut les trouer avec ton couteau bien tranchant! Nous avons dit « Plus jamais ça  » en Centrafrique! Désormais, il faut apprendre à se défendre par soi-même et avec  tous les moyens possibles, puisque nous n’avons pas de défenseur, qui attendre ? ».

Ce compatriote que par respect et désir de protection, nous taisons son identité s’insurge contre les ONGs internationales qui, prétendant œuvrer pour apporter une assistance humanitaire, mais qui, en réalité, sont les pourvoyeurs de ces bandes armées, qu’ils incitent à la violence et au carnage juste pour formaliser leurs raisons d’être en Centrafrique. Voici ce qu’il dit :

« Les ONG internationales doivent cesser de jouer aux anges, aux pompiers et en même temps être le véritables instigateurs du massacre des Centrafricains en servant de camouflage aux assassins. Il n’est un secret pour personne que notre malheur fait le bonheur de ces ONGs internationales et les UN. Plus on s’entretue, plus ils ont une raison d’être là et prendre des gros salaires. Cela est connu. Sauf les ignorants complices collaborent avec eux et sont astreints à ne rien dire en signant des contrats accompagnés des serments écrits afin de ne jamais rien dire  sur ce qu’ils voient ni alerter si les escadrons de la mort sont à 0 mètre. Centrafricains, sommes-nous des bêtes sauvages? Nous laissons nos compatriotes se faire massacrer pour enrichir les esprits malins? Des faux secrets professionnels de domination et tyrannie! Molengue ti Bè Afrika ye ni à fou sein fou awè !!! »

Une alerte pleine de sens et qui doit servir de mot d’éveil pour une autodéfense efficace et durable.

Herman THEMONA

LPC,

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