Centrafrique : Opposition centrafricaine contre un prétendu dialogue avec la «CPC» concocté par la CEEAC qui continue de se faire enregistrer

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Bangui, le 26 févr.-21

Au moment où les autorités centrafricaines commencent à prendre leurs responsabilités pour la libération totale du territoire centrafricain pris en otage depuis 2013 par des terroristes, la CEEAC est sortie pour ramer à contre-courant des actions en cours. À l’initiative des services de Renseignement Angolais, une réunion de la délégation de la CEEAC et des représentants de la «CPC» a eu lieu au Tchad (pays qui soutient la CPC), afin de déterminer les intentions réelles de ce groupe. Le Sommet de la CEEAC doit se tenir à Luanda le 2 mars, où les dirigeants de la «CPC» devraient être invités. Mais à quel dessein ? Chose que les Centrafricains ont dit non !

C’est ainsi que dans la matinée du lundi 22 février, plusieurs Centrafricains ont manifesté leur position face à cette situation pour dire non à cette manigance montée de toutes pièces. Le peuple connait  pertinemment la responsabilité de la CEEAC dans la crise centrafricaine. En 2013 un général de la CEEAC en la personne de Jean Marie Michel Mokoko a dit haut et fort que «Si la Séléka franchie la ligne rouge de Damara, c’est déclarer la guerre à tous les pays de la CEEAC». Diantre ! Qu’est-ce que les Centrafricains ont constaté par la suite ? L’on sait que c’est cette même CEEAC qui a prêté main forte à la Séléka pour renverser le pouvoir à l’époque de Patassé et Bozizé. Aujourd’hui, la CEEAC veut faire les yeux doux à l’ancien président François Bozizé, l’assoiffé du pouvoir afin d’exécuter un plan machiavélique orchestré par le Tchad et la France. Cette pratique est connue de tous les Centrafricains d’ailleurs. Pour ce faire, l’un des anciens leaders de la Séléka, nommé Abdel Kader Kalil était à la tête d’une manifestation de toutes couches sociales dans la journée du lundi 22 février 21 devant le siège de la CEEAC pour dire non à ce complot ourdi de l’extérieur.

Pour Abdel Kader Kalil, «Le monde entier sait que le 27 décembre dernier, le peuple centrafricain a choisi démocratiquement son président. Et comme il est déjà élu, nous devrions consentir nos efforts pour le soutenir pour que la paix revienne  définitivement dans le pays. Malheureusement, des compatriotes de mauvaises foi ont noué des relations avec des mercenaires étrangers pour venir détruire et tuer les Centrafricains. Nous avons appris que la CEEAC est en train d’initier un dialogue entre des leaders de la «CPC» et le gouvernement. Et en tant qu’ancien leader du groupe armé l’UFDR converti en activiste de paix, je suis venu remettre un mémorandum pour dire non à l’idée de dialogue avec la «CPC». Il faudrait que la CEEAC puisse aider la RCA à être un pays souverain».

@JLG, 

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