Lepotentielcentrafricain.com

CENTRAFRIQUE : LE MINISTERE DE LA DEFENSE DOIT FAIRE PREUVE DE FERMETE DANS SA MISSION

Bangui, le 14 janv. 22

Le pays connaît un grave dysfonctionnement au niveau de certains ministères qui constitue un handicap à la mise en œuvre de la politique du Président de la République. C’est ce que l’on constate avec un certain laxisme constaté au niveau du ministère de la défense qui peine à assumer sa mission en dépit de la confiance du Chef de l’Etat.

 Certaines personnalités en qui le Président leur a placé sa confiance en leur confiant des responsabilités importantes commencent à faire preuve d’une certaine lassitude. C’est le cas de dire au niveau du ministère de la défense voire l’Etat-Major de l’armée où l’on se rend compte qu’il y a un laxisme au niveau de la chaine du haut commandement de l’armée.

Bien que l’on assiste à une montée en puissance de l’armée grâce à l’appui de certains partenaires bilatéraux, les choses ne semblent pas bien se passer au niveau du ministère de tutelle et l’Etat-Major de l’armée. En confiant le ministère à l’un de ses proches, l’on croyait ce défis pouvait être relevé surtout qu’il bénéficie de la totale confiance du Numéro Un centrafricain, il n’est pas vraiment le cas. Plus de six mois après sa prise de fonction, le ministre en charge de la défense peine à imprimer ses marques.

Cela se perçoit par une certaine indiscipline qui est en train de caractériser l’armée à un moment où le pays est toujours sous tension des menaces des groupes armés dans certaines villes de province.

Aux dires de certains observateurs, le ministre en charge de la défense n’arrive pas à imposer son autorité au sein de l’armée, ce qui donne l’occasion à certains hommes de rang, officiers subalternes, supérieurs et autres officiers généraux de ne faire qu’à leurs têtes.

En témoigne la dernière décision du ministre Bireau où il a interdit les détonations d’armes lors des festivités de fin d’année. Bien que saluée par saluée l’ensemble de la population, elle n’a pas été suivi d’effet. Et ce pourquoi l’on craignait est arrivé avec la mort d’homme et de cas des blessés.

Autant dire que le ministre de la défense n’a pas su asseoir son autorité au sein du département dont il a la charge. C’est déjà une preuve d’une incompétence de la part du ministre qui vient de prendre fonction il n’y a pas longtemps.

La responsabilité de ces dérapages incombent également au Chef d’Etat-Major de l’armée qui dont on ne sent pas l’autorité dans la chaine du haut commandement militaire de l’armée.

Comme l’on sait tous, le ministère de la défense est un département de souveraineté jugé très sensible en vertu des missions qui lui sont dévolues. Il est donc important de ne pas le gérer avec sentiment mais plutôt avec beaucoup de rigueur et de prudence. De l’avis de certains observateurs, il n’est pas question de maintenir des personnes incapables d’assumer leurs fonctions comme le souhaite le Président de la République.

«Aujourd’hui tout le monde sait que le pays est encore sous tension. Le Ministère de la défense est le seul Ministère qui doit battre le fer face à cette situation. Mais le Ministre et le CEMA ne jouent pas vraiment leur rôle. Ils gèrent le Ministère avec beaucoup de sentiment. Quand je les écoute parler je me demande qu’est-ce qu’ils font concrètement pour le bien des centrafricains qui souffrent en province. Mais à mon avis, le Président de la République s’est largement trempé», a martelé un centrafricain sous couvert d’anonymat.

D’après certains centrafricains qui vivent en provinces « l’armés centrafricaine manque de dotation en matériel de guerre. Nous avons vu comment est-ce que les rebelles manœuvrent sur le terrain. Grâce aux alliés, on est en paix. Nous demandons au gouvernement de sortir de sa carapace et de prendre des mesures nécessaires pour les FACA qui parfois reculent devant les ennemis. Ceux qui représente l’Etat dans les provinces savent très bien ce qui se passe au sein de l’armé mais ils ne peuvent pas oser parler de peur de mettre en danger leur poste », a indiqué une autre source.

C’est même pour cette raison que les élus de la nation n’ont cessé d’élever la voix pour décrier la situation sécuritaire qui est en danger. Devant cette situation, il est impérieux que le Président de la République et le Premier ministre puissent prendre leurs responsabilités pour arrêter cette hémorragie.

Sur la question, nous avions essayé de nous rapprocher de certaines sources proches du ministère de la défense qui malheureusement refusent de se prononcer sur la question. Mais à en croire certaines sources, c’est le déficit de communication qui est la cause cette anomalie au sein de ce ministère.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quitter la version mobile