Centrafrique : Frédéric-Théodore Inamo : meilleur thermomètre de la Douane Centrafricaine.

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Bangui, le 13 novembre 17

Photo de la Direction Générale de la Douane Centrafricaine

Nommé il y a à peine deux ans à la tête de cette grosse source d’entrée des devises dans la caisse du trésor public, le DG Inamo multiplie les initiatives pour rendre performante la Douane de Centrafrique. Coup de rétroviseur et vision future de ce brave et clairvoyant fils du pays.

Visionnaire, entrepreneur tout risque et doué du sens des initiatives rénovatrices, l’homme a su faire parler de lui en moins de deux années de responsabilité à la tête de la Douane de Centrafrique. Commençons par l’actualité urgente pour en arriver au bilan de ses actions et sa vision future de la Douane.

A cause des arriérés de cotisations à l’Organisation Mondiale de la Douane (OMD), la République Centrafricaine avait été suspendue à la participation aux assises de cette organisation depuis plus de six années. Il n’en sera plus question s’est juré Frédéric-Théodore Inamo en prenant ses fonctions de Directeur Général de la Douane Centrafricaine. L’homme savait ce qu’il veut. Tout faire pour réintégrer le pays dans le système international de gestion des douanes. Un pari difficile dans une situation de totale et grave crise qu’a traversé le pays. Mais il a réussi car les 6 ans d’arriérés ont été épurés ouvrant un boulevard à la Centrafrique pour se joindre à ses pairs et profiter des avantages que confère l’OMD à ses Etats membres.

Meilleur illustration, le DG Inamo a été convié au 6ème forum de l’OMD tenu à Tokyo au Japon début novembre 2017. Le représentant de la RCA dans ce forum se réjouit des acquis de cette grande rencontre très prometteuse en termes:

  • D’introduction du système numérique de collecte des données douanières qui se font de façon manuelle avec trop de risques d’erreurs comme en Centrafrique, ce qui n’avance nullement les structures douanières les pratiquant à se perfectionner et se hisser au niveau international ;

 

  • D’amélioration du système de renseignement douanière qui s’opérait par simple contact opérateurs économiques et douaniers, ouvrant et favorisant ainsi les cas de fraudes qui anéantissent les efforts de développement des services douaniers et la réduction considérable des recettes qui, au lieu d’aller dans les caisses du trésor public, prennent d’autres destinations ;

 

  • D’amélioration du système de gestion des risques qui passe nécessairement par l’intégration du système de géo information, de géo localisation et de géo spatial qui passe inévitablement par l’usage du scanner et la facilitation des échanges en terme d’informations douanières qu’on appelle système Sydonia+.

Selon le DG Inamo, ce forum est bien venu pour renforcer les capacités des cadres des douanes de Centrafrique qui font déjà, et sans trop de moyens, de gros efforts pour hisser le niveau de prestation de la douane centrafricaine à l’échelon mondial. A titre d’exemple, a-t-il précisé, la douane centrafricaine a fait un bon sursaut  en avant en moins d’une année franche. Elle occupait en 2015 le 186ème rang mondial et en 2017 le 156ème selon l’indice dévaluation des douanes nationales de l’OMD.

Tous ces efforts, a déclaré le DG Inamo concourent à mettre en œuvre la stratégie d’atteinte des objectifs que s’est fixés la douane centrafricaine dans sa nouvelle vision de développement de ces services. Il s’agit :

Primo : d’informatiser complètement le bureau des douanes de Béloko, charnière sur la principale route d’entrée et de sortie des marchandises entre le Cameroun et la Centrafrique afin d’éliminer l’usage des quittances et bordereaux manuels dont les manipulations  amplifient les cas des fraudes et réduisent considérablement le niveau des recettes douanières.

Secundo : Faciliter la conciliation du recueil des données douanières afin d’assurer la pleine conformité entre les informations pré liquidation et celles de la récupération.

Tertio : Procéder à l’opérationnalisation numérique de toutes les brigades de douane de Bangui qui sont déjà équipées d’outils informatiques sur le budget de l’Etat.

L’objectif général de toute cette stratégie est de bouter dehors le contact interpersonnel entre douaniers et opérateurs économiques qui facilitent et amplifie les cas de fraudes. Désormais tout se passera par voie numérique avec connexion sur un système de réseau pour éviter la manipulation.

Certes que des grosses opérations de ce genre ont besoins de gros sous. Mais évidemment, a rétorqué le DG Inamo qui a exalté la coopération active et agissante entre Bangui et Tokyo, c’est-à-dire entre la Centrafrique et le Japon avec la mise à disposition de la RCA d’un fond destiné à la modernisation de la Douane Centrafricaine et le renforcement des capacités des cadres, a conclu le DG Inamo.

Le Potentiel Centrafricain,

 

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