Centrafrique : « Fondation J’ai Rêvé » Cordaid lance des actions en faveur des survivantes de Violence Basée sur le Genre

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Bangui, le 17 nov. 17

Les crises à répétition que le pays a connues ont entraîné des conséquences graves liées à la violence basée sur le genre (VBG) dont certaines victimes gardent encore les stigmates. Et malheureusement, elles ne veulent pas en parler. C’est pourquoi des organisations humanitaires notamment la fondation j’ai rêvé, ont fait de ce sujet leur cheval de bataille. Tout a été mis en œuvre en termes du centre d’écoute pour pouvoir mener la lutte en faveur des victimes.    

En vue de mener à bien sa mission qui consiste à lutter contre la Violence Basée sur le Genre (VBG), la Fondation « J’ai rêvé » que dirige Mlle Zenaïb Mansary liz a signé un accord de partenariat avec l’ONG internationale Cordaid qui est désormais un partenaire stratégique de plaidoyer dans ce sens.

L’objectif de ce projet de lutte contre les violences faites aux femmes est de sensibiliser le public sur ce danger, de recueillir leurs témoignages et d’identifier les victimes de cette période de crises que le pays a connues et de les orienter en vue de leurs prises en charge notamment psychologique, médicale et juridique.

Pour atteindre ces objectifs, un centre d’écoute a été créé au sein de ladite fondation avec des professionnels chargés d’accueillir les victimes entre autres une para-juriste, une psychosociale dont la responsable du centre est Mme Ida Touvou.

Après 3 mois d’activités en commençant par une campagne de sensibilisation de la population de Ndress 1 le 16 août 2017, la Fondation j’ai rêvé a pu identifier un nombre aussi important des victimes. La campagne s’est faite par la sensibilisation de la masse, focus groupe et la causerie éducative.

Parmi les 50 victimes de violence de différents ordres, il y a 2 hommes. Notons qu’il existe 6 types de violences à savoir : le viol, l’agression sexuelle, l’agression physique, le mariage précoce ou forcé, déni de ressources et d’opportunité et enfin la violence psychologique.

Evidemment, un travail sérieux est en train d’être mené en termes d’écoute et d’orientation des victimes par la fondation j’ai rêvé.

Certes, quand bien même qu’on parle de la sensibilisation et d’identification des victimes pour qu’au finish elles puissent bénéficier de la prise en charge par ces organisations, à la base il est question de sensibiliser et d’encourager les victimes à réagir en vue de la poursuite de leurs bourreaux pour ne pas que les actes commis ne restent impunis. D’où le combat autour du slogan les victimes d’abord !

Le gouvernement doit également prendre conscience de la situation pour mettre tout en œuvre pour soutenir les ONG œuvrant dans ce sens à s’assumer convenablement pour que les victimes aient gain de cause en termes de réparation.

Ceci étant dit que les ministères en charge des Affaires sociales, de l’Education, de la Justice…s’impliquent chacun en ce qui le concerne de faire soit peu ce qui ressort de ses compétences en faveur de ces derniers. Car la question de suivi au niveau de ces départements pose énormément de problèmes.

Pour la coordonnatrice Mlle Mansary Zenaïb Liz, son organisation et ses collaborateurs vont continuer de travailler jusqu’à ce que les victimes puissent avoir le statut de victimes de VBG. Un exemple à suivre pour les autres organisations dans le domaine de la lutte contre la VBG. Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), il existe au moins onze mille (11.000) cas des survivantes de violences basées sur le genre dans le pays et surtout que la récente crise dans le 3e arrondissement où un individu a jeté une grenade dans la foule lors d’un concert du musicien OZAGUIN et les représailles qui s’en est suivies intra-communautaire a fait considérablement des victimes d’où des secours d’urgences aux personnes vulnérables. Pour votre gouverne, la « Fondation j’ai Révé » a été fondée par  Mlle Liz Mansary Zenaib  et fait beaucoup dans le domaine de la prise en charge des personnes vulnérables.

Alfred Salam

LPC,

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