Centrafrique : Que cachent les manœuvres dilatoires de la France au sujet du prolongement de la Minusca d’un seul mois ?

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Bangui, le 03 décembre 18

 Il est connu de tous que l’initiative de la décision du Conseil de Sécurité de prolonger d’un seul mois le mandat de la Minusca vient de la France qui pense saisir cette opportunité pour faire plier les autorités centrafricaines à sa volonté dont le principal but est de voir partir les russes du territoire national. Ainsi, contrairement aux années qui ont précédé l’arrivée de cette mission onusienne en République centrafricaine la France a réussi à faire accorder juste un mois de prolongement à la Minusca par le Conseil de Sécurité.

 Du coup, tous les observateurs politiques voient déjà un complot international contre la nation centrafricaine.

Ainsi pour ceux-là qui évoquent la thèse d’un complot, il ressort que c’est la France très furieuse de la présence russe en terre centrafricaine qui entend déverser sa colère contre les tenants du pouvoir de Bangui à partir de la Communauté internationale. Et le scénario mis en place est celui de retirer purement et simplement les forces des nations unies basées dans le pays pour la voie libre aux groupes armés dont le nombre et les moyens militaires dépassent largement ceux des Forces de défense et de sécurité qui souffre cruellement de la maladie de sous-effectif et de manque d’équipement militaire adéquat à cause de l’embargo sur les armes à destination de la RCA décrété depuis l’année 2013 par les Nations unies.

Si au cas où un tel schéma venait d’aboutir, il ne fait doute que l’on assistera en RCA à un drame humain jamais égalé dans le monde car personne ne peut hésiter un seul instant d’accepter que ce sera une fois les criminels séléka qui lanceront l’assaut sur Bangui comme cela a été le cas en 2013 où ceux-ci ont contraint par les armes l’ex-président François Bozizé d’abandonner le fauteuil pour s’exiler à l’extérieur. Il est nécessaire et important de rappeler que le nombre des morts civils centrafricains qui sont tombés sous les balles ou encore égorgés par les séléka se situe à environ 30 mille à ce jour. Alors imaginons un seul instant le nombre de morts que ces mêmes criminels pourront faire au cas où ils trouveraient le libre champ de marcher encore sur Bangui.

En attendant tous les regards des centrafricains sont braqués à New York où siège le Conseil de Sécurité pour suivre de près la décision qui sera prise au courant de ce mois de décembre au sujet du renouvellement du mandat de la Minusca en terre centrafricaine.

D’ores et déjà les députés centrafricains ont saisi les Nations unies pour exiger le renouvellement du mandat de la Minusca pour une durée d’un an et la levée immédiate de l’embargo sur les armes à destination de la RCA.

Herman THEMONA,

 

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