Centrafrique : Le gouvernement centrafricain à l’école des questions réponses des députés

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Bangui, le 26 oct. 17

photo de famille membres du gouvernement

La journée du mercredi 25 octobre 2017 n’a pas été de tout repos pour les membres du gouvernement Sarandji bis. Tous les ministres et leurs chef ont répondu présent à l’assemblée nationale et ont brillamment passé leur examen oral d’évaluation de leurs activités.

Cela était attendu de tous les Centrafricains. Savoir ce que font les ministres de leur gouvernement, ce qu’ils n’arrivent pas à faire comme le veut le peuple et pourquoi. Pour la première fois depuis le remaniement gouvernemental tant attendu, cet exercice qui devait être coutumière vient d’être fait à la satisfaction des élus du peuple et du peuple également. Un petit sondage démontrerait que c’est tout le monde qui était broché à son poste récepteur, même ceux qui travaillaient dans leur bureau, pour suivre les ministres répondre sagement aux députés comme des élèves à leurs enseignants. Tous les sujets  d’actuels et qui préoccupent la population étaient abordés : Education, Economie, Finance, etc.

De tous ces sujets, c’est la question de l’éducation qui a prédominé par rapport à certaines régions du pays dont les écoles n’ont pu fonctionner  en raison de leur occupation par les groupes armés dont beaucoup prennent les établissements scolaires comme résidence, empêchant de fait les élèves à les fréquenter. Ces raisons sont connues de tous. Mais l’inquiétude repose sur le fait que nous amorçant présentement  le début d’une autre année scolaire (2017-2018), alors que les régions de Bangassou et Bria n’ont pu terminer l’année scolaire passée et donc les élèves n’ont pu être évalués à travers les différents examens.

La réponse du ministre Aboubacar Moukadas Nour de l’éducation tient un peu puisque, selon lui un chronogramme de rattrapage est en cours d’exécution, même si cela doit trainer un peu à cause de la situation sécuritaire dans les régions susmentionnées laisse encore à désirer. Pourvu que tout aille pour que les enfants centrafricains de ces régions ne connaissent pas une année blanche, ce qui serait vraiment regrettable.

S’agissant de l’économie et particulièrement les promesses de financement du Programme de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (P R P C A), défendu bec et ongle par le président Touadéra à Bruxelles et qui a reçu plusieurs promesses de financement, le peuple Centrafricain s’est réjoui d’entendre que certains partenaires habituels ont déjà favorablement réagit et que de l’argent est disponible pour certains projets déjà en cour de réalisation  dans le cadre de la reconstruction du pays.

Somme toute, l’initiative a vraiment été appréciée par le peuple que représentent les députés et mérite d’être poursuivie régulièrement pour permettre à la population d’évaluer ses membres du gouvernement.

Hervé BINAH

LPC,

 

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