CENTRAFRIQUE : L’ARMEE NATIONALE CENTRAFRICAINE : COMMENT LA REDEPLOYER ET LA RENDRE OPERATIONNELLE ?

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Bangui, le 06 novembre 17

Cette question est sur toutes les lèvres de ceux qui ont véritablement vécu le calvaire centrafricain que la communauté internationale se plait à appeler « la crise centrafricaine ». Ce n’est pas pour rien que le peuple réclame avec la dernière énergie son armée. Celle-ci a su faire ses preuves avant d’être déchue par la volonté nuisante de certains hommes politiques. Mais au fait petit-à-petit, l’oiseau  est en train de refaire son nid.

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a effectué le 28 octobre dernier un aller -retour entre Bangui et Mongomo en Guinée Équatoriale. Et pour cause, assister à la cérémonie de fin de formation de 144 militaires centrafricains. Pour la circonstance, le Président de la République était accompagné de Mme Marie Noëlle Koyara Ministre de La Défense nationale, du Général de Brigade Ludovic Ngaïfeï, Chef d’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines et du Chef de Bataillon Jean Noël Nakounne Yandoko, Directeur Général Adjoint de la Sécurité Présidentielle.

Certes, aucun pays au monde en situation sécuritaire des plus déplorables, ne peut pacifier son territoire sans l’implication de ses propres Forces de Défense. Le sachant ainsi, le Président Touadera  n’a pas attendu pour commencer à plaider dès son accession au pouvoir de l’Etat en 2016, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies à New York, pour l’accélération de la formation des FACA. Le Chef D’État avait sollicité à tous les pays amis de la RCA l’ouverture de leurs académies aux militaires centrafricains afin d’aider les formateurs européens de l’EUTM à pieds d’œuvre depuis deux ans et compléter les effectifs ainsi formés car, selon lui, à la vitesse où va la formation de l’EUTM, il va falloir attendre plus de 5 ans pour avoir l’effectif voulu. Sans attendre, la Guinée Équatoriale du Président Obiang Nguema Mbasogo a manifesté le 1er sa disponibilité  à ouvrir un de ces Centres de formation aux jeunes centrafricains. Le Rwanda du Président Paul Kagame est le deuxième État qui a accepté de former des militaires Centrafricains et exactement  202 militaires centrafricains y suivent une formation de type commando spécial. Cela ne va pas s’arrêter ainsi. Plusieurs pays africains, voire européens accueilleront dans les jours ou mois à venir des soldats centrafricains dans le cadre de ce processus de la reconstruction des FACA.
Rappelons que le Président Touadera a déclaré à Bangui le 24 octobre à l’occasion de la célébration de la Journée des Nations Unies 2017 en présence du Secrétaire Général Antonio Guterres, que les FACA allaient être déployées aux côtés des Casques bleus dans un meilleurs délai, ceci pour tenter de palier aux insuffisances des soldats de la Minusca, mainte fois dénoncées par la population et dont le retard dans la rectification des tirs a fini par ensemencer un manque de confiance entre ces soldats et la population.
L’EUTM est en train de boucler la remise à niveau du deuxième bataillon des Forces Armées Centrafricaines. Le 1er bataillon déjà formé, celle qui provient de la Guinée Equatoriale, le contingent du Rwanda, cela peut faire environ 1 500 hommes bien nantis et sous la supervision de l’EUTM, l’espoir peut être permis pour que l’arrière-pays soit nettoyé et débarrassé de ces énergumènes mercenaires qui coassent partout, sentant leur fin s’approcher à grand pas.

Des Soldats centrafricains formés par des instructeurs israéliens dans l’académie de la Police Obiang et ceux qui vont bientôt provenir d’autres académies militaires équivalent à un seul à une centaine d’homme. Hé bien pourvu qu’ils soient dotés de moyens et redéployés, alors le sauve-qui-peut des mercenaires tchadiens et leurs sbires, on va y assister.

Herman THEMONA

LPC,

 

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