Centrafrique : Des contrôleurs financiers à conduite de lascar et de trafiquants d’influence

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Bangui, le 27 octobre 17

Henry Marie DONDRA Ministre des Finances et du Budget

 

On ne dira jamais assez du comportement de certains cadres centrafricains qui, de par leur esprit de bassesse, ne cessent de d’étier l’administration publique centrafricaine. L’illustration concrète est l’attitude des contrôleurs financiers qui ne font qu’à leur tête comme s’il n’y avait pas de règles qui régissent leur métier.

 Il n’y a pas d’école spéciale qui forment des contrôleurs financiers en Centrafrique. C’est par nomination qu’ils arrivent à occuper ce poste. Et c’est justement ce qui fait le comble que tout Centrafricain normal et soucieux de la bonne gouvernance dans les affaires publiques dénonce avec énergie.

Il suffit de faire un état de lieu ou une analyse de l’itinéraire de chacun d’eux pour reconnaître que beaucoup d’entre eux sont arrivés là non pas parce qu’ils le méritent mais par la complaisance de ceux-là qui ont la charge de les proposer à ce poste.

A l’origine et de façon générale, c’est toujours la question du népotisme, du clientélisme, de l’ethnisme, du copinage et consort, qui sont souvent reprochés aux cadres centrafricains détenant une petite parcelle du pouvoir de décision et qui en abusent comme si la chose publique était curieusement devenue leur bien personnel.

La situation présente que gère Henri-Mari Dondra, l’actuel ministre des finances et du budget qui est directement le supérieur hiérarchique de ces contrôleurs financiers tend à le dépasser malgré ses énormes capacités à arrêter l’hémorragie causée par leurs comportements.

Il s’agit de quoi exactement. Il s’agit de l’insubordination de ces supers contrôleurs financiers qui, non seulement outrepassent les règles, la déontologie et l’éthique même de leur profession pour ne faire qu’à leur tête, mais se prennent par-dessus tout comme des seigneurs que les Directeurs généraux, le Président des Conseil d’administration des institutions dans lesquels ils sont affectés doivent se saigner à craindre et à exécuter sans mot dire leur décisions souvent liées à leur humeur et non aux règlements du travail.

A la liste de ce que leurs collaborateurs des sociétés d’accueil leur reproche s’ajoute ceci :

_ non maitrise et respect de leurs attributions ;
_ piquets du ministre choisis par clientélisme dans des sociétés pour faire le beurre à son profit . Et comme l’arbre sur lequel se trouve un lézard lapidé reçoit aussi les coups de cailloux, eux-mêmes se font plus la poche au détriment du trésor public qui les paie pourtant chaque fin du mois ;

_ Raquetteurs des fournisseurs et prestataires sous menace de  boycotter le visa des documents leur donnant le droit de se faire payer par le trésor public s’ils n’alimentent pas leurs assiettes ;

_ Excellents fichistes de mensonge juste pour nuire aux DG et autres responsables des sociétés sous leurs contrôles.
_ Opposants aux instructions du Premier ministre sous prétexte que c’est du ministre Dondra qu’ils doivent recevoir leurs instructions et agir en conséquence. Même si l’on peut admettre cette théorie de suivi de la hiérarchie, mais qui finalement est le chef de tout le gouvernement dont appartient le Ministre Dondra ?

Le silence du ministre Dondra face à ces allégations est très compromettant car, aux dernières nouvelles, le ministre des finances ne veut pas faire passer le nouveau projet de décret de nomination d’autres contrôleurs financiers capables de mieux faire le travail parce que les siens n’y sont pas coptés nombreux, contrôle et instructions du PM étant de mise.

De sources bien indiquées, certaines sociétés se mobilisent déjà pour saisir les autorités pour le fait que déjà le conseil d’administration fait ce travail de contrôle des dépenses et que les réactions des contrôleurs financiers ne sont pas conformes aux règles relatives à l’application du droit de l’OHADA.

Affaire à suivre !

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