Centrafrique : Antonio Guterres reconnait la supplice des Centrafricains et s’engage à plaidoyer pour la levée de l’embargo sur les armes aux FACA

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Bangui, le 26 oct. 17

L’engagement du Secrétaire des Nations Unies à montrer les souffrances du peuple Centrafricain aux yeux du monde entier et  plaider en faveur de la levée de l’embargo sur les armes afin que les FACA soient redéployés est la meilleure nouvelle que tous les Centrafricains attendent depuis fort longtemps.

Le voyage  d’Antonio Guterres au pays du centre de nulle part comme se plait à dire l’humoriste Mamane a dû servir à quelque chose qui va dans le sens du relèvement des Centrafricains de leur triste et lamentable situation qui semblait être oubliée et qui l’est certainement car durant plus de trois ans.

Tout le monde l’a écouté dire que le peuple Centrafricain traverse une situation qui mérite d’être une véritable préoccupation de la Communauté Internationale afin qu’elle vienne massivement à sa rescousse de peur que cette situation devienne contagieuse pour le reste de la sous-région de l’Afrique Centrale.

Le voyage de Bangassou est une véritable béton armé dosé à 350 Kg/m3 pour bâtir la fondation du relèvement du pays qui a tant souffert. Il a non seulement constaté de visu, mais toucher du doigt et écouter ces femmes, ces enfants, ces personnes de 3ème âge lui dire leur total dénuement qui fait d’eux des sous hommes et non des humains du 21ème siècle, ce qui est  absolument inconcevable et intolérable lorsqu’on est un humain de l’actuelle ère.

Guterres n’a pu croire ce que ses yeux et ses oreilles ont vu et entendu. Cela relève d’une pure scène de roman ou de cinéma. Il lui a manqué seulement de verser des larmes de commisération pour montrer à ceux qu’il est allé à leur rencontre qu’il n’est pas resté insensé à leur sort. Un sort, bien entendu, qu’ils ne méritent pas mais qui leur a été imposé par des énergumènes sans cœur ni loi et avides que de leur enrichissement avec les énormes ressources du pays au détriment des ayants droit qui est le peuple Centrafricain.

Certes la sécurité pour laquelle le patron des Nations Unies tient à ce que la Minusca soit renforcée avec près de 1000 hommes est une préoccupation majeure, mais la situation humanitaire est des plus catastrophiques à l’image des déplacés internes de l’évêché de Bangassou que Guterres a pu rencontrer. Et ceci n’est qu’une infime partie de la réalité causée un peu partout en Centrafrique, et particulièrement à Bria où on dénombre plus de 45 mille déplacés internes, par les mercenaires étrangers qui veulent transporter en RCA le système des terroristes. D’ailleurs cette option des seigneurs de guerre n’a pas échappé à Antonio qui a déclaré qu’il n’y a pas des terroristes en Centrafrique mais les gens de mauvaise intention veulent copier leur système et l’ériger en   pédagogie de terreur juste pour mieux profiter des énormes potentialité centrafricaine que représentent ses ressources minières, forestières et fauniques.

Dieu merci qu’une si illustre personnalité se rende compte de ce qui vit le pays. Seulement que cela ne soit pas juste une façon de dire. Que le souci de Guterres se manifeste concrètement par une seule chose : la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique et le redéploiement des FACA qui, seuls, même en sous-effectif, peuvent réussir en un temps record, ce que les 12 mille casques bleus n’ont pu faire en trois ans.

Bienvenu ANDALLA

LPC,

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