Centrafrique : Antonio GUTERRES en action pour faire de la crise Centrafricaine une crise à ne pas oublier

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Bangui, le 25 oct. 17

Antonio GUTERRES sg des Nations Unies

Chose promise, chose due. Le Secrétaire des Nations Unies a tenu sa promesse. Il est arrivé en Centrafrique depuis hier 24 octobre 2017 pour 4 jours de mission d’évaluation de la situation sécuritaire et humanitaire.

La liesse et l’engouement étaient de mise pour accueillir le 9ème Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Des milliers de personnes, à majorité des femmes et des enfants qui sont les véritables victimes de la crise Centrafricaine, se sont massés aux abords des principales artères retenues pour le passage de cette illustre personnalité qui a été accueillie par des cris qui disaient  vive GUTERRES pour que soit sauvée la Centrafrique.

Cette manifestation de joie est loin d’être insignifiante et de peu d’importance. Plusieurs années de souffrance avec une guerre fratricide que personne ne connait les tenants et aboutissants ne peuvent que pousser les gens à faire confiance au patron des Nations Unies dont l’institution et la communauté internationale peine à trouver une solution idoine et durable à la crise Centrafricaine.

En effet, la venue d’Antonio Guterres en Centrafrique est une source d’espoir et de foi car au moins lui va devoir voir les choses de visu et pouvoir se faire le porte-parole des Centrafricains auprès de la communauté internationale et particulièrement auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui pose un autre problème au pays avec l’embargo sur les armes à destination des FACA, ce qui enchante les mercenaires qui ne cessent d’écumer l’arrière-pays.

En effet, les autorités Centrafricaines doivent d’une seule voix décrire et dénoncer l’incapacité de soldats des nations unies à pacifier le pays et à défendre les populations civiles. La question de l’augmentation de leur nombre ainsi que le renforcement des moyens mis à leur disposition est une bonne chose. Mais elle le serait véritablement si les FACA sont redéployés et travaillent ensemble avec les casques bleus. L’avantage pour les FACA, on ne le dira jamais assez, est qu’ils maitrisent les recoins du territoire et sont capables d’aller plus loin dans la brousse que les casques bleus qui arborent que les routes.

Cette situation n’est pas nouvelles pour monsieur Guterres qui dès avoir foulé le sol Centrafricain, n’a pas hésité à reconnaitre l’insuffisance des efforts de la Minusca qui n’a pas pu travail avec efficacité pour  mettre un terme  à ce qui commence à devenir une embrouille ou une merde.

Le choix de Bangassou pour une descente sur le terrain afin de palper la réalité devrait être complété par la ville de Bria où ; à cause du conflit entre des branches de la séléka entre elles-mêmes, les deux communautés  sont affectées au point que plus de 50 mille personnes (musulmans et chrétiens) soient blotties  au Pk3 où se trouve la base de la Minusca.

Les situations à Bangassou où l’évêché qui est une institution de l’Eglise Catholique sert de lieu de refuge à des sujets musulmans et celle de Bria où musulmans et chrétiens sont amenés à vivre ensemble sur le site des déplacé illustre à merveille que la situation en Centrafrique est loin d’être un conflit inter religieux comme les langues bifides veulent le faire croire maladroitement aux yeux du monde. Ce qui est totalement archi faux puisque musulmans et chrétiens ont toujours vécu en parfaite cohésion en Centrafrique en témoigne le trio constitué par le Pasteur Nicolas Grékoyamé-Bgangou, l’Imam Kobine Layama et le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, véritables disciples et  artisans.

Antonio Guterres doit savoir que c’est la politique politicienne des hommes politiques centrafricains qui enfonce le pays. A cela s’ajoute l’avide désir des mercenaires étrangers que les hommes politiques ont drainé au pays et qui se sont rendus compte de ses immenses potentialités qui sont à l’origine de la souffrance des véritables fils du pays qui sont assassinés, massacrés de façon sauvage juste parce qu’on veut les dépouillés de leurs richesses et de leur territoire.

Ces hommes politiques et leurs sbires mercenaires sont connus de tous. Mais faute d’une force dynamique pour les traquer et les envoyer devant la justice, ceux-ci prennent le devant de la scène pour opprimer allègrement.

Ce que le peuple Centrafricain peut attendre de la venue du Secrétaire général des nations Unies ‘est un indéfectible appui multidimensionnel qui permette à la Cour Pénale Spéciale de prendre véritablement la route, le redéploiement des FACA aux côtés des casques bleus pour traquer, arrêter et présenter à la justice tous ceux qui ont commis des crimes, dont les mains sont imbibées de sang innocent afin qu’ils répondent de leurs actes.

La question du DDRR que le gouvernement peine à véritablement lancer est une préoccupation des Centrafricains en ce sens que c’est la voie principale pour le un retour durable de la sécurité et de la paix. Ceux des Centrafricains qui avaient été manipulés par les hommes politique et qui se sont jetés sans trop de réflexion sur la voie du mal ont tous regretté leurs actes et aspirent cesser définitivement avec ce qui a trait à la violence et l’utilisation des armes pour tuer. Ils l’ont suffisamment proclamé pour que ce soit une vérité à porter à leur actif.

Vive Guterres pour que la Centrafrique soit sauvée. Ce cri mérite d’être entendu dans toute sa portée, sa profondeur et sa plénitude.

Bienvenu ANDALLA

LPC,

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