Centrafrique : La non-violence : une stratégie efficace pour que Touadéra gagne son pari

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Bangui, le 26 oct. 17

Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République

La violence appelle la violence. La RCA en a fait les frais durant trois années consécutives. Personne ne l’apprendra assez au président élu du pays qui, en sage homme, a choisi la voie de la non-violence pour gagner son pari de pacifier le pays et faire revenir de façon durable la paix et la sécurité en Centrafrique.

Tous ceux qui sont pressés de voire le président Touadéra agir l’ont traité d’incapable, de non visionnaire, de femmelette etc. C’est ne pas connaitre l’homme que les Centrafricains se sont rués pour élire à la tête de leur pays.

Une fois acceptée cette lourde tâche à un moment où les autres hommes politiques du pays marchaient à l’envers, le président Touadéra a proclamé pour ne pas dire promis  lors de son investiture, non seulement de ramener la paix pour tous ceux qui sont sur le territoire Centrafricain, mais d’user de la non-violence, c’est-à-dire, de la négociation pour que tous les protagonistes de la crise Centrafricaine puissent ramer ensemble et mener la barque à bon port.

La recrudescence de la violence souvent marquée par les massacres des populations civiles principalement dans l’arrière-pays a vite fait de transformer tous ceux qui étaient hier avec Faustin-Archange Touadéra en pures ennemis. Beaucoup ont quitté le navire faute d’avoir bien compris le théorème que ce professeur de mathématique a voulu utiliser pour résoudre le système d’équation qu’est la crise centrafricaine. Et pourtant, il était simple comme bonjour : « la non-violence ».

A tout seigneur, tout honneur. Aujourd’hui, l’application de ce théorème, même si elle a paru un peu plus long, est en train de donner ses résultats qui vont confondre tous ceux-là qui pensaient autre chose.

A peine un an après son élection à la tête de la plus grosse institution mondiale, voilà que le président Touadéra a conquis par des arguments verbaux et non par la guerre, monsieur Antonio Guterres qui est venu en Centrafrique, ce que d’autres pays dans des crises semblables que la RCA n’ont pu en bénéficier.

Il n’y a pas plus longtemps que Touadéra plaidait devant l’assemblée générale des nations unies la levée, même partielle de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique, voilà que le Secrétaire général de l’ONU s’engage officiellement pour demander au Conseil de Sécurité de cette institution de lever cet embargo pour permettre le redéploiement de l’Armée Centrafricaine. Que dire d’un cheminement que les mauvaises langues qualifient d’incertaine, de trop lente, mais qui donne des résultats concluants et incontestables.

Rien à dire qui n’aille dans un sens contraire. Même si l’opposition dans tout pays a cette manie de tout remettre en cause, celle de la Centrafrique, face au malheur du peuple, doit avoir le bon sens d’accompagner tout ce qui va dans le sens de la résolution durable de la crise. A ce sujet, il n’y a pas de tervergisassion. Ensemble reconstruisons le pays au lieu de continuer à jacasser inutilement.

Patrick THEMONA

LPC,

 

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