Centrafrique : Antonio Guteres à Bangui et Abdoulaye Issene fait le mort

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Bangui, le 25 octobre 17

Abdoulaye Issene, le redoutable Chef  de Guerre qui a longtemps obnubilé le Km5, a semé la panique à la Section de Recherche et d’Investigation pour se faire libérer par ses sbires, a semé la désolation et la consternation tout le long de son itinéraire pour Bria, s’est récemment renié pour déclarer être l’oiseau de la paix.

Toute l’âme, tout le corps et esprit des Centrafricains ont frémi d’émotion à entendre ce sanguinaire sans cœur qui a envoyé dans des profonds abimes des centaines de millier de Centrafricains et qui, sans vergogne, est en train de narguer leur mémoire en reniant ce qu’il était et continue de l’être  véritablement depuis l’avènement de la séléka.

Cette nouvelle manœuvre d’Abdoulaye Issène ouvre voie à de profondes réflexions et analyses à des gens de bon sens en commençant par se poser  les questions de savoir quelle mouche l’a piqué pour étaler pareille réaction ?  Que signifie en réalité cette tonitruante déclaration qu’il avait faite peu avant la venue du patron des Nations Unies? Qu’est-ce qui se cache derrière ce changement d’horizon connaissant très bien l’homme ? Quelle nouvelle visée prône-t-il ? Jusqu’à quand continuera-t-il à narguer les nouvelles autorités du pays et tout un peuple ? Est-ce seulement maintenant qu’Abdoulaye Issène et tous les mercenaires de son espèce savent et reconnaissent que ce ne sont pas les armes qui peuvent régler leurs fastidieux problèmes ? On finirait par écrire un livre de questionnement à ce sujet sans pouvoir penser à y mettre un terme car c’est vraiment de l’imaginaire et du fantasmagorique.

Lui qui a mis Bria et ses alentours en feu et à sang, disait contrôler totalement la situation et que la Minusca, ni le gouvernement ne pouvait rien contre lui, où se trouve-t-il pour faire entendre sa voix au moment où toutes les autorités sont réunies autour de Guteres pour ensemble trouver les voies et moyens de mettre hors d’état de nuire.

Sans aucun vergogne, Guteres doit de vive voix signifier la portée et l’importance des résolutions que les Nations Unies prennent en ce qui concerne la crise Centrafricaine. Celles concernant l’usage de la force pour défendre et protéger les populations civiles doivent être mieux comprise de par la bouche du Secrétaire général de sorte qu’aucune attaque contre les populations civiles par les groupes armés qui ne veulent pas se ranger dans le processus du DDRR, ne soit désormais tolérée.

La Minusca n’est plus en odeur de sainteté avec les populations civiles de Centrafrique qui l’accusent d’être de connivence avec les groupes armé juste parce qu’elle traine trop à intervenir militairement lorsque des populations civiles sans armes sont pris en otage par les groupes armés. Bien qu’à Bocaranga, la Minusca a pu opérer des frappes qui ont été salutaire pour le retour des populations dans leurs maisons, cela a été jugé trop tardif et pas dissuasive pour prévenir d’autres tentatives de ce genre.

Mais avec la venue du patron de l’ONU, on espère un recadrage normal des choses.

Hervé BINAH

LPC,

 

 

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