Le cœur de la population de Bangassou réchauffer par la visite présidentielle

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Bangui, le 19 octobre 17

 Les langues fourchues  disent que Touadéra a fait le médecin après la mort du patient. Mais ce qu’il faut retenir est que mieux vaut plus tard que jamais.

Faustin Archange TOUADERA Président de la république

Le Président de la République son Excellence Faustin Archange Touadera s’est rendu le mardi 17 octobre 2017 à Bangassou, Chef-lieu de la Préfecture du Mbomou.
Il est allé à la rencontre des populations meurtries par les événements déclenchés au mois de Mai 2017 qui ont fait des victimes et provoqué le déplacement de nombreuses populations et s’enquérir de la situation sécuritaire.
Cette brève que nous avons reprise de la dépêche de nos confrères du service de communication de la présidence en dit loin sur la motivation de Touadéra. « Etre toujours prêt de ses électeurs et partager avec eux leurs souffrances, leur calvaire.

A écouter les ondes tant nationales qu’étrangères, il n’y a que Touadéra et Trump des Etats Unis qui se rendent sur le terrain des catastrophes et vivre avec leurs populations leur désolation. Ceux-là qui baillent leurs vindictes irréfléchies ne le font pas, aucunement.

Même opposants, ils ont été élus par ces populations qui se font massacrées quotidiennement. Alindao, Bangassou, Bria, Zémio, Mobaye, Bocaranga, Kembé, et maintenant Pombolo pour ne citer que ceux-là, des populations sont allègrement massacrées par les ennemis de la paix, personne des élus de ces régions n’a bougé de peur d’être lui-même victime. Sauve-qui-peut oblige. Mais le Président démocratiquement élu est là pour le faire, et cela est mal vu.

Notre rédaction par manque de moyen n’était pas de la partie, mais un confrère nous a envoyé ce compte rendu que nous vous partageons.

« Profitant de son séjour à Bangassou, M. Touadéra a rendu visite aux déplacés internes dans le but de les réconforter et, au cours d’un meeting, a promis de juger les auteurs des exactions, se refusant à soutenir une quelconque amnistie.

La ville de Bangassou a été le théâtre de violents affrontements entre des groupes armés, affectant les civils de la région.

Les actions des groupes d’autodéfense ont grandement aggravé la situation humanitaire dans le pays. Les incursions de ces groupes ont aussi causé des morts parmi les éléments marocains de la mission onusienne, MINUSCA, déployés dans la ville.

L’intensité des affrontements a été à l’origine de la création de deux grands camps de déplacés internes, le premier à la cathédrale Saint Pierre Claver, où chrétiens et musulmans sont ensemble, et le second à la paroisse Christ-roi.

D’autres habitants ont purement et simplement choisi de traverser le Mbomou, le cours d’eau qui sert de frontière entre la RCA et la République démocratique du Congo, où ils sont cantonnés dans des camps de réfugiés. Faute d’assistance humanitaire, ces populations en détresse vivent dans le dénuement total.

En raison des pratiques barbares des groupes armés, depuis juin, les convois des transporteurs ne vont plus au-delà de la ville de Bambari (centre), pénalisant ainsi l’approvisionnement des localités du sud-est, dont Bangassou (357 kilomètres au sud-est de Bambari), et Bria (218 kilomètres au nord-est de Bambari).

Evoquant cette question au nom de la mission onusienne, son porte-parole Vladimir Montero signale que « la MINUSCA fera tout pour mettre fin aux violences ».

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