Le Chef de guerre Abdoulaye Issene : véritable capitulation ou meurtrier piège?

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Bangui, le 17 octobre 17

Abdoulaye Isssène du FPRC

Abdoulaye Issene, le redoutable Chef  de Guerre qui a obnubilé longtemps le Km5, a semé la panique à la Section de Recherche et d’Investigation pour se faire libérer par ses sbires, a semé la désolation et la consternation tout le long de son itinéraire pour Bria, se renie aujourd’hui pour déclarer être l’oiseau de la paix.

Est-ce vrai ce que la Radio Nationale a fait entendre aux Centrafricains ce lundi, 16 octobre 2017 ? Abdoulaye Issène a claironné quoi ? Ne pas, ne jamais, ne point, ne guère, ne plus ou …, quel adverbe de négation encore employé pour bien marquer ou alors exprimer ce légendaire reniement de soi-même d’Abdoulaye Issène ?

Toute l’âme, tout le corps et esprit des Centrafricains ont frémi d’émotion à entendre ce sanguinaire sans cœur qui a envoyé dans des profonds abimes des centaines de millier de Centrafricains et qui, sans vergogne, est en train de narguer leur mémoire en reniant ce qu’il était et continue de l’être  véritablement depuis l’avènement de la séléka.

Cette nouvelle manœuvre d’Abdoulaye Issène ouvre voie à de profondes réflexions et analyses à des gens de bon sens en commençant par se poser  les questions de savoir quelle mouche l’a piqué pour étaler pareille réaction ?  Que signifie en réalité cette tonitruante déclaration ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce changement de d’horizon connaissant très bien l’homme ? Quelle nouvelle visée prône-t-il ? Jusqu’à quand continuera-t-il à narguer les nouvelles autorités du pays et tout un peuple ? Est-ce seulement maintenant qu’Abdoulaye Issène et tous les mercenaires de son espèce savent et reconnaissent que ce ne sont pas les armes qui peuvent régler leurs fastidieux problèmes ? On finirait par écrir un livre de questionnement à ce sujet sans pouvoir penser à y mettre un terme car c’est vraiment de l’imaginaire et du fantasmagorique.

Revenons à cette déclaration d’abord pour éplucher la réaction du Directeur des Informations de Radio Centrafrique qui s’est allègrement employé à la commenter comme si c’était la solution magique si attendue au problème du pays qui vient d’être découverte et astucieusement appliquée et qu’on s’attendait aux résultats sans doute les plus meilleurs et que dans cette patience il fallait remplir les oreilles des gens de sincères  mots d’espoir. La réaction de ce confrère donne à réfléchir sur ce que c’est que le journalisme en Centrafrique. Ce monsieur s’est-il seulement donné le temps d’écouter  et de comprendre la profondeur de cet échappatoire de disculpation avec de sauter dessus comme un vorace prêt à dévorer tout e qu’il trouve même en total état de pourrissement ?  Lui-même s’est-il écouté après son émission spéciale comme il l’a dénommée ? C’est une véritable honte pour quelqu’un qui se dit un homme des médias et de surcroît secrétaire général du syndicat des journalistes des médias publics. Qu’il sache que la Radio Nationale n’est pas un outil pour défendre son poste mais bel et bien   le moyen d’informer le peuple. Et pour informer le peuple, il aurait pu se mettre à la place de ce peuple déchiré par les meurtrières pratiques  de ce même Abdoulaye Issène tant à Bangui que dans l’arrière-pays, se poser une série de questions telles que celles ci-dessus, chercher à avoir les réponses de l’auteur même de la déclaration et les mettre à la disposition du public comme information. Or c’est totalement le contraire que ce monsieur a fait, retournant ainsi le couteau dans des palies qui ne sont encore pas forcement cicatrisées.

Tout compte fait, le Directeur des Informations ne peut agir sans instructions de ces supérieurs a fait remarquer un haut cadre de l’équipe chargée du DDRR. Et c’est là où le bât blesse et où le peuple n’est plus en mesure de suivre le regard de ses dirigeants en ce qui concerne la question de la paix dans ce pays, a-t-il renchéri. Un autre compatriote, enseignant du supérieur a poussé haut sa réflexion à travers ses questions que l’on suppose être directement adressées à ses anciens collègues que sont le Président et le PM e que nous citons : « ont-ils pris le soin d’examiner le mielleux langage de ce déchaîné d’Abdoulaye Issène avant d’autoriser sa diffusion sur les ondes de la Radio Nationale ? Se sont-ils entourés de toutes les précautions nécessaires quant à sa reprise par des hommes politiques qui pourraient manigancer des trucs et pousser la population  à des réactions ? A vrai dire, a-t-il ajouté, c’est comme si nos autorités sont distraits de ce qui est véritablement la préoccupation du peuple ? Et cette préoccupation, c’est de voir tout de suite   la Cour Pénale Spéciale opérationnelle avec la traque et la comparution de tout ce monde de criminels. C’est de là que viendra une infime satisfaction des populations. Malheureusement, conclut-il c’est ce monde à l’envers qu’on continue d’observer.

Un sociologue, haut cadre des affaires sociales déclare ne pas comprendre que les autorités du pays et la Minusca ne comprennent pas que ces rebelles sont en train de se moquer d’elles et de les tourner en ridicule. Il a illustré sa pensée par ces mots qu’il aurait retenus de la déclaration d’Abdoulaye Issène : « Nous avons attendu le gouvernement pour enlever les barrières irrégulières qui jonchent les routes en province. Il n’a rien fait. Moi Abdoulaye Issène, j’ai commencé à le faire à sa place. Toutes les barrières  de Bria à Bambari sont déjà enlevées par moi-même. Les gens sont contents et m’ont applaudi quand je leur ai annoncé cela lors des meetings que j’ai tenus à Bria, Ippy, Bambari et Maloum où je me trouve en ce moment. Là où je suis passé, j’ai instruit tous les combattants à déposer les armes pour faire la paix. Je vais m’en aller à Alindao, Mobaye, Kémbé, Gambo, Bangassou et Zémio pour réunir tous les groupes armés et leur demander de déposer les armes et de faire la paix. Je me suis entendu avec mon frère Ali Daras avec qui je n’ai aucun problème pour mener à bien ce projet… » Ce monsieur a pris la précaution de dire que c’est dans un français d’anciens combattant et avec un ton ironique qu’Abdoulaye Issène s’est exprimé.

S’il est vrai que la question de la sécurité et de la paix tient à cœur  tous les Centrafricains, la vie des Centrafricains qui demeurent encore meurtris et la mémoire de ceux qui ont innocemment été assassiné et qu’on peut considérer comme des martyrs ne sont pas à  froisser et l’impunité ne doit pas être érigée en règle d’or.

Herman THEMONA

LPC,

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