Les immeubles de la Cité Christophe: Hauts cadres de l’Etat ou honte publique ?

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Bangui, le 17 octobre 17

vue de la cité Christophe

Que dire lorsque des agents de l’Etat, se disant des hauts cadres occupent des logements d’Etat que tout autre cadre peut aussi occuper et ne veulent pas les libérer et se livrent à des actes pillage et des destructions en quittant sous pression ?

Il est inadmissible, si non vraiment très honteux de voir des gens qu’on considère être de la haute sphère se livrer à des actes inconsidérés qui ne peuvent jamais contribuer au respect de leur dignité. Et pourtant tout centrafricain est invité par ce deuxième mot «dignité » de la devise du pays à se faire respecter à travers son comportement surtout vis-à-vis de ce qui est bien public et qui appartient à tous.

Seulement, c’est regrettable de comprendre qu’il plait à certaines personnes mal éduquées ou mal intentionnées de pratiquer ce qui n’est pas digne d’un centrafricain. L’illustration est le comportement de certains soit disant hauts cadre qui précédemment, avaient occupé les immeubles de la cité Christophe et de la Tour d’Uzes,  et qui en libérant les lieux contre leur volonté alors que les immeubles doivent être réfectionnés par la coopération Chinoise, ont emporté tout, fils, ampoules électriques, portes, fenêtres et grilles, disons, tout ce qui servait à éclairer et protéger les immeubles.

En vertu de quoi ont-ils agit ainsi ? En arrivant dans ces appartements, les avaient-ils trouvé dans ce piteux état dans lequel ils les ont rendus juste parce qu’il fallait les libérer pour réparation ? Demeurent-ils des Centrafricains qui peuvent un jour revenir loger dans ces appartements ? Ont-ils souci de faire avancer le pays ?

En tout cas le bon sens les a manqués. Alors quelqu’un qui manque de bon sens est sans vergogne, un abaissé comportemental, un destructeur, un stupide, un va-nu-pieds, un iconoclaste, en tout cas aucun adjectif ne saurait les qualifier.

C’est la cohorte de ceux-là qui sont toujours prêts à crier sur l’Etat l’accusant de ne rien faire, oubliant que c’est eux-mêmes l’Etat. Le fait de détruire l’Etat par de tels actes révèle leur propre aptitude à s’autodétruire croyant rendre du mal à quelqu’un d’autre.

Ce qui s’est passé n’est pas autre qu’un acte criminel. Les crimes dont ne cessent de souffrir le pays. C’est de la rébellion. Cette rébellion qui s’est érigée en bandes de mercenaires de tous ordres qui écument le pays.

Comme la rébellion n’est pas conforme à la loi, cette loi dont personne n’est au-dessus, elle mérite d’être punie telle que la loi le recommande. C’est pourquoi, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui doit se saisir de l’affaire. Le ministère de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat qui détient le titre de propriété de ces immeubles pour le compte de l’Etat doit promptement réagir en adressant une plainte contre ces énergumènes tout en ajoutant leur liste pour que la justice s’occupe de leur faire inculquer les notions de civisme et du respect des biens publics.

Patrick Brian MOGANI

LPC

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