Les immeubles de la Cité Christophe et de la Tour d’Uzes : les occupants vont devoir quitter par la force.

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Bangui, le 16 oct. 17


On dirait que la force est le moyen de pression préféré du Centrafricain. Il va devoir s’agir de cela pour déloger les occupants des immeubles de la Cité Christophe et de la Tour d’Uzes qui s’entêtent à ne pas libérer les lieux alors qu’ils en sont sommés depuis plus de trois mois déjà.
Le ministère de l’urbanisme, de la ville et de l’habitat, avec modestie et dans le respect de la dignité humaine, avait demandé aux occupants des immeubles de la Cité Christophe et de la Tour d’Uzes, situés derrière le building administratif de les libérer afin qu’ils soient réfectionnés. Par pure entêtement, personne n’a voulu obtempéré volontairement. Un ultimatum leur a été lancé suite à une instruction du Président de la République. Le délai est dépassé depuis ce 15 octobre 2017. Certains occupants compréhensifs et soucieux de la nécessité de la réfection de ces bâtiments, œuvre de Président et Empereur de Centrafrique, feu Jean-Bedel Bokassa qui datent de plus d’une trentaine d’années sans entretien adéquat, ont accepté de quitter les lieux sans contrainte. Mais des réticents récalcitrants ont osé défier l’Etat, pourtant propriétaire des immeubles qu’ils occupent.
Que faudra-t-il faire avec ceux-là ? Les laisser continuer dans leur entêtement parce qu’ils sont les supers Centrafricains ? Une telle chose n’aurait pas de sens et serait de nature à abuser des autres Centrafricains qui ont le même droit que ces rebelles. Oui il s’agit bien d’une rébellion citadine qui se manifeste ainsi au su et au vu de tout le monde et qui mérite d’être étouffer avant qu’elle ne s’éclore et devienne une incurable infection pour les bons fils du pays.
Et ce qu’i faut contre des cancrelats de ce genre, c’est un coup de force bien méritant. C’est-à-dire que désormais les Forces de Sécurité Intérieure doivent prendre la relève des négociations amiables qui ont été jusqu’ici menées sans succès à cause de l’incompréhension de ces énergumènes qui pensent que le fait d’appartenir à une certaine classe, leur confère le total droit de braver les autorités du pays.
De source proche du ministère en charge de ces bâtiments, la procédure est déjà enclenchée et il ne reste que les forces interviennent pour faire apprendre à ces soit disant importants homme est femmes à respecter des instructions gouvernementales.
Ce qui est d’autant plus choquant voire révoltant, est que depuis qu’ils occupent ces bâtiments, personne n’en a pris soins de telle sorte qu’ils sont tous tombés dans un pitoyable état qui ne ressemble même pas aux occupants qui dans la rue, se pavanent en véritables pachas, capable de tout alors qu’ils ne sont capables de bâtir ne fusse qu’une hutte.
Combien ils gagnent par mois ? Et pourquoi n’ont-ils pas pu construire le chez eux pour s’accaparer de ce qui appartient à l’Etat et donc à tous les Centrafricains ? L’Etat n’a pas droit à cette erreur de les laisser là. Ils doivent coute que coute quitter.
Faille-t-il ainsi saper et briser les bonnes volontés qu’ont les partenaires à venir en appui à une Centrafrique qui peine encore à émerger de la crise qui l’a si profondément enfoncé ? Les Chinois qui ont manifesté leur savoir-faire en réfectionnant le building qui lui encore comme dans le vieux temps attendent impatiemment d’embellir ces cités en réfectionnant ces immeubles. La Centrafrique n’est pas le seul Etat qui a besoin de leur argent et de leur technologie. D’autres pays envient l’engouement des investisseurs qui ont décidé de remettre le pays sur des bonnes railles pour qu’il ressemble un peu à une Capitale comme on voit sous d’autres horizons. De grâce, que des Centrafricains ne deviennent pas une entrave pour le relèvement du pays à travers ces projets. Qui a des oreilles entendent.
Hervé Binah
LPC,

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