D’Adam Djeng Conseiller spécial pour la prévention des du génocide et d’Onyanga Anianga, qui fut-il croire au sujet du génocide en Centrafrique ?

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Bangui, le 16 oct. 17

Du 8 au 14 octobre dernier, Adam Djeng, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention des du génocide, a séjourné en Centrafrique où il s’est rendu dans l’arrière-pays, notamment à Bria, ville sous l’emprise des mercenaires tchadiens et hébergeant encore un très grand nombre de déplacés internes.

Tout le monde sait que la crise Centrafricaine qui perdure depuis plus de trois décennies est complexe et difficile à résoudre. La dernière phase déclenchée par la rébellion séléka est le point d’achoppement qui a enfin mobilisé la Communauté Internationale au chevet de la RCA. Mais cette communauté internationale soutenue par l’Organisation des nations Unies ne cessent de surprendre et d’étonner le peuple Centrafricain par son comportement et ses réactions pour la résolution de la crise centrafricaine.

Les différentes personnalités qui représentent ou qui viennent en Centrafrique au nom de ces deux organisations ne s’accordent pas les violent pourtant leur objectif est commun : appuyer la Centrafrique à retrouver une issue favorable, stable et durable à sa crise.

Le dernier fait en date est la déclaration, au siège des Nations Unies à New-York de Parfait Onyanga-Anyanga, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, le 7 juillet 2017, qui annonçait sans vergogne, que la situation en Centrafrique est une voie ouverte à un génocide. Oui, le peuple Centrafricain croit ferment et confirme cette déclaration, puisque, selon Nelson Mandela : « Tuer arbitrairement deux, trois ou plusieurs personnes de la même famille, de la même communauté, de la même société, est un génocide car la volonté qui sous-tend un tel acte est de les éliminer carrément…. »

Combien de villages, de communautés, de familles ont été ainsi exterminés en Centrafrique soit par les faits des séléka, des antis balaka ou tous autres groupes armés qui agissent en Centrafrique ? Là, les Centrafricains, même s’ils n’ont pas à cœur Parfait Onyanga-Anianga et sa Munisca, ils peuvent au mois accepter cette assertion.

Mais la véritable raison de cette fallacieuse intervention de ce monsieur est de convaincre leur employeur qu’est le Secrétaire général des Nations Unies pour prolonger leur séjour en Centrafrique afin qu’ils poursuivre allègrement leurs ignobles actes d’appauvrissement du pays ainsi que l’anéantissement à petit feu de son peuple.

La persistance des violences, des tueries, des viols, des pillages, des incendies et destruction de nombreux villages poussant les rescapés à s’en fuir dans la brousse où ils sont livrés à un sort inhumain, au su et au vu des soldats casques bleus de l’ONU, est, ne le voilons pas, très loin des résolutions des Nations Unies et des engagements de la Communauté Internationale pour la Centrafrique. C’est pourquoi, il faut vraiment cesser de dire que la Centrafrique est assistée pour trouver une solution à sa crise. Elle est par contre livrée à des pilleurs, des assassins de tout ordre dont l’unique objectif est de la déposséder de son peuple afin de l’occuper et profiter de ses énormes richesses.   C’est ce que fait la Minusca.

Venons-en au récent déplacement d’Adama Djeng, le conseiller spécial du SG des Nations Unies pour la prévention du génocide, il s’est assujetti aux consignes de la Minusca, pour qui, ce qui se passe en Centrafrique ne vise que la communauté musulmane. C’est exactement ce qu’a soutenu Onyanga-Anyanga qui, pour soutenir le prolongement de son séjour très juteux en Centrafrique, a déclaré que : « des centrafricains sont poursuivis et tués parce qu’ils sont musulmans ».

La venue de ce diplomate onusien a soulevé un brin d’espoir pour le peuple centrafricain. Mais l’organisation des entrevues avec les différentes couches de la population a laissé plus d’un centrafricain dans un total désespoir. Tout a été fait pour que ce monsieur ne rencontre que les communautés musulmanes et les autorités qui sont de mèche avec la Minusca.

Résultat, voici ce qu’il a dit aux oreilles d’un peuple meurtri : « La responsabilité de protéger les populations incombe à l’Etat Centrafricain. De quel Etat parle-t-il ? Un Etat assujetti aux commandes impérialistes de la Communauté internationales et dominé par les nations Unies qui décide tout à sa place à travers la Minusca ?

Oui, la défense et la protection des populations d’un Etat lui incombent. Et il ne peut le faire qu’en s’appuyant sur son armée. Alors que dire de l’embargo imposé au peuple Centrafricain et son armée ? Pourquoi les différents groupes armés qui écument le pays ont-ils de l’armement plus sophistiqué que ce que l’Etat possède ? D’où viennent ces armes et munitions ? L’embargo est-il exécuté que d’un côté pour favoriser l’autre ?

La pagaille qui règne en Centrafrique sur fond de meurtrière et régulière attaque sur des populations civiles sans défense et les déclarations en ligne de hautes personnalités soit de l’ONU, soit de la communauté internationale témoignent largement et clairement les intentions sur l’avenir de la Centrafrique et c’est bien compris du peuple, malheureusement se sont ses élus qui ne comprennent absolument rien à la situation du pays.

Ce qui est sûr, les Centrafricains sont fatigués de ces grandes théories. Ils veulent qu’on leur laisse leur pays, que ce soit le Nations Unies ou la Communauté internationale qui brillent par l’attisassions inutile des tensions entre des frères d’hier juste par souci de s’éterniser  dans le pays et le ruiner qu’ont l’on observe partout où la Communauté Internationale et les Nations Unies interviennent. Donald Trump à raison de dire qu’il faut sérieusement réformer les Nations Unies.  Le Centrafricain dit également que la venue prochaine du Secrétaire général des Nations Unies ne changera rien à leur situation.

Hervé Binah

LPC,

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