En quoi la nomination de certains responsables des groupes armés à la présidence pose-t-elle problème ?

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  Bangui, le 15 oct. 17

Après l’entrée de quelques représentants de groupes armés au gouvernement, le Chef de l’Etat a usé de ses prérogatives en nommant aussi quelques leaders de groupes armés à la présidence. En dehors de l’ancien ministre de la défense, Joseph Yakété, toutes les autres personnalités nommées par le décret n°17.336 ne sont que des hauts cadres ou des proches des groupes armés. Il s’agit notamment d l’ancien ministre de l’urbanisme, le Général de Brigade Ousman Mahamat Ousman cadre influent du FPRC qui est nommé conseiller spécial. Assane Bouba, conseiller politique de l’UPC de Ali Darassa, devient aussi conseiller spécial du Président Touadera. Issa Bi Hamadou, est nommé conseiller spécial en matière de l’agriculture et de l’elevage. Gilbert Toumou Dea, président du MLCJ, devient chargé de mission spécial tandis qu’Eddy Ali Gonissa devient chargé de mission en matière de diplomatie à la présidence de la République.

Toutefois, au lendemain des nominations de ces compatriotes, des voix s’élèvent contre l’acte politique posé par le Président. Ces compatriotes sont traités de tout et l’on est amené à se poser la question qui est celle de savoir, «  En quoi ces nominations posent-elles problème ? N’est-ce pas que cet acte politique résulte de l’engagement du président TOUADERA à tendre la main à tout le monde ?

Ne dit-on pas que la paix n’a pas de prix ? Et si cette décision politique courageuse du chef de l’Etat peut s’avère être l’une des solutions idoines à la problématique de la paix, du revivre, de la réconciliation, ou de la cessation progressive des hostilités.

Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui la préoccupation majeure du centrafricain qui se trouve à Bria, Mobaye, Obo, Bangassou et Bocaranga, c’est le retour de la paix, à la sécurité, gage de son bien n’être,  et non pas à ces considérations fondées sur la haine, l’ethnie etc….

Au finish, l’enjeu est de taille, au lieu de se contenter sur ces futilités, ces aboiements, les autorités n’ont qu’à réfléchir sur les défis majeurs de sécurité, du DDRR, du retour des déplacés et les moyens de leur survie, car, selon cet adage « le chien aboie, la caravane passe ».

LPC,

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