La Douane centrafricaine fait des prouesses avec Frédéric-Théodore Inamo, son DG

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Bangui, le 13 oct. 17.

 

A un homme bien né, la valeur n’attend pas. C’est le cas de Frédéric-Thédore Inamo, ce brave fils du pays qui, en moins de deux ans de service à la tête de la douane centrafricaine, se fait parler de lui très favorablement au point de recevoir une lettre de félicitation de la part de son ministre de tutelle, le ministre des Finances et du Budget.

S’il y a des centrafricains véreux à la douane, il y’en a de consciencieux qui tiennent à relever le défi de la médiocrité de trésorerie publique en Centrafrique. Nommé à la tête de la douane centrafricaine en 2016, Frédéric-Théodore Inamo a juré  de faire marquer son passage dans cette institution financière de l’Etat. Cadre des finances, il n’a pas perdu de temps à vite circonscrire les problèmes qui gangrène cette principale source de recette de l’Etat.

Sachant comme tout bon leader que la principale ressource d’une institution est l’homme, Inamo a d’abord commencé par se mettre à l’écoute de son personnel, ce qui lui a permis de comprendre que ses différents cadres et autres personnels d’appui ne s’entendaient pas vraiment, d’où  la léthargie dans le travail, avec comme conséquence grave, la baisse considérable des recettes douanières, principale source de ravitaillement du trésor publique. Il s’est attelé à vite régler les différends et instaurer l’entente et la cohésion sociale entre le personnel, désormais  base d’un travail en complémentarité facilité en plus par un remaniement sur la base de la compétence et la mise en place d’une brigade mobile de surveillance bien équipée.

Deuxième constat qui a constitué une priorité, la détérioration des bâtiments qui abritent les services de la Direction générale et le manque d’équipement mobilier et matériel. Comment faire sans ressource disponible ? C’est la question que s’est posée ce nouveau DG. La réponse est toute seule venue. « Nous touchons des indemnités qu’on appelle dans le jargon QP. Pourquoi ne pas sensibiliser le personnel pour une petite contribution qui nous permettra d’embellir et d’équiper le milieu où nous passons le  plus de temps que dans nos maisons personnelles ? » L’initiative est la bienvenue a répondu le personnel qui, comme un seul homme a mis la main à la poche à travers le prélèvement d’un certain montant sur les QP, selon les catégories du personnel. Résultat, bâtiments repeints, meubles et matériels achetés. La nouvelle se répercute dans toutes les autres structures de la douane de Bangui : Barc, Aéroport, Terminal container et les autres petites structures dont les agents, par manque de meuble, s’asseyent parfois sur des casiers de bière. Tous le personnel local a vite fait de suivre l’exemple de la Direction générale insufflé par leur DG.

Toujours dans l’élan de mettre le personnel dans les conditions de son travail, et ne voulant plus tolérer les récurrents cas de retard et d’absence dans les services à cause des difficultés de transport, Inamo a commandé deux minibus pour le transport du personnel le matin et le soir. Aux dernières nouvelles, les bus sont déjà à Douala sur le point d’arriver à Bangui. Un ouf de soulagement pour les douaniers et un exemple à copier par les autres services des autres départements dont les personnels sans moyens de déplacement se livrent chaque jour à une corvée très difficilement surmontable vu  les maigres salaires qui ne permettent même pas de se nourrir seulement.

Le transport, bien sûr, étant un problème épineux, ne constitue pas à lui seul la priorité de Frédric-Théodore Inamo qui, décidément veut tout faire pour que son personnel se mette résolument au travail pour le relèvement post crise du pays. Il a pensé aussi à la question de la santé du personnel en décidant de faire construire une clinique de la douane. Le bâtiment est pratiquement terminé et n’attend que d’être équipé pour être fonctionnel. Bientôt donc, plus question d’aller tuer du temps dans des centres de santé pour les douaniers et leurs familles immédiates.

Ces efforts visant la mise à condition de travail des douaniers ne se sont pas arrêtés qu’au niveau interne ou national. Des années durant,  la Centrafrique était suspendue de participation aux grandes rencontres des organisations et institutions internationales de défense des intérêts de la douane pour non-paiement de ses cotisations. Désormais, il n’en est plus question. Le nettement sensible relèvement des recettes douanières insufflé par ce formidable DG a permis à la Douane Centrafricaine de non seulement permettre le paiement régulier des salaires et autres charges de l’Etat, mais aussi, d’apurer ses arriérés ouvrant ainsi un boulevard qui lui permettra d’être présente à des rencontres internationales.

Mais comment faire pour pérenniser ces acquis si la question de la corruption qui gangrène les services de la douane centrafricaine reste d’actualité ? C’est peut-être, non pas peut-être, mais certainement le nouveau champ de bataille de ce percutent DG, Frédéric-Théodore Inamo.

Aristote KOGBRENGAY

LPC,

 

 

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