Centrafrique : L’impunité zéro, condition sine qua non de la « rupture » est-elle décrétée que pour groupes armés ?

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Bangui, le 17 juillet 19

L’homme de la rupture, le Président Faustin Archange Touadéra a été élu pour son programme basé sur la rupture. La paix, la rupture, cette « denrée » rare, a orienté le choix des Centrafricains qui ont longtemps vécu dans la gabegie, le clanisme, le favoritisme, l’injustice et l’impunité. Donc, l’attente des Centrafricains est aussi grande. Dans sa droite ligne, le Président de la République ne manque pas une seule occasion de le rappeler.

Au regard de l’actualité, notre Représentation nationale traverse des moments de turbulence. Certains élus de la nation nommément connus, font l’objet d’accusation de malversation financière. Cette épineuse question a été à la base du départ du premier Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Karim Meckassoua. Aujourd’hui, la situation n’est guère reluisante et, certains députés n’ont pas bonne presse pour des affaires de vraies fausses factures, de surfacturation en fait, de fausses écritures comptables afin de détourner l’argent des contribuables et bien d’autres scandales financiers.

En attendant que la Commission d’Audit Parlementaire ne rende son rapport, il faut attirer l’attention du chef de l’Etat sur ces députés dont les noms reviennent le plus souvent comme, Mandaba, Tezawa et Dimbélet…sont indexés dans cette affaire. Presque à la fin de son mandat, le Président de la « rupture » doit veiller au grain pour sanctionner ne fusse qu’une fois les véreux, les mafieux et les escrocs. Une rupture sans sanctions n’en est pas une, M. le Président. Les Centrafricains suivent de près cette affaire et, si le rapport de la Commission d’Audit Parlementaire s’avère concluant, assumez-vous !

@Bienvenu ANDALLA, 

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