Centrafrique: AUJOURD’HUI, L’IMPORTANT POUR MOI, C’EST DE NOUS METTRE D’ACCORD » DIXIT M. ROGER ANDJALANDJI DE LA DIASPORA FRANCE »

0

Lu pour vous : source Mbi la gué

Nous avons pu joindre le Secrétaire National MCU de la Zone Europe. Mbi la gué, dans le souci de rester impartial et de donner la parole à tous est bien heureux de pouvoir enfin entendre une voix de la majorité présidentielle. C’est M. Roger Andjalandji, de la Diaspora de France, qui revient avec nous sur l’actualité centrafricain en nous livrant sa position, sa vision et ses commentaires. Il est connu de tous et est engagé depuis aux côtés du Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, pour insuffler une nouvelle dynamique auprès du plus grand nombre de ses compatriotes de la Zone Europe.
Suivons-le !

Bonjour, rappelez-nous qui vous êtes s’il vous plaît.
Je suis Roger Andjalandji, et suis au Secrétariat National du MCU (Mouvement Cœur Uni) en charge des relations extérieures avec un périmètre d’intervention qui est la Zone Europe. Je suis Délégué à la mobilisation des Centrafricains de cette zone. Etant Membre du Secrétariat National, je suis par conséquent Membre du Bureau politique nationale du Mouvement Cœur Uni. Pour ceux qui ne le savent pas, le MCU est le Mouvement politique qui soutient le Président de la République, Chef de l’Etat dans la mise en œuvre de sa politique.

Vous avez tenu une réunion du MCU le 22 juin dernier. Il se dit qu’elle était houleuse. Pouvez-vous nous en parler ?
Effectivement, j’ai convoqué le 22 juin l’ensemble des sections MCU de France en Assemblée Générale pour tenter d’identifier ce que certains parmi nous ont qualifié à un moment donné de crise. Il était question que nous nous retrouvions en assemblée générale pour en débattre. Nous en avons donc débattu et nous sommes sortis naturellement avec un instrument de sortie de crise qui est un instrument de remobilisation et nous l’appelons le Comité Technique Fédéral. C’est un Comité qui est investi des attributions statutaires d’une Fédération pour une période provisoire de 6 mois et d’ici fin décembre nous nous retrouverons pour en débattre.

Pourquoi autant de remous dans un mouvement politique si jeune ?
Le MCU est une formation politique au pouvoir. Il y va de soi qu’il y ait des rapports de force internes. Cela me paraît un peu normal qu’il y ait une constellation de velléités au sein du mouvement

Quelle est la vision de votre mouvement en Europe ?
C’est simple, c’est d’associer le plus grand nombre possible dont les Centrafricains de France à la démarche publique du Chef de l’Etat.

Et le MCU en Centrafrique ? Quelle est sa particularité et qu’est-ce qui le différencie des autres mouvements ou partis politiques ?
Sa particularité c’est qu’il se démarque dans un premier temps par son type d’organisation. Ce n’est pas un parti politique, c’est un mouvement avec une vocation de rassembler un peu plus large et de ne pas s’enfermer dans des obédiences historiques, gauche, droite etc ; nous pensons que c’est une obédience volontaire, nous pensons mettre l’homme au cœur de notre action et nous pensons qu’il n’y a que l’homme qui peut intervenir. Le marché politique centrafricain a évidemment besoin d’être régulé par une intervention publique, sécurité, redéploiement de l’autorité de l’Etat, décentralisation, relance sectorielle etc. Pour cela il va falloir que l’on remette l’homme au centre, il va falloir avoir une démarche volontaire pour intervenir et faire face à tout cela.

Parlez-nous un peu de la politique de votre Président, le Chef de l’Etat Son Excellence Faustin Archange Touadera ?
C’est celle que tout le monde connaît. Le Chef de l’Etat est parfaitement conscient des difficultés que connaît le pays. Il est question dans un premier temps de récupérer notre pays qui est aujourd’hui un peu dans l’abîme et naturellement de le relancer, c’est ce qui se fait aujourd’hui de manière publique dans le pays.

Que pensez-vous de la plate-forme E Zingo Biani ?
C’est une agitation politique en plus dans un contexte de recherche de paix, mais c’est tout l’intérêt. Nous sommes dans un jeu de politique de pression à la veille des prochaines échéances. C’est de l’agitation pure et simple.

Que direz-vous de l’Accord de Khartoum ?
Cet Accord a fait l’objet de plusieurs interprétations. Ce que je retiens c’est l’intention des négociateurs, des parties prenantes, gouvernement, groupes rebelles, facilitateurs etc. C’est de donner à cet Accord une fonction de produire la paix à partir des engagements, des garanties et des instruments qui sont aujourd’hui à notre disposition. Je pense que la fonction de production de paix me paraît plus appropriée pour cet Accord.

Comment voyez-vous l’avenir du pays ?
Je suis très optimiste, je pense que le pays va naturellement passer le cap actuel de crise et nous allons certainement retrouver notre pleine potentialité.

Un dernier mot ?
Ce que je crains c’est que nos citoyens ne soient pas d’accord sur le terrain des accords finalement parce qu’aujourd’hui l’important pour moi c’est de nous mettre d’accord. Pourquoi se mettre en désaccord dans un contexte où le pays est complètement à récupérer. Cela me paraît inopportun de se mettre en désaccord sur des choses qui sont capitalement inutiles. Nous aurions dû attendre la récupération du pays, nous mettre d’accord sur la manière de conduire l’Etat économiquement et politiquement.
Je vous remercie.

C’est moi qui vous remercie.

Propos recueillis par Lydie NZENGOU KOUMAT-GUERET

LAISSER UN COMMENTAIRE