Centrafrique : L’UPC traduit dans les faits l’Accord de Khartoum par la traque des éléments indociles de son groupe

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Bangui, le 30 juin 19

Certains centrafricains se doutent de l’efficacité de l’Accord politique de paix et de la réconciliation de Khartoum en déclarant que la restauration de paix et de sécurité est dans un processus bien lent. Pourtant, si on se souvient de la situation avant la signature dudit Accord, il sera évident que la situation du pays s’est considérablement améliorée. Des experts indépendants qui suivent de près la du pays concernant la mise en œuvre de cet Accord de paix, peuvent le confirment.

Selon ces observateurs, il faudra encore au moins 3 à 4 mois pour que la question concernant la restauration, disant la stabilité du pays soit une réalité. Les observateurs ont aussi porté une attention du fait qu’après la signature de l’Accord de Khartoum, certains groupes armés ont essayé de respecter leur engagement. C’est pour dire qu’avant la signature dudit Accord, les groupes armés étaient agressifs, mais après la signature dudit les choses ont changé. Et c’est vrai !

Il vous souviendra que ce dernier temps un certain Doris Assaïd, conducteur de moto âgé de 21 ans a été assassiné dans la commune de Maloum (Haute-Kotto). Après les recherches, son corps sans vie a été retrouvé. Les accusations fusent de partout pour entrainer des représailles.

L’information a été remontée à Ali Darass, chef de l’UPC dont le QG se trouve au village Gbokologbo situé à 60 km de Bambari. Celui-ci a alors demandé à ce que le criminel lui soit amené. Ali Darass était indigné par l’incident survenu. Par la suite, le criminel retrouvé a indiqué où il avait caché le corps de sa victime et a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Pour l’instant, le sort du criminel est dans les mains du chef de l’UPC. Un des commandants de l’UPC a annoncé que le criminel pourrait être remis à la justice.

Rappelons que Sidiki Abbas, chef des 3R, avait précédemment livre aux autorités, les criminels coupables du massacre survenu à Paoua le 21 mai. Cela veut dire que l’Accord de Khartoum modifie de façon positive la RCA. Sans aucun doute, il existe toujours un nombre non négligeable de problèmes dans le pays, mais il est nécessaire d’aller bien au-delà des résultats déjà enregistrés.

Nous appelons les centrafricains voire les groupes armés de suivre la voie de réconciliation et de s’acquitter du programme gouvernemental concernant le Désarmement, Démobilisation et Réhabilitation. Cela allégera les souffrances du peuple centrafricain et l’aidera à accélérer la restauration de la paix.

@Herman THEMONA,

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