Centrafrique : Satisfecit pour la fin de campagne sucrière de SUCAF avec 10000 tonnes de réalisation au bénéfice de la population et l’économie nationale

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Bangui, le 23 mai 19

Le Dg Akem à sa descente d’avion avec les responsables du site de Ngakobo

Le Directeur général de la SUCAF-Centrafrique Martin Akem, accompagné de quelques responsables de la Société et la presse, a effectué le 21 mai 2019, une visite de travail sur le site de production, situé à Ngakobo dans la préfecture de la Ouaka. L’intérêt qui porte sur ce déplacement c’est l’évaluation technique de la campagne sucrière qui vient de s’achever, bien entendu, de s’imprégner des difficultés enregistrées dans la production, l’acheminement des produits vers les dépôts de vente, et de s’assurer de la participation sociale de SUCAF dans la localité. Ah oui ! La mission est l’œuvre d’une très bonne collaboration entre la Direction administration et les techniciens du terrain.

vue en avion de l’usine de production de ngakobo

C’est ouf de soulagement pour les travailleurs qui viennent d’achever cette campagne sucrière avec beauté, malgré les difficultés endurées. A l’arrivée sur place à Ngakobo, le Dg Martin Akem a eu à échanger avec les différents responsables du site de production dont l’occasion lui a permis de leur donner de grandes orientations pour qu’ils s’adonnent beaucoup plus au travail afin que la prochaine campagne sucrière 2019-2020 soit hautement fructueuse pour la cause voulue. Dans cette politique de production pour les années à venir, SUCAF-Centrafrique se propose déjà à investir autant de fonds sur le site de production afin qu’il recouvre une autre image d’une très grande Entreprise dont la probable production en termes de campagne est estimée à environ 18000 tonnes afin que le besoin de consommation soit satisfaisant sur l’ensemble du territoire national. 

Avec une prévision de plus d’un milliard d’investissement rien que pour le renforcement technique de son Usine, SUCAF-Centrafrique en dehors des actions sociales entreprises : le centre de santé et l’école qu’elle prend en charge (rémunération des soignants et enseignants) avec tout le personnel, y compris les matériels (les produits pharmaceutiques, les matériels didactiques) de travail fournis gratuitement.

mise en sac du sucre

L’appui multiforme de SUCAF-Centrafrique à la population de Ngakobo et ses environs, estimée de 35 à 45.000 habitants sont palpables du moment où ces derniers sont sous la couverture de santé gratuite. Souvenez-vous que la même Société, durant la période de crise traversée, hébergeait les déplacés dans ses locaux lesquels, ils bénéficient encore au jour d’aujourd’hui de l’assistance humanitaire de SUCAF-Centrafrique. Point n’est besoin citer autant de réalisations de cette Société citoyenne, il suffit de nous lire dans ce grand reportage effectué sur place avec l’intervention de certains responsables du site de production.

La réalité du terrain…

congratulation du Dg, à l’endroit du personnel

A Ngakobo, les populations sont toutes reconnaissantes de la contribution sans relâche de SUCAF-Centrafrique qui leur apporte des moyens adéquats. Raison laquelle, SUCAF-Centrafrique qui tient à ses engagements d’abord, pour l’intérêt national, propose de d’amplifier ses réalisations sur le terrain pour l’accroissement de sa production. Et c’est ce que le Dg Martin Akem a confirmé dans une interview accordée en prélude à cette visite de terrain.

 

M. Emmanuel OUAÏMON le Directeur de site de production de Ngakobo

M.Emmanuel OUAÏMON qui est d’ailleurs le Directeur de site de production de Ngakobo a confirmé que la campagne sucrière vient de terminer, après avoir broyé durant la production, quatre vingt douze mille tonnes de cannes à sucre. Et donc l’objectif est presque atteint dont la prévision était d’arriver à quatre vingt quatorze mille tonnes. Pour arriver à cette production selon M. OUAÏMON, il a été question de mobiliser les ressources humaines, avec un effectif de 1200 personnels qui travaillent sur le site, entre autres, les manœuvres journaliers qui s’occupent de la culture et au ramassage des cannes à sucre.

« Vous avez les engins qui transportent les cannes, puisque quotidiennement, on octroi 500 tonnes de cannes et il y’a des points ou on peut avoir 600 tonnes de cannes pour extraire 60 tonnes de sucres. Donc, depuis novembre on a extrait 8894 tonnes de sucres et nous tendons vers 9000 tonnes sinon un peu plus », A-t-il indiqué dans une interview accordée tout en ajoutant que pour une campagne qui dure 6 mois, de novembre jusqu’au mois de mai ou début juin. C’est pour dire que pendant la saison pluvieuse, ils ne travaillent pas parce que les machines se reposent pour les travaux d’entretien et autres.

En cette fin de campagne, le Directeur du site de production de rassurer que les consommateurs vont être approvisionnés suffisamment du fait de stock considérable des produits avec 9000 tonnes. Pour l’acheminement des produits au niveau de la capitale et autres villes du pays, celui-ci de préciser que cela se fait essentiellement par la voie terrestre dont les tracasseries ne manquent pas, notamment les transporteurs qui se plaignent constamment.

Exactement ! Cela a un impact, parce que certains transporteurs n’entendent pas payer cette taxe  routière qui s’élève souvent à 80000 FCFA, ce qui amène à payer un peu plus d’argent à ceux qui veulent bien transporter les produits.

Dans une telle activité de production, la presse s’est rendue compte que les difficultés que les employés du site rencontrent sont d’ordre logistique mais certaines sont liées aux machines, puisque vous savez, cette Usine de Ngakobo a été construite en 1984. De ce fait, certains équipements commencent déjà à s’essouffler. Autrement dit, certains équipements doivent être remplacés.

En dehors de ces équipements, nous avons constaté que le personnel s’est bien mobilisé pour travailler d’une manière dynamique, et c’est ce qui a permis que la production atteigne toujours la prévision.

Pour le Directeur du site de Ngakobo, li n’y a qu’une seule alternative pour pallier à ces diverses difficultés,  notamment la commande des pièces de rechange, sous oublier la question liée à la signature Protocole d’Accord de partenariat avec le gouvernement qui traine. « On devrait mobiliser 15 milliard pour renouveler nos équipements et ces équipements ne peuvent qu’acheter si nous signons l’Accord avec le Gouvernement. Hors, c’est ce qui n’est pas fait et qui risque à long terme de causer un sérieux handicap », A souligné M. OUAMON qui reste rassuré qu’il y’a des points d’achoppement liés à la signature de ce Protocole d’Accord, mais il y’a une entente qui est en cours entre le Gouvernement et la SUCAF pour permettre à ce que les deux parties reviennent au bon sentiment.

Comment se fait la culture de la canne à sucre en question…

Sylvère Ngaissona TOUADOKA, le Directeur des cultures de SUCAF-Centrafrique

Sylvère Ngaissona TOUADOKA, le Directeur des cultures de SUCAF-Centrafrique que nous avons rencontre également au cours de mission, a précisé pour sa part qu’ils ont au total 1830 hectares de canne à sucre sur le site. Avec une démonstration faite sur la plantation de la Canne à sucre, disant la récolte verte et brûlée à travers la coupe manuelle, le ramassage dont l’impact est que, « quant les cannes à sucre dure un peu 48h, il y’aura une transformation sur elles, d’où nécessité de les couper automatiquement».

Ce dernier de profiter des micros de la presse pour préciser que les difficultés rencontrées souvent sur le chantier, c’est d’abord les moyens de transport pour pouvoir déplacer les paniers afin qu’ils puissent charger les cannes.

De la culture à l’usine de fabrication, ce qu’il faut savoir…

Le chef service de fabrication du sucre M. Gaspard Bassou

La mission du Dg Martin Akem, son staff et la presse sur le site de production de Ngakobo a porté vraiment du fruit avec les détails connus. Le chef service  de fabrication du sucre  M. Gaspard Bassou nous situe que la fabrication du sucre se passe sur 5 étapes : La première est d’abord la réception des cannes à sucre du champ, leur préparation, l’extraction du jus, ce jus de la canne qui n’est pas du tout pure et qui doit subir une étape de traitement pour le rendre claire et consommable. Concernant les fibres qui constituent la canne à sucre, elles vont passer à la chaudière pour être brûler dont ses vapeurs seront envoyés au niveau de la centrale électrique pour produire le courant électrique.

« …La canne à sucre après découpage, est lavée et puis envoyée dans un appareil qu’on appel diffuseur. Mais bien avant on y ajoute de l’eau chaude 50% ça veut dire que plus de 70% d’eau qui était de la canne venant du champ, plus les 50%, on a 120% d’eau dans le jus et donc, on a l’épuration on fait traiter ce jus et ça devient clair. C’est-à-dire, on a enlevé toutes les saletés qui s’y trouvait et après on envoi. Ce jus à une étape d’évaporation. C’est-à-dire, extraire le maximum de l’eau et faire concentrer le syro. Ce syro va t-être envoyé pour la création de cristaux de sucre pour avoir une masse cuite…on envoi pour pouvoir sécher après son humidité… », A expliqué M. Bassou Gaspard qui ajoute qu’après ce travail d’étape, le produit est prêt pour la consommation.

Pour conclure ce grand reportage effectué sur le site de production de SUCAF-Centrafrique, il y’a lieu de préciser que les perspectives présentées par le Directeur général Martin Akem et ses techniciens pour la prochaine campagne, sont convaincantes et  rassurent l’opinion nationale et internationale sur son engagement à soutenir la population et ainsi, contribuer à la croissance de l’économie du pays.

une vue de plantation de canne à sucre en avion

A suivre…

Hervé BINAH,      

 

 

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