Centrafrique : Le feuilleton qui brûle au Ministère de la Sécurité publique accoucherait un mémorandum qui exigerait le limogeage de Linguissra

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Bangui, le 20 avril 19

L’actualité du pays reste dominer par le feuilleton du Directeur général de la Police Bienvenu Zokoué et le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara qui se préparerait à faire ses bagages pour débarquer du gouvernement. Cette grave affaire pousserait les policiers qui déposeraient un mémorandum aux hautes autorités du pays, sollicitant ainsi le limogeage du ministre Linguissara qu’ils ne comptent plus travailler avec lui. Donc, les hautes autorités du pays ont déjà pris toutes les dispositions pour… ?

Qui n’a pas suivi ou du moins n’est pas au courant de l’acte gravissime qu’a posé Henri Wanzet Linguissara qui se croit incontournable et au-dessus même des institutions qui ne relèvent de sa compétence ? En tout cas, le comportement du ministre Linguissara a fait couler d’encre et salive à tel point que celui-ci ne serait plus en odeur de sainteté dans le gouvernement.

Comment ce dernier peut faire injonction sur un dossier qui relève purement et simplement de la compétence des officiers de la police judiciaires, exerçant ainsi directement sous l’autorité du ministre de la Justice, du Procureur de la République voire le procureur général ? Comment comprendre qu’une affaire qui doive suivre correctement sa procédure judiciaire normale puisse être cassée par un ministre qui ne fait qu’accomplir ses désirs douteux? Voilà autant de questions qui taraudent les esprits des uns et des autres en ce moment. Donc, on peut protéger son parent s’il affiche une attitude qui est contraire à la Loi !

Sous d’autres cieux, l’acte posé par le ministre Linguissara doit être réprimé sévèrement pour que, plus jamais quelqu’un oserai le faire dans l’avenir. A titre de rappel, une bande des faussaires a été décelée par les forces de sécurité intérieure (les éléments de l’OCRB). Ces faussaires (camerounais) qui se sont constitués dans un réseau de confection de passeports, permis de conduire, cartes de séjour, cartes grise, faux cachets et autres documents au nom des autorités du pays, ont été mis aux arrêts avec à leur tête, un certain Letto Vivien qui est le beau-frère direct du ministre Linguissara.

C’est au moment où les procédures normales sont donc lancées en vue de leur incarcération à la prison que Linguissara a ordonné qu’ils soient relâchés et transférés dans leur pays d’origine. La raison est simple, c’est parce que le ministre Linguissara éviterait que son beau-frère Letto ne soit croupit dans la geôle. Ce dernier(Letto) a regagné tranquillement son domicile sur instruction ferme de Linguissara qui, à vrai dire, sort des règles du jeu, foulant ainsi aux pieds les Lois qu’il est censé respectées en tant qu’officier de la gendarmerie. Quelle bassesse !

Le Directeur général de la Police Bienvenu Zokoué qui se voit saboter dans la mission qui lui est confiée, car l’OCRB exerce sous son autorité, n’a pas tardé à réagir lui qui naturellement, ne se tait pas face à une bêtise. Dans son parcours professionnel, le Dg Zokoué est apprécié par ses frères d’arme pour sa franchise, son sens de loyauté, son courage et sa détermination à combattre le mal par sa racine.

C’est ainsi que le Dg Zokoué a brisé le silence en dénonçant sur les ondes ces conduites filous d’un ministre de la République. Le Dg Zokoué a donc le soutien de l’opinion nationale lequel, il a fini par étaler les dégâts que Linguissara commettrait. Des intentions du pouvoir par les coups de force montés contre le président Touadéra (cas de troubles survenus à Bambari lors de la JMA), le financement des terroristes du km5…plusieurs choses ont été révélées sur le ministre Linguissara dont lepotentielcentrafricain.com ne fait que relayer ce qui est dit.

Les autorités du pays ont trouvé donc salutaire l’acte de bravoure du Dg Bienvenu Zokoué qui leur a permis de comprendre beaucoup de chose sur ceux qui veulent maintenir le pays dans le chaos. Le président Touadéra et le premier ministre Ngrébada sont très sensibles à cette affaire qu’ils proposent de gérer très rapidement. De mémoire, certains ressortissants centrafricains sont coupables de plusieurs actes blâmables lesquels, ils sont incarcérés au Cameroun, en Guinée Equatoriale et au Congo. Mais du jamais, ces derniers soient relâchés par les autorités de ces pays, mais emprisonnés pour qu’ils purgent leurs peines.

Pourquoi, en Centrafrique cela ne se passe ainsi ? Le pouvoir de Bangui qui tient à restaurer l’Etat de droit ne peut aucunement passer un coup de chiffon sur le cas Linguissara qui suscite l’exacerbation de tous les observateurs de la vie politique. Autrement dit, peut-on commettre une faute lourde qui mérite la prison et contrairement on se retrouve libre sur instruction d’un ministre ? Non et non ! Un pays qui se dit démocratique ne peut pas fonctionner de la sorte.

Le danger de ce désordre orchestré est visible. Tous les policiers sont mobilisés contre le ministre Linguissara qu’ils exigent son départ limogeage du gouvernement. Car, la gestion très rapide de ce problème pourrait entraîner…le ministre Linguissara a divisé les policiers et les gendarmes. Pour être clair, le ministre Linguissara gérait mieux les gendarmes que les policiers qu’il a l’habitude de torpiller leurs missions sur le terrain pour quel plaisir on sait.

Au moment où nous mettons cet article sous presse, les policiers auraient saisis par voie d’un mémorandum le président Touadéra, le président de l’Assemblée Nationale et le Premier ministre, exigeant le limogeage sans délai d’Henri Wanzet Linguissara.

Wait and see…

@Herman THEMONA,

 

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