Centrafrique: Monsieur le Président, 3 ans ensemble avec des gens qui sabordent votre vision politique, faut-il les bercer toujours ?

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Bangui, le 30 mars 19

Le Mouvement Cœurs Unis fêtera demain le 30 mars 2019, les trois ans passés au pouvoir de son président Faustin-Archange Touadéra. Cet anniversaire est préparé activement par les « frères et sœurs unis » qui entendent réaliser les choses différemment comme cela est le cas les précédentes années.

Mais, que faut-il retenir de ceux-là qui prétendent accompagner le président Touadéra dans sa vision politique et surtout de mettre en application ses programmes de société d’ici la fin de son premier mandat ? lepotentielcentrafricain.com vient de brosser dans l’un de ses publications, un résumé de la gouvernance du président Touadéra durant trois ans.  Un résumé qui a sa raison d’être avec les réalisations enregistrées dans plusieurs domaines à savoir la sécurité, la diplomatie, la coopération, la défense, l’action humanitaire, la santé, l’éducation, le dialogue, la cohésion sociale…

Ce dont nous voulons évoquer dans cet article, concerne l’attitude ingrate de certains individus qui se proposent et s’autoproclament en étant les « gardiens du temple » au sein du Mouvement Cœurs Unis voire ceux qui sont appelés à gérer certaines structures de l’Etat. Ils se disent proches du Chef de l’Etat, membres actifs du MCU…mais, en réalité, ils sont des vrais « mercenaires politiques » qui ne font que flatter le Président de la République afin de rester scotcher à la mangeoire.

Car, comment comprendre que depuis trois ans, le président Touadéra s’engage résolument au service de ses compatriotes qu’il a tant aimé, mais dans l’ombre, il y’a des incongrus du pouvoir qui n’ont aucune volonté de traduire dans les faits, sa vision politique ? Si les observateurs de la vie politique affectent une note de satisfaction pour ces années de gouvernance, c’est juste parce que les réalités sont palpables sur le quotidien des centrafricains.

Entre temps, les « mauvais élèves » qui entourent le Chef de l’Etat ne font que profiter du régime de celui-ci pour se tailler une place aisée dans la vie. Il suffit de faire un tour dans la ville de Bangui et ses périphéries pour toucher du doigt la réalité de cette urgence évoquée. Dans quel pays au monde ceux qui sont appelés à servir le pays, se lancent dans une course à l’enrichissement, à la convoitise de « biens faciles » et autres bavures qui visent à tenir l’image du président Touadéra et de le rendre ainsi impopulaire d’ici la fin de son premier mandat présidentiel?

Avec l’accession du président FAT au pouvoir, ils sont accourus dans tous les sens pour occuper certains postes de responsabilité tels que Chefs de service, directeurs généraux, chargés de missions, préfets, ministres…

Ils ont raflés tous les postes de responsabilité juste pour se faire une place afin de manger, voler, détourner, construire des villas…alors que ceux qui se sont engagés à soutenir le Chef de l’Etat dans sa vision, n’arrivent pas à trouver leur compte, même si ces derniers font leur preuve au pied du mur avec le peu de moyens qui sont mis à leur disposition pour la reconstruction nationale.

Avec les expériences politiques du passé, ceux qui se sont vus confiés de postes de responsabilité, soutiennent mordicus la vision politique du régime à tous les niveaux. Alors qu’avec le président Touadéra, c’est le contraire absolu ! Oui, c’est vraiment l’opposé de ce qu’a voulu le Chef de l’Etat qui semble être déçu de la conduite de ceux qui l’entourent juste pour se servir et non de servir leurs compatriotes et le pays.

Aujourd’hui, pour engager un projet d’intérêt national, les titulaires des postes cités ci-haut, vous renvoient au Chef de l’Etat en ces termes : « Nous sommes là pour nous servir, la réussite de la vision politique du président l’engage et c’est lui-même qui doit mettre les mains à la poche…les fonds qui sont mis à notre disposition servent de nos intérêts personnels… ».

C’est pour dire qu’en quoi serve exactement leur nomination à ces postes de responsabilité ? D’ailleurs, dans quel pays ceux qui se disent proches du régime en place ne communiquent pas, ne prêtent pas l’attention aux éventuelles informations qui leur sont fournies, ne reçoivent pas en termes de visite travail, ne décrochent même pas les appels téléphoniques pour des urgences ?

Sous d’autres cieux, ce n’est pas au Chef de l’Etat, ni son premier ministre de claironner constamment sur les bonnes réalisations de sa gouvernance voire d’édifier l’opinion nationale et internationale sur comment les choses évoluent. « Ce sont ses ministres, conseillers, Dg, CM, Préfets et autres teneurs du régime qui doivent communiquer et intervenir avant que le Chef suprême réagisse ». Mais, hélas ! C’est dommage !

Pour ce troisième anniversaire de gouvernance et l’entame de la quatrième année, le président Touadéra sait déjà qui est qui et qui fait quoi pour son régime. C’est pour dire que le temps n’est plus à l’indulgence envers ceux-là qui  foulent au pied la vision politique du président Touadéra qui est critiqué méchamment, d’un côté par les ennemis de la Nation. Ils sont nommés et bouffés comme bon leur semble, mais l’heure est arrivée pour le président de tourner la page de ces « ingrats » politiques qui doivent se retrouver absolument dans de couloirs d’ici peu temps.

A suivre…

Herman THEMONA, 

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