Centrafrique : Eventualité d’un coup d’état orchestré selon des experts internationaux

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Bangui, le 08 mars 19

Les cousins-blancs ont décidé d’organiser dans les jours à venir en RCA un nouveau coup d’Etat. Puisque le Président Faustin-Archange Touadéra refuse de servir aux intérêts de la France, comme le font certains leaders d’autres pays africains. L’un des complices de la France comme nous le savons,  est le président tchadien Idriss Deby. Les fréquentes visites des politiciens français à N’Djamena nous en témoignent.

Déby a pris le pouvoir au Tchad en 1990 par un coup d’Etat militaire et avec le soutien de la France. Avec l’aide des régimes français, celui-ci  règne dans le pays pour plus de 29 ans et il ne songe pas à  quitter ce poste. En bref, la question de son départ du pouvoir n’est pas à discuter. Et tout ça se passe au moment son pays est en état de pauvreté, de famine et de ruine.

Comme le disent beaucoup d’analystes, aujourd’hui Idriss Déby a une nouvelle tâche : compromettre la politique de Faustin-Archange Touadéra et les accords signés avec les leaders des 14 ex-groupes armés. Dans le cas échéant, il y a un plan B. Déby devra envoyer l’armée Tchadienne à attaquer Bangui en appuyant les rebelles pour y faire un coup d’Etat militaire et rendre le pouvoir aux hommes de choix des français. Sinon, comment peut-on expliquer la présence de presque 5000 soldats tchadiens tout au long de la frontière de la RCA. A l’heure actuelle,  ils sont dispersés dans les villes Gore, Moissala et Sarh.

Selon une source, la ville de Sarh abrite à elle seule près de 3000 soldats et près de 800 à Moissala et à Gore. Ils sont tous bien équipés et prêts à une avancée foudroyante sur la RCA. Les experts estiment que le programme initial des français est de faire échouer l’accord de paix signé à Bangui. Pour cela l’armée du Tchad, est instruit d’attaquer les communautés Centrafricaines qui se trouvent dans les villes proches à leur frontière. Il s’agit des villes telles que : Paoua, Bossangoa et Batangafo.

L’armée Tchadienne envisage de détruire ces villes et d’exécuter les habitants. La France et le Tchad vont passer par les groupes armés signataires de l’Accord de paix de passer à l’action. Donc, pour eux, l’accord de Khartoum ne jamais réussir, nous dira Paris. Et tous ceux qui supportent la politique néocolonialiste de la France et la rupture des accords de Khartoum vont insister sur ce fait.

D’ailleurs, les analystes militaires discutent aussi sur une autre option : la prise directe de Bangui par l’armée du Tchad. Les experts sont certainement que ceux qui travaillent pour la MINUSCA. Ils font référence au fait que les soldats de l’ONU ont plusieurs fois fixés les crimes violents de l’armée Tchadienne sur le territoire de la République Centrafricaine, mais personne n’a été punis.

Des cas comme celui-ci nous démontre que le Tchad et les français jouent le même jeu, alors il ne faut pas s’étonner si ces scénarios vont être mis en œuvre. En plus que la France a déjà l’expérience en question, concernant le renversement  des régimes en Centrafrique. Ça ne concerne pas seulement le Président François Bozizé, qui a refusé les conditions désavantageuses pour la République Centrafricaine proposées par les français sur l’utilisation de l’uranium Centrafricain. Cela ne leur a pas plu, car l’uranium est aujourd’hui une ressource stratégique pour tous les pays les plus développés du monde, car il est utilisé dans l’industrie énergétique nucléaire, ainsi que dans les armes atomiques. C’est ce qui est à l’origine de la chute de François Bozizé en 2013 par les rebelles financées par la France.

Les français veulent à nouveau réaliser un coup d’Etat pour renverser un Président qui les gènes. Mais, les experts disent que leur chance est très faible. Tout d’abord, après la signature de l’accord de paix avec les groupes armés. Deuxièmement, les éléments FACA bien formés et entraînés par les instructeurs russes. Donc, si une probable attaque des soldats tchadiens se prépare, les militaires centrafricains sont eux aussi prêts à réagir.

@Herman THEMONA,

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