Centrafrique : la rue réclame l’urgence, mais on ne s’amuse pas à la question d’Etat

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Bangui, le 18 févr.-19

L’évolution de l’actualité politique est toujours en expansion en République Centrafricaine avec en toile de fond, une gouvernance politique dont tout le monde s’y réclame étant comme le dernier décisionnaire, alors qu’en réalité, une seule personne élue pour conduire la destinée d’une Nation, pourrait à elle seule, conclure l’avis final.

En effet, suite à la dernière crise que le pays a connue, il semble que les centrafricains héritent des mauvaises attitudes qui visent à agir sans autant se référer aux textes fondamentaux de la République.

Il vous souviendra que depuis la période de la Transition et avec le retour à l’ordre constitutionnel, tout le monde se comporte aussi baroque à tel point que les hautes autorités du pays légalement élues, ne pourraient gouverner aisément avec leurs méthodes, tout en respectant la Constitution du pays.

On n’est prêt à réclamer quelque chose dans une ignorance totale, sans même de se rassurer des tenants et les aboutissants d’une décision qui peut être un danger pour l’avenir du pays.

Voilà qu’avec la gouvernance du régime Touadéra, ces méthodes aussi inciviques adoptées par la rue, en s’inspirant du modèle de certains africains où les gens se croient président de la République, continuent de faire tâche d’huile. Disant, tout évolue comme si nous sommes dans une République bananière.

L’exemple palpable que nous voulons mettre en relief dans cette présente réflexion, c’est la situation sociopolitique de l’heure. Au fait, le président Faustin-Archange Touadéra était élu à un suffrage qui démontre clairement que la confiance de toute la République lui est confié en vue du relèvement intégral de son pays.

C’est dans cette optique que celui-ci gouverne avec un système qui vise à mettre en contribution la participation de toutes les entités dans sa vision politique afin de réussir les programmes de société comme il l’a déclaré constamment dans ses messages à la Nation.

Dans sa stratégie de la main tendue, il semblerait que d’autres personnes n’ont pas compris le vrai sens de la chose. La main tendue, comme nous pouvons l’interpréter, c’est une politique d’ouverture qui concerne la participation de tout le monde à la gestion du pays.

Malheureusement, des ennemis de la République, ceux qui sont contre la vision du Chef de l’Etat, ne comprennent pas les choses comme elles se devaient et s’emploient à agir dans la « vitesse », stratégie pour eux peut-être, de pousser le Président Touadéra à prendre certaines décisions qui aboutissent à l’échec comme cela est le cas avec les précédents régimes.

L’actualité oblige ! Le président Touadéra avait promis la fin de la « guerre militaro-politique » dans son pays. C’est en cet engagement qu’il mène sans relâche, le dialogue avec les groupes armés dont leurs représentants sont placés dans toutes les Institutions de la République afin que la gestion du régime soit unanime, avec la contribution de tous. Donc, chaque voix compte.

La signature récemment, de l’Accord de paix et de la réconciliation nationale a donné effectivement l’occasion de taire définitivement les querelles politiques qui perturbent la gouvernance du président Touadéra. Dans l’une des dispositions de cet Accord de paix, il a été prévu la mise en place d’un gouvernement d’union  nationale.

Effectivement ! C’est ce que tout le monde attend en ce moment mais qui, par malheur, d’autres vont vite à la bésogne comme s’ils sont affectés par une diarrhée qui vise à se libérer très rapidement. Suivez nos regards !

Le gouvernement attendu en ce moment, va être quelque chose de très sérieuse pour l’intérêt du pays. Le président Touadéra qui attend la proposition faite par les groupes armés en vue de la désignation de leurs représentants, doit réfléchir correctement pour que le choix de ces personnalités qui vont intégrer ce gouvernement soit unanime, et surtout profitable à son régime qui n’a aucun intérêt à faillir comme souhaitent certains de ses détracteurs.

C’est en attente de ce choix que des gens s’agitent dans tous les sens pour que le président Touadéra réagisse vite, sans pensée. Alors qu’en réalité, en tant qu’un Chef suprême, celui-ci ne peut jamais donner un avis aussi précipitamment qui concerne la vie de la Nation. Faire le choix, c’est bien ! Mais il faut s’assurer de la moralité, de la compétence et de la sincérité de ceux qui vont intégrer ce nouveau gouvernement.

Il faut laisser le temps au temps. Ne soyons pas pressés. Le gouvernement sera effectif d’ici peu de temps. Le président Touadéra avec le concours de tous ceux qui l’aident indéfectiblement, est sur le droit chemin de conduire le pays et les choses vont s’accomplir en tout éclat. Laissons ces conduites poursuivent son trajet normal et ne nous mettons jamais en lieu et place de celui qui a tout le pouvoir de diriger avec une discrétion.

Hervé Binah,

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