Centrafrique- Bambari : les aléas de la JMA.

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Bangui, le 14 janvier 19

Il vient de se produire entre les 09, 10 et 11 janvier 2019, un événement dramatique à, Bambari. Une ville située au centre-est de la République Centrafricaine baptisée, il y a plus d’une année sur le slogan : la « ville sans arme». On le sait.

Quelles leçons tirées des événements  de BAMBARI ? Des efforts ont été consacrés à divers niveaux à l’émergence de cette ville stratégique sur le plan de réhabilitation des infrastructures, la relance de l’éducation, les Activité Génératrice de Revenus AGR, le vaste projet de campagne de cohésion sociale, et tant d’autres.

C’est dans le but de consolider ces acquis et amorcer la reconquête de l’intégrité du territoire que le Gouvernement a cru bon de retenir cette ville pour la JMA qui dans un premier temps a été reportée plusieurs fois à cause des menaces des groupes armés. Ce qui a surpris sans surprendre  est que la JMA sera finalement reportée au moment où toutes les délégations convergeaient vers ce lieu à cause de l’opposition armée mettant tout le monde en débandade y compris les officiels censés incarnés l’autorité en restauration dans cette zone qui dans l’esprit des anarchistes était la limite de la partition de la RCA souveraine.

Au pk12, les compatriotes ont vu des gens rebrousser chemin en catastrophe à partir de Sibut, de Grimari à l’entrée de Bambari voire même en pleine Bambari. Et qu’est ce qui adviendrait si le Président de la République était sur les lieux ? L’événement devrait-il surprendre les autorités dans la mesure où ces mêmes autorités ont rassuré tous ceux qui devraient prendre part à cet événement ? Doit-on se réjouir d’avoir mis en déroute les fauteurs de trouble après qu’ils aient réussi à mettre à rude épreuve la souveraineté de l’Etat en empêchant la manifestation d’un événement à caractère international ?

Comment imaginer que l’ONU/UA se réunit la veille pour définir l’agenda de dialogue avec les groupes armés et que le lendemain se produit un événement dramatique causés par  certains acteurs dudit dialogue ? Beaucoup des compatriotes espèrent que les autorités nationales vont évaluer l’ampleur de la situation en établissant les responsabilités afin de tirer définitivement les conséquences.

Un Etat, même en état de guerre, doit fonctionner en développant les capacités de résilience car avant les moyens, il faut initier de bonnes idées, planifié et des gens sérieux vont accompagner. Même dans des pays développés, un homme ou une femme qui prend des armés contre le peuple de ce pays sont poursuivis avec acharnement et tué sans autre forme de procès. Pourquoi impose t-on au autres le contraire.

Y a t-il des gens qui s’y penchent ? Dans tous les cas, l’événement dramatique qui s’est produit à Bambari doit désormais servir de leçon aux  hommes politiques du pays et il serait urgent de réfléchir sur les nouvelles orientations pour la sortie de crise.

Herman THEMONA,

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