Centrafrique/Bakouma : la Minusca s’oppose à une contre-offensive des FACA

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Bangui, le 08 janv.-19

La ville Bakouma est encore sombré dans une spirale de violence la semaine dernière. Les FACA basées à Bangassou décident de descendre sur le terrain afin de porter secours à la population en détresse et en désuétude s’est buter à un roc. Car cette réaction n’a pas plus au contingent Marocain de la Minusca basé dans la zone qui s’y oppose mordicus.

Selon des sources locales indépendantes, des violences d’une rare intensité ont éclaté la semaine dernière. Un heurt meurtrier qui relève des éléments de la séléka du FPRC et de l’UPC, suite à une histoire banale. Tout simplement pour créer la zizanie et rendre ingouvernable le pays.

A l’expiration d’un ultimatum donné, ces antipodes sont donc passés à l’action. Le FPRC soutenu par les éléments de l’UPC ont attaqué la dite  villes et ont poussé la population dans un exercice de marathon forcé.

A ce jour, les conséquences sont dramatiques : des morts jonchent les rues, des blessés, des habitations incendiées, et tout naturellement des milliers de familles déplacées sont actuellement sans – abri, ni nourriture.

Comme toujours, le contingent marocain qui est jugé par la population locale trop proche des éléments du FPRC de Nourreidine Adam et d’Abdoulaye Hissen ainsi que de l’UPC d’Ali Darass, a préféré tout simplement laisser faire. L’histoire d’aider évidemment par sa passivité à l’entretien et à la perpétuation de cette crise afin de continuer à justifier de sa raison d’être dans cette partie de la République centrafricaine.

C’est ainsi qu’après un long silence, le temps que les combats fassent plus de dégâts, les contingents de la Minusca Marocain sont sortis deux jours, après que les armes se sont tues et que l’accalmie semble revenir, pour dénoncer cette résurgence de violences.

Mais, dore et déjà les témoins affirment que les FACA basées à Bangassou sont descendus pour passer à une contre-offensive, mais ils ont été stoppé par ces marocains.

Des témoins ont précisé que ces heurts avaient fait au moins plusieurs morts et plusieurs blessés, un bilan confirmé par les autorités locales. Des dizaines de millier de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile.

« Il y règne une accalmie trompeuse, puisque ces violences avaient au moins cessé dimanche après-midi. Mais des tirs sporadiques étaient toujours entendus dans la soirée, selon des habitants de la ville. Car, le FPRC continue de recevoir le soutien d’un autre groupe de l’ex-Seleka, l’Unité pour la Centrafrique (UPC), lors de ces attaques meurtrières ». Ont Déclaré certains habitants.

D’emblée, c’est depuis 2013 que, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe des groupes armés et des milices qui commettent d’innombrables violences et exactions.

Rappelons que, la chute du président François Bozizé, renversé par l’ex-rébellion de la Seleka qui se proclamait protectrice des musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices Antibalaka. Ces groupes armés issus de la Seleka  continuent de lancer des offensives sur la paisible et laborieuse population de l’arrière-pays. Alors que, les Anti Balaka sont inexistant. Le tout pour le contrôle des ressources de ce pays qui compte 4,5 millions d’habitants et paradoxalement classé parmi les plus pauvres au monde.

Il faut aussi noter qu’une marche y relative est organisée ce lundi 07 janvier par la population de Bangassou, afin de dénoncer l’inaction et la passivité de ce contingent de la Minusca face à ces massacres de grande envergure.

Bienvenu ANDALLA,

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