Centrafrique : Le Fonds de Développement Forestier est désormais doté d’un Accord Collectif d’Etablissement

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Bangui, le 08 janvier 19

La salle de Conférence de la Direction Générale du Fonds de Développement Forestier de  Centrafrique située en amont du Commissariat du 4e Arrondissement a vécu le lundi 31 Décembre 2018, un événement inhabituel mais riche en symbole. Il s’agit de la cérémonie de signature de leur Accord d’Etablissement, ce cadre juridique de référence qui régit les relations de travail dans un secteur présentant une spécificité au sens de l’article 210 du Code du Travail, entre l’employeur, représenté par le Directeur Général de la structure et les travailleurs, représentés par leurs délégués du personnel.

Cette cérémonie a été présidée par le Directeur Général du Travail, monsieur Jean de Dieu YONGONDOUNGA. On notait à ses côtés M. Ruben NAMBAY Président du Conseil D’Administration(PCA) du Fonds de développement Forestier. M. Luc Dimanche Directeur général (DG) du Fonds de Développement Forestier, et messieurs Mesmin SEBIRO Directeur Technique de cette structure, les délégués du personnel sans compter tous les responsables et cadres du Fonds de Développement Forestier.

Après le rituel de circonstance et la signature du document de l’accord par toutes les parties, le Directeur Général du Travail a tenu prodigué quelques conseils d’usages. Selon, lui, « l’accord collectif d’établissement du Fonds de Développement Forestier  constitue un acte important dans la vie de la structure qui présente un intérêt stratégique pour le pays et un dispositif indispensable dans la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière du développement forestier ». Il est évident que depuis plusieurs années cette structure entretient les relations de travail dans un pilotage à vue faute d’un cadre juridique de référence régissant les rapports professionnels entre l’employeur et les travailleurs.

« Aujourd’hui, un grand pas est franchi et ce pas n’est qu’un début de processus de la promotion du travail décent qui passe par l’appropriation de l’accord, la révision des actes de gestion impliquant un coût car un accord d’établissement prévoit toujours des dispositions plus favorables au travailleurs » a-t-il- fait savoir. Pour ce faire a-t-il ajouté, « les deux parties doivent s’entendre sur l’essentiel dans le cadre de mise en œuvre graduelle à l’effet d’éviter que la masse salariale n’engloutisse le budget général dudit établissement. Cela passe par le dialogue social. C’est à cela que mes services techniques vont devoir appuyer le Fonds de Développement Forestier dans ce processus », a-t-il conclu.

Notons qu’à l’issue de la cérémonie très ravi, le Directeur général du Fonds de développement forestier M. Luc Dimanche a bien voulu accorder à la presse une interview au cours  de laquelle il a tablé sur la genèse  de cet important accord. Selon ce dernier, « Ce fut un long processus, car le Fonds de Développement forestier a été créée depuis 2017 par une Loi et c’est en 2018 que le Statut a été approuvé et à l’époque l’institution s’appelait Compte d’Affectation de développement forestier et après on a créé le Fonds de développement Forestier. Et il était urgent de mettre les employés, les Cadres à l’aise, raison pour laquelle lors de la dernière séance du Conseil d’Administration, le Conseil m’a instruit d’élaborer le plus rapidement possible un Accord Collectif D’Etablissement adapté à la structure du Fonds de développement forestier. C’est dans cette optique que j’ai désigné un Consultant pour la mise en œuvre de cet Accord »a-t-il fait savoir. Toutefois poursuivant le DG Luc Dimanche affirme : « Je suis satisfait de cet accord D’Etablissement en partie parce que à l’époque notre budget  était greffé sur le Budget de l’Etat. Heureusement cette année on a créé ce qu’on appelle caisse commune et notre budget dépend du Ministère des Eaux et Forêts et on nous a octroyés 1 Milliards de FCFA au lieu de 2 Milliards de FCFA, ce qui fait que aurons un peu de difficulté quant à la réalisation de nos activités qui sont programmées au cours de cette année 2019 et récemment on a validé notre programme forestier qui s’élève à 800 Millions de FCFA et nous avons le souci de réhabiliter le Jardin Zoologique de la capitale pour permettre aux jeunes Centrafricains de venir découvrir les animaux des faunes mais avec ce budget je ne sais pas si nous allons réaliser ce projet en cette année 2019 »s’est-il interrogé.

Un personnel de ladite structure que nous avons pu interroger a laissé éclater sa joie de voir son établissement sortir dorénavant d’un système de gestion des Ressources Humaines à pilotage à vue créant parfois des frustrations et des incompréhensions. Pour un autre salarié que nous avons interrogé : « le Fonds  a une mission stratégique à mener notamment le développement de la foresterie sur l’ensemble de l’espace  centrafricain. Il est temps pour que notre institution soit dotée des moyens adéquats en particulier pour les travailleurs qui  œuvrent depuis fort longtemps ».

Hervé BINAH,

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